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Mbagnick Diop, Président du MEDS, initiateur des Cauris d’or : «La copie ne vaut jamais l’original »

REWMI.COM Jamais l’aura d’une œuvre ne pourrait migrer de l’original vers la copie. Coquillages de civilisation, monnaies d’échange, outil de géomancie, moyens de divination, symboles de fortune, apparat de décoration, les Cauris se sont mués en symbole d’Excellence, de Performance, de Créativité, d’Originalité et de Triomphe ! Souvent copiés, mais jamais égalés, les Cauris d’Or, marque déposée du MEDS, qui consacre le culte de l’Excellence et célèbre l’entreprise, sont ‘’L’ORIGINAL’’. Ces dernières années, le concept a connu un tel succès que beaucoup de personnes se sont lancées dans l’aventure. Bon nombre d’entreprises ou de personnes ont plagié les Cauris d’Or dans ses moindres détails. Mais les Cauris d’Or restent sans nul doute le concept inimitable et incontournable d’une fête toujours réussie. Dans cette interview, le président du MEDS nous donne un avant-goût de la 14ème édition du Gala des Cauris d’Or prévue le 07 avril au King Fahd Palace. Avec son tempérament de combattant, cet épris d’entreprise nous plonge au cœur des innovations de la cuvée 14 des Cauris d’Or. Avec un style cash et une spontanéité déconcertée, Mbagnick Diop nous baigne dans les coulisses des Cauris d’Or faits d’anecdotes et d’histoires croustillantes à vous couper le souffle. Décrit comme un homme de terrain et d’actions au style direct, Mbagnick Diop nous livre également, dans cet entretien, les secrets de la réussite des Cauris d’Or. Doté d’un don atavique de l’innovation, il ne manquera pas de passer en revue les différentes initiatives du MEDS au cours de ces dernières années : le Forum du 1er emploi, le Fongacim, en passant par la Diaspora des affaires, les ALA, -la liste est loin d’être exhaustive-, le président du Meds décline le fruit de ses innovations et de son esprit entrepreneurial. Passant d’une phase à un relai, Mbagnick Diop brosse sur l’actualité nationale marquée par le rapt des enfants. Touché par la disparition de son ami Mamadou Diop, avec qui il partageait le même siège au CESE, le président du Meds dit toute sa peine. Entretien.

La genèse du Meds ?

Le Meds, c’est 18 ans d’action, d’innovation, de réflexion, et de concept. Le Meds est un projet de société, une vision. Aujourd’hui, c’est l’une des rares organisations patronales voire africaines à faire du social. Le Meds a ouvert dix bureau au niveau international : de Paris à Genève, de Washington à Montréal, de News York à Barcelone. Le Meds, ce n’est pas seulement l’organisation classique syndicale, mais aujourd’hui nous avons initié des concepts qui font le tour du monde. Je peux citer le Forum du 1er emploi, les Africa leadership Awards, le FOGACIM, le 1er Fond de garantie du secteur privé. On a mis aussi en place depuis 2003, la première mutuelle d’épargne et de crédit des PME et PMI. Nous avons initié aussi la Fondation emploi-jeune, la Nuit de l’orientation. Le MEDS promeut aussi l’entreprenariat social et s’inscrit également dans une démarche d’inclusion, ce qui l’amène à incorporer dans son mouvement des groupes socio-économiques jusqu’ici exclus du système : acteurs culturels, commerçants, auto entrepreneurs, etc. le MEDS a également publié un livre blanc sur les PME et les TPE sénégalaises. Le mouvement participe à la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE), à travers la promotion des investissements au Sénégal (ex : la franchise commerciale et les PPP) et nos participations aux réunions sectorielles de l’Etat sur la politique sectorielle des ministères.

Les secrets et forces du Meds et de son Président ?

C’est parce que tout simplement nous maîtrisons ce que nous faisons et nous l’accomplissons avec passion. Au Meds, nous avons la chance de maitriser la communication, le marketing et l’événementiel. Il faut être très travailleur pour être entrepreneur à succès. La persévérance et l’innovation sont aussi le secret de la réussite du Meds. Mieux, nous sommes entourés d’une équipe jeune qui me donne la force, la vitalité pour réussir ma mission. On a une vingtaine de concepts innovants (Cauris d’Or, African Leadership Awards, Diaspora des affaires, Forum du premier emploi…) à succès. C’est très difficile ce que nous faisons parce que tu n’as pas de vie de famille. C’est beaucoup de sacrifices mais la relève est assurée. Je pense que c’est ça la réussite. C’est de pouvoir transmettre son savoir aux jeunes pour qu’il soit perpétué.

Les critères de sélection des nominés des Cauris d’Or ?

