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MENACES DE RADIATION DES ENSEIGNANTS GRÉVISTES JAMRA et MBAÑ GACCE tentent une médiation de la dernière chance !

Le traumatisme social enduré par les familles des policiers radiés, en 1994, est encore douloureusement ressenti dans le corpus social sénégalais, qui se passerait volontiers d’un remake inopportun, avec cette menace brandie par l’État d’user de l’arme absolu de la radiation massive, contre les enseignants grévistes.

 Des familles déchirées, des ménages qui ont volé en éclats, des déperditions scolaires dramatiques, des chefs de familles réduits au statut de sdf (sans domicile fixe), sont toujours le lot quotidien d’un millier de survivants de ce mémorable casus belli, dont ce valeureux corps de nos forces de sécurité était loin de s’imaginer que les dommages collatéraux se prolongeraient 27 durant. Avec à la clé un lourd préjudice financier, aujourd’hui évalué à plus de deux milliards de nos francs, que réclament toujours les policiers radiés.

Si la sagesse de cette vieille maxime africaine édictant que « c’est en faisant des erreurs que l’on apprend » est toujours prégnante dans nos bienséances sociales, le gouvernement du Président Macky Sall gagnerait beaucoup (pour le plus grand bien de l’Ecole sénégalaise), à n’user de cette périlleuse arme de rétorsion, qu’est la radiation massive, qu’en extrême recours.

La réquisition est certes une prérogative légale, qu’il est loisible à l’Autorité d’user, en temps que guerre comme en période de paix. Mais est-il pertinent de radier 5.000 enseignants en leur faisant payer un si lourd tribut, de leur rejet des réquisitions, au point d’exposer des milliers de familles à d’irrémédiables dislocations? Il est légitime de s’interroger sur l’opportunité et l’impact social de cette foudroyante sanction, avec son cortège de tragédies sociales, le chef de famille étant déchu de sa pension, et surtout de dégradation durable de notre système éducatif – qu’il incombera de toutes manières à l’Etat de réparer, après l’avoir détruit! L’enjeu en vaut-il vraiment la chandelle, d’autant qu’un point de non-retour est loin d’avoir été atteint ?

Saisissant l’opportunité de ce mois béni de Ramadan, consacré par Allah comme favorable à l’accomplissement d’œuvres pieuses (l’emprise des forces négatives étant considérablement ramollie, du fait du regain de religiosité et de puritanisme dans la conscience collective), JAMRA et MBAÑ GACCE, exhortent instamment le Président de la République de bien vouloir sursoir au lâcher du couperet – qui devrait s’abattre en ce début de semaine -, en concédant un délai supplémentaire de 72 heures, pour une ultime médiation auprès des grévistes, avec lesquels JAMRA et MBAÑ GACCE prendront langue, sans délai.

JAMRA et MBAÑ GACCE

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