30 juillet, 2014
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Me Demba Ciré Bathily sur grand oral « Hissene Habré est venu au Sénégal avec un avion plein d’argent…»

Me Demba Ciré Bathily sur grand oral « Hissene Habré est venu au Sénégal avec un avion plein d’argent…»

Aminata Ndiaye, en compagnie de Moustapha Sow, a reçu sur le plateau du Grand oral, ce samedi, Me Demba Ciré Bathily. Revenant sur l’actualité de ces jours, l’avocat a donné sa lecture de la motion de censure, de l’arrestation de Me Amadou Sall, entre autres sujets.
L’affaire Hissene Habré est politique, depuis le départ, de l’avis de l’avocat, selon qui, le tchadien fut accueilli au Sénégal pour des raisons d’ordre politique. Considéré comme didacteur, il était déchu et avec l’intervention de la France, le Sénégal avait accepté de lui accorder l’asile, rappelle Demba Ciré, sur le contexte de la venue de Habré en terre sénégalaise où il est arrivé à bord d’un avion plein d’argent et qui est retourné vide. Lequel argent, selon l’avocat, a été investi et des personnes ont participé à le fructifier, alors qu’il appartient au trésor public tchadien. Aussi, estime-t-il qu’il ne faut pas exclure que, dans le cadre des investigations sur l’affaire Habré, la question de cet argent soit posée et rende délicate la position du Premier ministre sénégalais, pouvant être entendu par les enquêteurs, sur son rôle dans cette affaire. Confiant que le procès Habré aura bien lieu, il dira que cela fut un défi fait à l’Afrique par rapport à la lutte contre l’impunité. L’opinion africaine s’étant toujours plainte que la cour internationale ne juge que des dirigeants africains, l’avocat fera remarquer que c’est en Afrique que des présidents tuent, torturent, pour, ensuite, prendre des retraites dorées. D’avis que Habré est accusé de crimes graves contre l’humanité, l’avocat juge important qu’il puisse en répondre devant une juridiction, à charge, pour lui, d’établir son innoncence. Parlant de la motion de censure qui a défrayé la chronique cette semaine, il mentionne que les sénégalais ne sont pas préparés à faire face à une motion de censure. Pour ce qui est de l’affaire Me Amadou Sall, l’avocat est d’accord avec le Président qui « n’accepte plus d’être attaqué dans son image présidentielle », une institution. D’avis que cette institution doit être protégée, Me Bathily n’en estime pas moins que le Président doive aider à cette tâche, en se départissant de son poste de leader de parti politique. D’autant plus qu’il est difficile de voir quand il parle, en tant que chef d’Etat ou en chef de parti politique, notera l’avocat.

Fanta DIALLO

REWMI QUOTIDIEN