Chaque année, on a un jury autonome composé de chefs d’entreprise et de leaders d’opinion qui sélectionnent les nominés sur des critères bien objectifs. Après, le jury se réunit pour procéder à l’élimination jusqu’à en retenir 10, qui recevront des courriers les informant de leur nomination. Et sur ces 10, on retient 3 qui seront les finalistes. Et pour la première fois on a décidé qu’ils seront tous primés pour éviter des frustrations. Et cette année, le directeur général de la Lonase est le Président du jury. Donc, on ne fera plus de mauvaise surprise aux uns et aux autres. C’était un peu le charme des Cauris même si humainement. Cette année, on a décidé avec les membres du jury d’essayer à faire en sorte que le nominé final soit le primé. Et cela nous permet, par ricochet, d’avoir un gain de temps parce que les Cauris d’Or, c’est du lourd, un évènement exceptionnel. Même pour le volet social, on va jouer avec le principe de l’économie. Cette année, je vais inviter les présidents d’associations de handicap comme Mme Aïssatou Cissé et Mme Mbaye à monter sur scène pour présenter leurs associations et communiquer le numéro des comptes bancaires pour que des mécènes discrets puissent les aider dans l’anonymat. Nous allons faire de telle sorte que, de 20 heures à 00 heure 30 minutes, tout soit terminé.

« Le président de la République Macky Sall m’a inspiré pour le choix du thème ‘’L’Original’’. Il me disait: « Mbagnick ne t’offusque pas d’être copié (…) la copie ne vaudra jamais l’original».

Pourquoi le thème : “L’Original ” ?

Chaque année, nous changeons de thématiques. Du ‘’Sacre de l’excellence au ‘’Retour aux sources’’ en passant par ‘’Les Valeurs du Succès et ‘’la Référence’’, cette année, nous avons choisi le thème ‘’l’Original.’’ Toutes les personnes qui maitrisent la communication ont très vite compris le message que je veux faire passer. Il faut dire que les Cauris d’Or restent la version authentique : l’original. On peut toujours nous copier, mais jamais l’on pourra nous égaler. La copie ne vaut jamais l’original. C’est un honneur d’être imité mais si la copie est pâle et que l’on refuse de vous citer, cela peut faire mal. Tout le monde saura que l’Original, c’est le Meds, les Cauris d’or. Et je vais vous faire un aveu : Le président de la république Macky Sall m’a pour le choix du thème ‘’L’Original’’. Quand j’organisais les African leadership Awards à Paris, il m’a dit ceci : « Mbagnick ne t’offusque d’être copié ; tu seras toujours copié mais la copie ne vaudra jamais l’originale». J’ai bien retenu ses conseils. D’où l’idée m’est venue de choisir l’Original comme thématique pour répondre à tous ceux qui nous imitent. Vous ne verrez jamais aux Etats-Unis un farceur américain copier ‘’les Oscars’’. Vous ne verrez jamais un farceur français reproduire ‘’Le festival de Cannes.’’ Il y a qu’en Afrique, et particulièrement au Sénégal, lorsque vous avez une idée qui marche, tout le monde se rue vers ce concept, le dévalorise et crée de l’amalgame. On ne sait pas qui fait quoi. Je pense qu’on devrait dépasser ce stade et réfléchir par nous-même. Chacun doit avoir ses idées propres et créer ses propres. Un projet, on vit avec, on dort avec, parce qu’on l’a dans le sang, le cœur et l’esprit. C’est facile de prendre le projet d’autrui mais il n’y a aura pas cette authenticité.

Les critiques contre les Cauris d’Or ?

