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Mbagnick Diop revient sur les ALA «Ma fierté c’est d’avoir réuni 36 nationalités africaines…»

 

Le Président du MEDS, par ailleurs Président du Groupe Promo Consulting, était, ce samedi, l’invité du Grand Oral de Rewmi FM. Mbagnick Diop est longuement revenu sur la 1ère édition des African leadership Awards (ALA), organisée à Paris. De cérémonie de célébration du culte de l’Excellence et de la prouesse dans la créativité au sacre de l’innovation et de la performance, les ALA ont regroupé 36 nationalités africaines différentes. Ce qui fait la ‘’fierté’’ du patron du MEDS. Mais un seul secret a fait la réussite des ALA sur les bords de la Seine : la volonté de faire, au bénéfice de tous, ce que personne n’a fait. Décryptage d’une cérémonie intense !

Paris a été le point de convergence de l’intelligentsia africaine avec la première édition des African Leadership Awards (ALA). Parlez-nous d’abord de ce nouveau concept ?

C’est un concept formidable. Vous savez que c’est une innovation de taille comme l’a titré un de vos confrères. On a réussi à relever ce défi, ce challenge. Donc l’innovation des ALA, on a pensé offrir une plateforme à l’intelligencia africaine, aux décideurs africains, à ceux qui font bouger l’Afrique aujourd’hui, qui font gagner l’Afrique. Mais aussi, montrer au reste du monde que l’Afrique est bien rentrée dans l’histoire et que l’Afrique est le berceau de l’humanité. Et je pense que nous avons réussi à hisser l’Afrique au summum lors de cette cérémonie prestigieuse de remise des distinctions des Awards.

Quel bilan tirez-vous de cette première édition des ALA ?

Je pense que ça a dépassé nos espérances. Le monde entier a suivi et on a eu des retombées. Une centaine de millions de téléspectateurs à travers le monde a regardé cette cérémonie. Nous avons eu beaucoup de retour, c’est-à-dire des mails, des sms, des courriels pour nous féliciter. On a aussi d’autres sollicitations pour organiser d’autres évènements dans d’autres pays africains ou à l’international. Je pense qu’on a montré l’expertise africaine, singulièrement sénégalaise, et je suis fier d’avoir initié et conceptualisé ce concept qui a réussi à réunir l’ensemble des décideurs africains, l’intelligencia, les politiques, les leaders d’opinion. Bref, tout ce que l’Afrique compte de fils dignes, de leaders, était présent à cette cérémonie. Donc, chapeau à l’équipe du groupe Promo consulting, à l’équipe du Meds, qui m’ont aidé et accompagné pour organiser et surtout réussir ce challenge. Ce n’était pas facile du tout de déplacer l’Afrique au cœur de l’Europe, mais nous l’avons fait. Et je pense que nous l’avons bien fait. Aujourd’hui, nous récoltons les fruits de ce succès.

Pourquoi avez-vous choisi Paris pour primer des Africains ?

J’ai toujours dit que Paris est la capitale du monde. Avant les Awards, j’ai été invité dans une télé à Washington et je l’ai dit. Je l’ai dit partout dans mes interviews parce que tout simplement, Paris est la capitale de l’intelligentsia africaine, et du monde. Vous avez entendu mon ami Youssou Ndour dire en direct : Mbagnick, il faut laisser ce concept à Paris pendant 3 ans ou 4 ans pour le consolider avant de le déplacer. La majeure partie de l’intelligencia africaine se trouve à Paris. Et, il est plus facile de quitter Washington pour venir à Paris que de quitter Washington pour venir à Bamako ou à Dakar. De même, quitter Dubaï ou quitter la Chine, etc. Donc, on a pensé logiquement et objectivement d’organiser à Paris, qui est la capitale du monde, et heureusement qu’on l’a organisé à Paris ; ce qui a permis à tous les acteurs et à tous les leaders de converger vers Paris et de se retrouver dans une soirée festive, une soirée d’excellence et de performance.

N’est-ce pas un pari risqué d’organiser un tel événement dans la capitale française ? En termes d’investissement surtout, on peut imaginer le coût élevé de l’organisation.

Certes, le coût est élevé, mais vous savez que l’organisation, l’évènementiel, la communication et le marketing, c’est une méthodologie de travail et d’organisation. Aujourd’hui, si nous ne sommes pas le leader, nous faisons partie des leaders de l’évènementiel en Afrique. Donc, on a une certaine expérience parce que ce n’est pas la première fois que nous organisons à l’international. Depuis 2004, nous avons fait les grandes capitales en organisant à New York, à Barcelone, à Genève, à Washington, etc. Nous avons donc une expérience sûre de l’international. C’est vrai que les concepts ne sont pas les mêmes parce qu’avant, c’était la diaspora des affaires où ce sont les Sénégalais vivant dans ces grandes capitales, disposant d’entreprises ou étant de porteurs de projet, qu’on allait retrouver avec les pouvoirs publics et tout, mais là, c’était autre chose. C’est de faire des capitaines d’industries, des chefs d’Etat, des chefs de gouvernement, des ministres des affaires étrangères, des grands décideurs. Ce n’était pas du tout évident parce qu’il faut de la crédibilité, beaucoup de détermination, de l’audace, de la vision, de l’ambition et de la méthode. Nous avons réussi à faire la jonction de tout cela pour atteindre notre but. Comme vous l’avez dit, c’est un challenge, c’est un gros budget mais, comme je vous ai dit, la crédibilité joue beaucoup. Nous avons la chance d’être accompagnés par de grosses boîtes, par des partenaires, par des sponsors et aussi par l’Etat du Sénégal. Car nous vendons le Sénégal parce que ce n’est pas un fils de l’Afrique, mais un fils du Sénégal qui a eu cette idée et qui l’a organisé. Ma fierté, c’est de réunir 36 nationalités africaines différentes. Et si vous regardez les Awards, vous voyez que 10 Awards ont été décernés et il y a eu 9 nationalités différentes, dont une afro-américaine, qui ont reçu leur prix. Ça, c’est l’Afrique dans sa grande diversité et notre objectif c’était ça. Ce n’est pas un truc sénégalo-sénégalais, c’était vraiment les 54 pays d’Afrique. On a réussi à amener 36 pays d’Afrique à cette soirée et ça je pense que c’est une très bonne moyenne.

