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Mbaye Nder :«Wade est mon ami. C’est mon marabout»

Le chanteur musicien Aliou Mbaye Nder avait fait l’objet de vives critiques après la publication de son single “ Sargalaat Gorgui ”, une composition qui dresse un bilan positif du régime de l’Alternance. L’artiste revient sur les motivations de la publication d’un tel produit à la veille de la campagne électorale, avant de défendre la position d’une participation active des artistes au jeu démocratique.

Source : Le Soleil


Quelles sont les raisons qui t’ont poussé à faire une composition pour le président Wade ?

J’ai fait “ Sargalaat Gorgui ” en réponse à deux de mes chansons publiées deux ans après son élection à la tête de la magistrature suprême. Les deux chansons présentaient un tableau un peu sombre du début de l’Alternance. A l’époque, le président a apprécié à sa juste valeur les deux titres. Mais cinq ans après, j’ai constaté que plusieurs projets sont concrétisés et le pays est résolument engagé dans la voie du développement. L’Alternance a fait plusieurs réalisations aussi bien à Dakar qu’à l’intérieur du pays. Je me suis dit qu’il était logique de chanter les acquis de l’Alternance comme j’avais parlé des inquiétudes au début. “ Sargalaat Gorgui ” n’est pas une louange à Wade. Je ne suis pas laudateur. A travers “ Sargalaat Gorgui ”, j’ai voulu reconnaître de façon objective, les nombreuses réalisations du régime de l’Alternance. En plus de cela, il a renforcé la démocratie. La liberté d’expression, la liberté d’opinion, la liberté de marcher sont renforcées sous son mandat. C’est après son élection que j’ai commencé à entendre les gens parler de ces principes de la démocratie. J’étais convaincu du bilan de Wade c’est pour cela que j’ai chanté ses réalisations. C’est pour cela que j’avais pris position avant les élections. Je savais que le président Wade allait gagner.

Combien d’exemplaires sont vendus ?

Nous avons beaucoup vendu. Le plus important pour moi avec ce single ce ne sont pas les retombées financières. J’avais voulu à travers la chanson apporter ma contribution à la diffusion du message sur les réalisations du président Wade et de son premier Ministre Macky Sall et de son gouvernement. C’est pour cela, lors de la campagne, nous avions offert plusieurs exemplaires de “ Sargalaat Gorgui ” aux militants. Mon objectif, c’est de mettre ce produit à la disposition de chaque sénégalais. La vente n’était pas la première préoccupation.

Il faut aussi le reconnaître, plusieurs hautes autorités du gouvernement ont acheté le produit par centaines. Il y en a d’autres qui ne l’ont pas encore acheté.

Tu as fait l’objet de beaucoup de critiques après la sortie du single…

J’ai bien accueilli ces critiques. Parce que je suis parvenu à focaliser l’attention de beaucoup de gens après la période qui a précédé la sortie du single. Je n’ai pas porté un regard négatif sur ces critiques. Parce tout artiste doit toujours souhaiter que l’on parle de son nouveau produit, qu’il fasse l’actualité. Et c’est ce qui est arrivé avec le single. Je savais que je serais apprécié de manière différente. J’ai plusieurs amis dans la classe politique, j’ai mes fans dans les familles des hommes politiques ou leurs parents proches sont mes fans. Je ne pouvais pas à la limite prendre une position. Cela pouvait avoir une incidence sur tout ce beau monde que compte mes fans. Mais il est temps que les uns respectent le choix des autres. Nous ne devons pas critiquer les gens pour leur choix. C’est antidémocratique. En démocratie, chacun est libre de faire son choix. J’ai pris ma position bien avant les élections parce que je crois au président Wade.

Le temps de la neutralité des artistes est révolu. Un artiste est un citoyen comme tout le monde. Pourquoi il ne doit pas prendre de position ? Nous devons dépasser ces genres d’idées.

Est cela n’a pas eu des conséquences négatives sur tes fans ?

Je n’ai pas demandé à mes fans de suivre mon choix. Il y a des inconditionnels qui sont d’accords avec tout ce que je fais. Il y a des gens qui m’ont suivi dans la bonne voie. Mon choix n’a aucune incidence négative sur mes fans.

Quelles sont tes relations avec le président Wade ?

Le président Wade c’est mon ami. C’est mon Papa. C’est mon marabout. Il incarne des valeurs que j’apprécie au fond de mon cœur. Je lui souhaite bonne continuation dans son œuvre de construction nationale. C’est quelqu’un qui a de très grandes ambitions pour nôtre Sénégal. Et chacun doit mettre la main pour l’aider dans sa mission. Cela ne veut pas dire qu’il ne doit pas avoir une opposition. Mais c’est l’intérêt général qui doit être mis en avant.

Quel bilan ferais tu de ta carrière aujourd’hui ?

Je tire un bilan positif. J’ai accumulé un capital d’expérience. Maintenant, je communique avec qui je veux. Les journalistes sénégalais et étrangers ont beaucoup contribué au développement de ma carrière. J’ai pu avoir beaucoup de connaissances. Je sais que je suis actuellement à 30 % de mon talent. Il reste les 70% que je dois aller cherche. Tout le monde sait que je sais chanter, j’ai des fans. Je suis devenu célèbre. Maintenant, il me faut avoir une assise, une base bien solide. Je parle bien d’une assise financière pour entretenir ma famille et réaliser des projets devant me maintenir dans le cap de la progression. J’aimerais maintenant avoir mon studio d’enregistrement, un night club ou un complexe socioculturel, une maison de duplication de cassette pour mener à bien mes activités.

A beau être un bon musicien, si on n’a pas une base solide on ne peut pas progresser. Il me faut maintenant, une base solide.

Est-ce que tu es sur un autre album ?

J’ai commencé à faire la maquette. Pour cet album à venir, je ferai de l’acoustique et du semi acoustique. Mon dernier album a été bien travaillé et continue de faire du tabac. Les gens ne se rendent pas compte que “ Courage ” a déjà fait deux ans.

Où en es tu avec la lutte contre la piraterie ?

Avant-hier, je suis descendu de ma voiture pour protester contre un vendeur qui avait les nouveaux produits et piratés de Youssou Ndour. Ce n’est pas mon album. Ceci pour tout simplement vous dire que la lutte contre la piraterie doit être l’affaire de tous. C’est un phénomène complexe. On voit seulement les vendeurs qui sont aux alentours des feux rouges. Mais c’est plus que cela. Il y a la piraterie à travers l’internet. L’Etat doit aider le Bsda dans sa mission.


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