Les Cauris d’Or ont été décriés et critiqués par méchanceté mais les Cauris restent toujours debout. Dès que vous dites Cauris d’Or, tout le monde veut y participer. De la plus haute autorité au plus petit chef d’entreprises. C’est parce que c’est un concept innovant. Les cauris d’Or, c’est la main de Dieu, c’est la main de Serigne Touba, c’est quelques chose d’exceptionnel. On peut critiquer, faire des éditos et des contributions pamphlétaires mais les cauris survivront. C’est la seule cérémonie aujourd’hui en Afrique, où à dix jours de l’évènement, il n’y a plus de couvert. Toutes les réservations sont faites. Cela dénote que l’évènement suscite de l’intérêt. Pour preuve, tous ceux qui ont été primés et nominés aux Cauris ont été propulsés à la tête de leurs entreprises ou dans le gouvernement. Nous rendons grâce à Dieu ! Ce n’est pas facile de réussir au Sénégal et surtout d’avoir du succès. On a tendance à toujours essayer de couper à la tête de ceux qui émergent. Les gens ont du mal à valoriser le succès. Lorsque vous avez le succès, ils vont voir dans les poubelles, les caniveaux. Ils font tout pour écorcher ton image, On veut que tout le monde soit au même niveau de médiocrité. Le pays a besoin d’élites, de symboles, de références pour les jeunes. Il faut faire rêver les jeunes. Lorsqu’on organise le Forum du 1er emploi au King Fahd Palace, on m’a critiqué sur le choix luxueux du lieu. J’y emmène les jeunes pour inculquer en eux l’ambition. Obama disait : « Yes we CAN ». Je pense que c’est une des raisons pour dire à ces jeunes qu’il il est possible que demain qu’ils soient là au King Fahd pour présider ou participer à de symposiums, des réunions etc. Je tire ma force de ma générosité, j’aime partager mon savoir, mes moyens et tout ce que j’ai avec les autres. Mais tout cela n’est pas important. Ce qui importe dans la vie, c’est de faire les choses dans les normes, dans le respect et la vérité. Je suis dans le vrai. Et je veux que l’on m’aime dans le vrai mais pas dans ce je fais ou pour ce que je suis. Je pense positif. Nous somme un petit pays par contre il faut qu’on soit solidaire entre nous. Ceux qui émergent, il faut les encourager et les présenter en modèle. Si on casse chaque personnalité qui réussit, on finira par casser tout le monde. Il faut être positif, car nous sommes dans une dynamique d’émergence et l’émergence doit toucher les comportements. Lorsqu’on est dans le vrai, lorsqu’on est juste, Dieu est juste, au final vous allez arriver à vos fins avec de l’éthique, avec de la déontologie, avec de la sincérité, avec honnêteté intellectuelle. Ç’est ça la générosité. Lorsque l’autre est méritant, il faut l’apprécier. Si tu ne peux pas apprécier, il faut se taire. Je pense que le silence est une forme de communication. Dès fois, il faut mieux se taire que de commenter des choses qu’on ne maîtrise pas.

« Les Cauris d’Or, c’est la main de Dieu, c’est la main de Serigne Touba, c’est quelques chose d’exceptionnel ! »

Les Cauris d’Or sont-elles élitistes ?
J’ai toujours assumé l’aspect élitiste des Cauris. Et lorsqu’on a initié les Cauris, c’était pour distinguer des chefs d’entreprise, des entrepreneurs et des entreprises performantes et compétitives, etc. Cependant, si vous regardez l’évolution des Cauris, il y a une catégorie qu’on appelle le leader du futur qu’on décerne à des jeunes leaders méconnus du grand public. A chaque fois qu’ils sont primés, les contrats et les marchés pleuvent. Donc, ça c’est un coup de main. Les Cauris ont sorti de l’anonymat des sociétés et des entreprises inconnues du milieu. Les Cauris d’Or sont aussi l’occasion de faire éclore des talents et de récompenser de leur vivant ceux qui font bouger le pays. Parce qu’on a tendance à attendre que les personnes disparaissent pour dire du bien d’elle.

Quelques anecdotes des Cauris d’Or ?

Vous savez les Cauris d’Or sont des moments fabuleux et exceptionnels. Et, qui dit événement exceptionnel dit faits exceptionnels. Il y avait de grandes personnalités qui espéraient avoir des Cauris parce qu’elles ont été nominées. Arrivées à la cérémonie, elles n’avaient pas reçu de Cauris et elles étaient fâchées, frustrées. Je vous donne l’exemple de cette grande dame connue sur le plan national et international. Nominée, elle n’avait pas compris le système des Cauris qui consistait à convoquer les 3 finalistes avant que le Jury n’en choisisse un. Comme elle a été appelée en premier, elle s’est levée pour se diriger vers la scène afin de recevoir son Cauri. Mais, le maître de cérémonie a continué à appeler les autres nominés. Mais au finish, c’est la femme d’une grande Ong américaine qui a été nominée. D’un coup, la femme, contrariée, a pris un coup de vieillesse. Elle était complétement défigurée. Nous étions tous gênés dans la salle à cause de l’attitude de la femme. Et le hic, l’image a fait le tour du monde. C’est un des épisodes forts qui m’a beaucoup marqué. Et l’année d’après, j’ai demandé à ce qu’on lui décerne un Cauri hors compétition.

L’histoire de la Tfm et de la Rts ?

Il y a également l’histoire de la diffusion du ‘’direct’’ des Cauris d’Or opposant la Tfm à la Rts. A l’époque, la Rts avait le monopole et donnait le signal aux autres télévisions africaines et internationales. La Tfm voulait faire son direct avec son propre logo. La Rts opposa son veto. J’ai négocié toute la journée mais en vain. Le soir, la Tfm a coupé le son et du coup, la Rts avait les images sans le son. Il a fallu l’intervention du premier ministre Souleymane Ndéné Ndiaye, du ministre de l’intérieur, du Président de l’Assemblée à l’époque pour trouver un compromis avec le directeur de la Rts, Babacar Diagne. Finalement, la Rts a permis à la Tfm de diffuser la cérémonie des Cauris d’Or mais sans faire de plateau. J’ai demandé à Youssou Ndour d’accepter ce compromis. Ce qu’il fit. Les années suivantes, il y a eu plusieurs problèmes entre la Sen Tv, la Rts, la Tfm…. Il y a des pressions terribles dans les coulisses des Cauris d’Or.

