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Me El Hadji Diouf met les pieds dans le plat de l’Assemblée «Niasse doit être traduit devant la Haute cour de justice»

  • Date: 16 octobre 2015

 S’il ne tenait qu’à lui, le président de l’Assemblée nationale serait derrière les barreaux. Lui c’est Me  El Hadj Diouf, qui voit dans le rejet de la liste d’Oumar Sarr  par le président de l’Assemblée nationale un grave vice de forme et de procédure.

«Accepter la liste de Fada au détriment de celle d’Oumar Sarr est  une violation flagrante du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale». Le tonitruant avocat est sans équivoque : «Rien que pour ça, Niasse doit être traduit devant la Haute cour de justice,  arrêté puis amené en prison», déclame «l’homme du 23 juin» qui s’est autoproclamé  député du peuple. Pour lui, le président Moustapha Niasse ne maîtrise pas les règles de l’Hémicycle. Alors que, dit-il, nul n’ignore la loi. Et de renchérir : «L’article 11 dit qu’aucun débat ne peut avoir lieu avant l’installation du bureau définitif sauf s’il porte sur des questions de procédure relatives à l’élection en cours. J’ai voulu dire qu’on devait élire des vice-présidents, des questeurs ou des secrétaires élus appartenant à d’autres groupes parlementaires. Le président Niasse a violé la loi», s’indigne-t-il. En terme clair, précise-t-il,  on ne peut pas élire le bureau de l’Assemblée  nationale sans constituer au préalable les groupes parlementaires. Par conséquent, peste-t-il, la décision de Niasse est nulle et non avenue. Elle est inexistante  et sans fondement juridique. Aussi accuse-t-il Niasse de  faire publier en catimini  et nuitamment  un communiqué laconique au moment ou tout le monde s’attendait à ce que le problème des libéraux soit vidé par des juristes spécialisés. Mais malheureusement, déplore le député non inscrit, Moustapha Niasse n’a pas appris le droit. Pis, déballe-t-il, le président de l’Assemblée nationale a «assassiné» la démocratie. Il l’accuse d’avoir  une approche assimilable à celle d’un dictateur. «Aucun député  encore moins Moustapha Niasse n’est plus important que moi ou  d’autres dans cette institution»

«Fada doit être poursuivi pour faux et  usage de faux»

Modou Diagne Fada a des soucis à se faire et doit bien surveiller ses arrières. Si l’on se fie aux propos de Me El Hadji Diouf, Fada risque la prison pour faux et  usage de faux en écrit dans la confection de  sa  liste. De  l’avis du leader du Ptp, le nombre de députés supposés favorables à Fada se retrouve dans la liste d’Oumar Sarr et non le contraire. Autrement dit, Modou Diagne Fada a des députés de la liste originelle déposée, lors du début de la Législature écoulée. Aida Mbodj, Oumar Sarr, Lamine Thiam, se retrouvent dans la liste de l’enfant de Darou Mouhty alors qu’ils ne sont pas signataires de sa liste. C’est ce qu’on appelle en droit pénal faux et usage de faux, a-t-il souligné. Non sans préciser  que Fada n’a rien gagné  du tout, avant de s’émouvoir des titres parus dans la presse. Les titrailles dans la presse, c’est l’apologie du vol et de la tricherie, peste-t-il. Ainsi, précise-t-il, les modifications apportées à l’Assemblée nationale visent l’article 22 du Règlement intérieur de l’Assemblée et n’accordent point la légitimité à Fada. Le mandat de Modou Diagne Fada n’était plus en vigueur du moment où le président a été élu ainsi que le nouveau bureau. « A moins que Fada  soit élu à vie », raille-t-il. Pour lui, la constitution de groupe parlementaire est une question de parti et de coalition qui ont la possibilité de le renouveler chaque année. « Cette année, le Pds a décidé de changer et a choisi Aïda Mbodji. A partir de ce moment, Aïda Mbodji est la personne régulièrement désignée par son parti qui peut invoquer l’article 22 pour accueillir de nouveaux adhérents», explique t-il.

Mouhamadou BA

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