MAUVAISE GESTION DU CENTRE HOSPITALIER-LA FGTS INVITE LA COUR DES COMPTES A FOUILLER ABASS NDAO

Retard dans le payement des salaires et des allocations familiales, non régularisation des cotisations à l’Ipres, non-paiement des arrièrés de primes de transport, exploitation privée d’ambulance, surfacturation, marchés de gré à gré. Tels sont, entre autres, les maux qui gangrènent l’hôpital Abbas Ndao. Du moins, si l’on en croit à la Fédération générale des travailleurs du Sénégal (Fgts).

Face à la presse, hier, au sortir d’une Assemblée générale de compte rendu au sein de l’établissement sanitaire, Sidya Ndiaye, le patron de la Fgts, a déploré cette «mauvaise gestion qui prévaut au niveau du Centre hospitalier Abbas Ndao (Chan)». «On ne peut pas concevoir que les gens payent pour se soigner, alors que les salaires ne sont pas payés. Le mois passé, c’est le 27 que les salaires ont été reçus, alors que la législation est très claire. Si l’employeur ne s’occupe pas de ces obligations salariales le 8 du mois, il est en faute. A Abbas Ndao, ça commence à être la règle», a décrié Sidya Ndiaye, devant ses camarades.
Le patron de la Fgts s’est empressé d’ajouter : «On en a assez de la direction qui ne rend même pas compte de sa gestion qui est nébuleuse. Même si c’est vrai qu’une nouvelle direction va arriver, nous en avons marre».

«Si Khalifa Sall ne veut pas gérer l’hôpital qu’il le remette à l’Etat»

Aussi, Sidya Ndiaye et ses camarades ont interpellé le maire de Dakar, Khalifa Sall, par ailleurs Président du conseil d’administration de l’hôpital Abass Ndao. «S’il (Khalifa Sall) ne veut pas gérer l’hôpital qu’il remet à l’Etat», a lancé le syndicaliste en direction du maire de la ville de Dakar.

Selon lui, c’est la mauvaise gestion qui a conduit l’hôpital en situation de cessation de payement. «Car, dit-il, cela fait des années que les heures supplémentaires et les allocations familiales ne sont pas payées. On va déposer un préavis de grève si ça continue. On va dérouler un plan d’actions en déposant un préavis de grève».

«On a une ambulance clando où on encaisse de l’argent sur le dos de l’hôpital.  Et si l’hôpital peine à payer ces travailleurs, il ne faut pas créer des charges inutiles. On est au milieu de l’année, il n’y a pas d’argent. C’est inadmissible. Si le 8 du mois les salaires ne sont pas payés, on arrête la production», a prévenu Sidya Ndiaye.

Toutefois, la Fgts a averti que désormais, aucun retard de salaire au-delà du 8 de chaque mois. Surtout pour ce mois d’août avec les avances de Tabaski dont le non-paiement ne sera pas toléré. Ils ont aussi réclamé «l’audit par la Cour des comptes de la gestion de l’hôpital et le départ immédiat de monsieur Ahmet Thiam, chargé de mission. Il a pris sa retraite, depuis des années, mais qui il gagne des centaines de milliers de francs Cfa ici, sur le dos des travailleurs».

Le Populaire

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