D’où vous est venue l’idée les ALA ?

Parce que tout simplement on a fait le tour avec les Cauris d’Or. Les Cauris d’Or, qu’on le veuille ou non, se sont imposés comme la première cérémonie de remise de distinctions en Afrique. On a dit qu’il vaut mieux créer la version internationale des Cauris d’Or. Tout cela parce que nous voulons éviter de ne pas dormir sur nos lauriers. C’est vrai que les Cauris marchent, mais il faut anticiper dans la vie et avoir une vision. Les Cauris, cela fait 14 ans que ça dure, donc il fallait créer, inventer autre chose. C’est ce que nous avons fait et si vous regardez l’intitulé même de cette cérémonie, c’est les African Leadership Awards (ALA). Ce n’est pas francophone mais c’est de l’anglo-saxon. C’est pourquoi on a invité un chef d’Etat anglo-saxon pour présider la cérémonie. En plus, il y avait une diversité, notamment des Kenyans, des Rwandais, des Burundais, des Sud-Africains. Il y avait l’Afrique dans sa diversité et elle est francophone, lusophone, etc. Le but recherché c’était de créer une plateforme où l’Afrique qui bouge, l’Afrique qui travaille, l’Afrique qui gagne, l’Afrique qui performe, se retrouve. Il y avait aussi l’espace de networking des gens qui ne connaissaient pas ou qui se connaissaient à travers les télévisions, les magazines et tous se sont retrouvés une soirée entière. Ils ont échangé leurs cartes de visite, leur téléphone et ont discuté dans une ambiance très conviviale, avec une organisation millimétrée. En effet, en regardant les Awards lors de sa rediffusion, si vous regardez les Oscars ou si vous regardez les Awards ou si vous regardez les Césars en France, vous dites que c’est pratiquement la même chose. Tout est millimétré et il n’y avait pas d’improvisation. Je pense que c’est ça dont l’Afrique a besoin. C’est de renvoyer une image positive, une image de compétence, de performance et je pense qu’avec mon équipe, c’est ce que nous avons réussi à faire, à relever le défi. Encore une fois, je profite de cette occasion pour remercier l’ensemble de mes collaborateurs qui, depuis ont directement ou indirectement participé à l’organisation et surtout au succès des ALA.

Comment la diaspora sénégalaise, et particulièrement celle de Paris, a accueilli ces ALA ?

99% de la diaspora, je ne dis pas sénégalaise parce que c’est un concept africain, même s’il est sénégalais si on voudrait se l’approprier ; mais moi comme j’ai dit, je suis Sénégalais d’origine mais je suis un citoyen africain et surtout un citoyen du monde. Donc, il ne manque pas sûrement quelques-uns qui n’ont pas eu accès ou qui voulaient participer et qui ne l’ont pas pu parce que c’est une organisation de professionnels. Tout a été verrouillé et la preuve, il n’y a pas eu d’incidents ni de dysfonctionnements. Il y a que les invités concernés qui ont fait le déplacement, qui ont été accueillis et qui ont rempli la salle. C’était en direct sur plusieurs chaînes de télévision, notamment Africable qui couvrait pour plusieurs pays ; pour le Sénégal il y avait la Tfm. Je pense que du côté des medias, c’était très bien couvert.

Au cœur des ALA, le leadership africain. Comment l’abordez-vous justement ce leadership africain ?

Pour les Africains, je pense qu’il y a un lauréat qui a parlé de leadership et c’est Ibrahima Sanou, Directeur de développement de l’UIT. Moi-même, dans mon discours, j’ai décliné les 25 principes du leadership. Je pense qu’il est important qu’une haute autorité sénégalaise, lors de la rediffusion, m’a appelé pour me dire que tes 25 principes, il faut que tu les enseigne dans les universités sénégalaises afin de les inculquer aux futurs managers. Le leadership, comme je l’ai dit, il y a une partie innée. On ne naît pas leader, mais on le devient. Je pense qu’il y a énormément de critères et de caractéristiques qu’il faut remplir pour être un leader. Un leader, c’est quelqu’un de charismatique, c’est quelqu’un qui a une capacité d’écoute, c’est également quelqu’un qui sait convaincre, c’est quelqu’un qui doit être partout et à chaque moment quelqu’un de correct. Un leader, c’est aussi quelqu’un qui a un sang-froid et qui transcende les clivages, etc. Donc, le leadership c’est de renvoyer au monde entier que l’Afrique regorge de beaucoup de leaders. Le leadership est incarné par les sommités, que ce soit dans le monde économique, politique, financier, etc. On a réussi à mettre en œuvre le leadership.

Cheikh Moussa SARR

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