23 avril, 2014
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Meiway : « Les Africains ne doivent pas se faire imposer des femmes maigrelettes »

Meiway : « Les Africains ne doivent pas se faire imposer des femmes maigrelettes »

L’Afrique s’éloigne de ses traditions en se laissant imposer « des femmes maigrelettes par l’Occident », juge le chanteur ivoirien Meiway, commentant « Rouler moutou », un titre phare de son dernier album sorti en 2012 et dans lequel il invite notamment la femme africaine à garder les atouts et qualités qui lui sont venus de la nature.
« Aujourd’hui, l’Occident nous impose des femmes maigrelettes. Mais on s’éloigne de nos vraies valeurs. C’est ma façon à moi de protéger nos traditions, nos femmes typées et de leur dire de rester telles qu’elles sont parce qu’il y a encore des personnes qui les aiment », a déclaré Meiway, dans une interview parue sur rfimusique.com.

Meiway, « père » du zoblazo, a expliqué que « Rouler moutou » compte parmi ces titres renvoyant à des « sujets insolites » et à la fois délicats à aborder, à travers lesquels il parle par exemple des charmes de la femme, suivant une musique très festive, sa marque de fabrique.

« J’ai tendance à écrire vraiment au pied du mur : quand je dois entrer en studio, je m’exile dans mon bois sacré et puis j’écris. Je pars au village, voir les vieux, les écouter, m’en inspirer », a encore expliqué Meiway.

« Quand on aborde des sujets proches de la tradition comme dans Mariage, Agogo Dance, Attie Oye, ou encore Pepe Soupe, il est très important pour nous les Africains de nous rapprocher des sages. Pour ne pas profaner ce qui est sacré », a poursuivi l’artiste.

« C’est clair que la crise ivoirienne m’a inspiré pour cet album, pas dans le registre musical mais pour les paroles », a par ailleurs souligné Meiway, à la question de savoir si sa musique, de nature festive, serait imperméable au contexte douloureux lié à la politique ivoirienne.

« Quand on aime son pays, on est dans l’obligation de s’inspirer de ce qui s’est passé pour non seulement dénoncer des choses, mais pour sensibiliser, conscientiser et demander à ceux qui nous écoutent de ne plus commettre la même erreur », a-t-il dit.

APS