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Médina Baye réclame des dispositions sanitaires spéciale

Les autorités religieuses de Médina Baye attendent des pouvoirs publics sénégalais des  »dispositions spéciales » pour une meilleure prise en charge du volet sanitaire du Maouloud à Kaolack (centre) où des milliers de fidèles convergent chaque année pour la commémoration de l’anniversaire de la naissance du Prophète Mohammed (PSL), a plaidé dimanche le secrétaire particulier du khalife, Amadou Samb.

S’adressant à des journalistes, il a dit que les deux millions de francs CFA affection au volet sanitaire de cet évènement s’avèrent « largement insuffisants pour couvrir la multitude de nationalités présentes sur les lieux ».

« Du point de vue de la santé, l’Etat laisse faire et cela mécontente les autorités religieuses de Médina Baye (…). C’est nous-mêmes qui fournissons les médicaments. C’est une doléance récurrente qu’on pose chaque année, mais rien n’a été fait », a dit M. Samb.

Il a rappelé que ce point était la principale doléance formulée par les autorités religieuses de Médina Baye lors de leur réunion avec le ministre de l’Intérieur Abdoulaye Daouda Diallo lors des préparatifs du Maouloud.

« Aucune disposition spéciale n’a été prise pour Médina Baye. Chaque année, l’Etat prélève cinq millions de francs CFA sur le budget de la région médicale de Kaolack. Ce maigre budget est distribué pour couvrir la vingtaine de manifestations religieuses qui se déroulent dans la région », a-t-il soutenu.

« Médina Baye se retrouve avec une dotation en médicaments évaluée à deux millions de francs CFA. En plus, ce ne sont pas les médicaments dont nous avons le plus besoin. Nous sommes obligés de faire des efforts personnels pour subvenir aux besoins des populations en organisant des consultations gratuites par des médecins qui ne sont pas pris en charge par l’Etat », a déploré M. Samb.

« Cette année, il y a eu un accident à hauteur de Kaffrine qui a entrainé la mort de trois pèlerins nigérians. Pourtant, nous avions demandé que des ambulances soient pré-positionnées. Il y avait une ambulance certes, mais elle n’avait même pas de carburant pour transporter les blessés et les corps », ont déplorés des membres du comité d’organisation.

« C’est nous-mêmes qui avons fait une contribution en carburant. Il y avait deux morts sur le coup. Un troisième a rendu l’âme sur la route de l’hôpital parce que cette personne n’a pas été secourue à temps », a dit le secrétaire particulier du Khalife de Médina Baye.

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