SOCIETE

MENACE TERRORISTE ET NTIC- Le curseur, la mécanique du scandale

  • Date: 29 janvier 2016

C’est un secret de polichinelle, certaines branches de Djihadistes enregistrent de jeunes sénégalais dans leur rang. Certaines têtes ont fait la Une de la presse. Par quel moyen ces jeunes sont tombés dans les escarcelles du « diable » ? Mystère et boule de gomme. Pour l’heure, la seule issue encore connue de tous et  menant à cette connexion est bien les réseaux sociaux.  Avec l’expansion des Technologies de l’information, il y a matière à s’attarder sur l’utilisation des NTIC par les nouveaux initiés.  

 Le niveau de chômage élevé, la pauvreté, le taux d’incarcération des jeunes dans les prisons contribuant à un sentiment de victimisation, entres autres, en général, sont les motifs  qui génère le germe de la révolte à s’embarquer  dans la folie. Cela a développé des  sentiments de menace par rapport à ce  qu’ils représentent pour la société très hostile à leurs dérives.

Et c’est là que commence la déperdition. Une frange d’entre eux va baigner  dans une sous-culture de violence et d’autres ayant une base intellectuelle vont s’orienter dans la cybercriminalité. C’est donc la porte grandement ouverte à la nuisance externe. Le démon de la terreur.

Ces scenarios ont embrasé les pays touchés ou même menacés par les activistes du Djihadisme. Le prétexte pour ces intégristes est un acte de bienfaiteurs, d’application de la Charia, puis viendra le moment où les aider ils seront redevables. Un cercle vicieux.  Exposés au système, le lavage de cerveaux se fait le plus souvent à travers les réseaux sociaux.  Ce phénomène n’a pas pris d’ampleur au Sénégal, même si ce n’est un secret pour personne que certains jeunes ont été enrôlés par certaines branches. À l’heure de l’expansion des Technologies de l’information, il y a lieu pour le Sénégal de mettre des gardes fous pour se verrouiller ou ne pas exposer sa jeunesse. Il y a une éveille de conscience vis-à-vis de ce que peut entrainer les tentations sur la toile.

Le curseur est placé au niveau de l’État

Les internautes ont les comptent du bout des doigts au Sénégal à cause du faible taux de scolarisés.  C’est un acquis. Dans l’approche sociale, la parfaite cohabitation des confréries de l’Islam est un socle à refouler toute tentative de nuisance. Ce qui réjouit le sociologue, Birima  Niang, Docteur en Sociologie est le fait qu’ « il n’y a pas un cerveau qui ordonne à la communauté musulmane une marche à suivre ». Ce n’est pas du tout le bout du tunnel. « Il faudra poser des actes concrets, des gestes politiques, lutter contre l’islamophobie et éduquer à travers les imams et les professeurs de religion islamique. Il n’y a pas un cerveau qui ordonne à la communauté musulmane une marche à suivre. Cela se  comprend qu’on souhaite se distancier de l’État islamique parce qu’il y a des horreurs qui sont commises et, qu’on soit musulman, juif, chrétien, bouddhiste ou non croyant, on ne peut pas supporter de telles actes.  Il est juste intéressant de voir des musulmans se distancier, ça ne va pas plus loin. Il faut mettre le curseur au bon endroit », analyse-t-il. Sur la  question des Djihadistes, « le curseur est aujourd’hui à placer au niveau de l’Etat qui doit prendre des mesures préventives », ajoute le Sociologue.

Ceux qui sont tentés par le départ

Ce n’est un secret pour personne. Il y a eu des départs pour le « Djihad ». Il y a aussi eu des retours qui ont encouragé ces départs. « On a servi une mauvaise interprétation du terme Djihad à ces jeunes », souligne un iman, qui se prononce sous l’anonymat. Pour arrêter ce mouvement de va et vient, le religieux interpelle les autorités à surveiller les rentrées au pays des précurseurs venant d’ailleurs.  « Cela est un grand danger pour les pays d’Afrique, notamment le Sénégal. Il est bien de s’intéresser à l’Irak où autres. Il est aussi important de mettre en place des mesures pouvant dissuader ceux qui sont tentés par un départ pour le djihad ou qui en reviennent. On ne doit pas accepter certaines personnes qui entrent dans notre pays et qui se disent musulmans. Le djihad veut dire la guerre sainte mais pas la guerre contre ses propres frères musulmans. Il faut des mesures préventives, c’est ça agir concrètement. Or, je constate que l’action concrète est difficile », soutient l’imam.

Des sites à la portée de tous

Il y a un contrôle strict de la gestion de l’internet au Sénégal. C’est indéniable. Cependant le pare à feu n’arrive pas à détecter tous les sites espions ou menaçant pour la jeunesse. « Tout le monde sait qu’il y a des sites qui sont des menaces pour la population. Ils existent bien sur la toile », martèle Mouhamed Ndiaye, informaticien. Doté de 9 ans d’expérience, l’expert en informatique invite les autorités à plus de vigilance, pour des mesures de prudence, même si à son avis, il n’y a  pas de danger quant à un lavage de cerveaux. « L’État doit prendre en charge tout ce qui est technologie. On n’y voit du n’importe quoi. Le Djihadisme n’est pas une menace, ce sont les réseaux sociaux qui sont des menaces », a-t-il fait remarquer.

Khady Thiam Coly (Stagiaire)

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