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MENACE SUR L’ECOSYSTEME SAINT-LOUISIEN L’élargissement de la brèche en question

 Un atelier de réflexion de 48 heures s’est tenu dans le village de Mouit, à dix kilomètres de Saint-Louis, pour trouver des solutions sur la menace de l’écosystème local. C’était en présence du directeur général des parcs Nationaux et réserves de notre pays, le colonel Soulèye Ndiaye.

Pour mieux sauvegarder le parc national de la Langue de Barbarie et du Gandiolais, face à la montée du canal de la brèche ouverte en 2003, Mouit a vu les autorités de Ndiébéne Gandiole mobiliser leurs forces pour faire face. En effet, l’avancée de la brèche a fait l’objet d’un long débat entre les acteurs. Le village de Pilote Barre vit le calvaire depuis des mois. D’autres, à l’exemple de Keur Bernard, Doune Baba Diéye et des campements touristiques ont presque disparu de la carte du Sénégal. Autorités et experts ont, de concert avec les populations, apporté leur idée pour sauver l’écosystème du parc national de la Langue de Barbarie, en élaborant et en mettant en œuvre un plan d’actions prioritaires. L’inquiétude est totale, du fait qu’en 2003, la brèche ouverte jadis avec 3 mètres de large, a atteint 5,2 kilomètres, courant Janvier dernier. Pour le Colonel Soulèye Ndiaye, l’écosystème  de Saint-Louis est très menacé. «Des travaux importants ont été entamés pour sauver les ilots d’oiseaux et des gabions ont été installés pour relever le niveau des zones. Si l’écosystème disparait avec cette brèche, on ne parlera plus de ce parc, bien entretenu, surveillé et parcouru régulièrement par ces vaillants éco-gardes du Gandiolais. Il faut, dans une démarche inclusive, actualiser le plan d’aménagement et de gestion du Parc, dans un contexte où cet écosystème fragile fait face aux multiples menaces provoquées par l’ouverture de ce canal de délestage de 2003», avertira-t-il.

Le Sénégal compte, désormais, sur les experts des Pays-Bas pour trouver des solutions heureuses à ce phénomène naturel qui inquiète toutes les populations du littoral. On a déjà préconisé le dragage des abords de la brèche, le remplacement des espaces par les eaux et enfin la construction d’une digue de 20 kilomètres.

Ousseynou DIOP

 

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