« Il y’a une année, où Mme Viviane Wade avait oublié son discours au Palais, alors qu’on était à 5 minutes du démarrage des Cauris. »

Mme Viviane Wade et son discours ?

Il y’a une année, où Mme Viviane Wade, première Dame à l’époque, devait présider l’événement des Cauris d’Or. Arrivée au Méridien, elle s’est rendu compte qu’elle avait oublié son discours au Palais, alors qu’on était à 5 minutes du démarrage. Il fallait trouver des stratagèmes pour faire patienter l’assistance. Elle a du envoyer son chauffeur et son garde du corps pour aller chercher le discours. Tout ça pour vous dire que les Cauris d’Or sont rythmés par la pression et le stress. C’est parce que tout simplement l’évènement n’est pas ordinaire. Je dis souvent à mes équipes que chaque personnalité pense que c’est l’homme où la femme la plus importante. On a eu l’inspiration de lancer les Cauris d’Or, il y a 14 ans et je me réjouis aujourd’hui de voir partout où nous allons dans le monde, on ne parle que des Cauris. Lorsque nous allons en voyage officiel avec le Président, les gens nous parlent des Cauris. Je pense que c’est un concept qui donne de la valeur à nos entreprises, aux managers et à ces personnes qui ne sont pas des managers parce que nous avons dépassé l’aspect entreprise managériale.

Le budget des Cauris ?

Le budget de la cérémonie des Cauris d’Or est énorme. Il est vrai que nous sommes accompagnés par tes partenaires financiers et des sponsors. Il y a tout le côté montage logistique qu’il faut assurer et la communication en elle-même. On fait du professionnalisme, car nous sommes aujourd’hui dans les standards internationaux. Lorsqu’il y a les Cauris, c’est la ruée des reporters américains, européens et même arabes qui viennent filmer l’évènement. Nous offrons un plateau exceptionnel avec un agenda bien calibré. Tout est bien calculé et bien faits. De 20 heures jusqu’à 1 heure, il y a pas une seule minute de flottement. C’est à l’image des grands évènements internationaux. C’est un gros budget, les Cauris.

Vos rapports avec Mamadou Diop ancien maire de Dakar ?

Je suis profondément attristé par le décès de l’ancien maire de Dakar Mamadou Diop. L’année dernière, il était venu me voir dans mon bureau. Je suis allé chez lui. Mon équipe l’avait interviewé et filmé parce qu’on devait lui donner un Cauris d’honneur pour l’ensemble de son œuvre. Pour moi, c’est l’un des meilleurs commis d’Etat. C’est mon ami. Quand je suis rentré de Paris et que je ramenais ma boite Promo 2000 il a été le premier à me donner un contrat de la mairie de Dakar, c’est-à-dire un contrat sur la communication. C’est quelqu’un que j’apprécie et que je respecte et Dieu a fait qu’au niveau du Cese il était mon voisin de siège. On était souvent ensembles.

Les Rapts d’enfants et l’ébullition du front social ?

Effectivement quasiment dans tous les secteurs, ça bout et ça bouge parce qu’on est dans une année préélectorale. Mais il ne faut jamais oublier que le pays est plus important que nous tous. Le Sénégal est une nation constituée de peuplades apparentées avec des liens inextricables. Dans un langage trivial, cela signifie que nous voguons tous dans la même barque. Alors, nous périrons tous ensemble si l’embarcation en venait à sombrer. En ce qui concerne les enlèvements, je ne peux que dénoncer cet état de fait. Mais aussi, il faut noter que les parents ont baissé les bras dans l’éducation de leurs enfants. Parfois, je suis étonné de croiser le soir, à des heures indues, des enfants dans la rue. Peut-être la paupérisation galopante peut expliquer démission des parents au point qu’ils n’ont plus le temps d’inculquer aux enfants une bonne éducation. C’est un problème d’éducation et de responsabilité des parents. Il faut que les mentalités changent, qu’on sensibilise davantage les parents. Car aujourd’hui, nous avons des parents jeunes qui n’ont pas la maturité d’éduquer leurs enfants. Et tous ces facteurs font que les enfants sont livrés à eux-mêmes. C’est cette dimension sociale et psychologique que l’on doit prendre en compte pour sensibiliser les populations. Je me rappelle quand on était des gamins, on n’osait pas sortir au-delà de 22 heures. A l’époque, il y’avait l’horloge qui sonnait à 21 heures 45 minutes. Dès qu’il retentit, partout où vous vous trouviez, vous rentriez à la maison. Les parents veillaient sur nous.

La Rédaction

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