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Menaces, intimidations et affectations arbitraires- les travailleurs disent « halte au terrorisme » de Diouf Sarr

Les actes posés ces temps-ci par le ministre de la santé et de l’Action risquent de réchauffer le climat social. l’alliance des syndicats de la santé crie halte « au terrorisme et au populisme» du ministre de la santé et de l’Action sociale. Dans une déclaration commune, Mballo Dia Thiam du Sutsas et Sidya Ndiaye du Sudtm demandent au ministre Abdoulaye Diouf Sarr de consacrer son énergie à résoudre les problèmes du secteur, notamment la dette et le respect des accords signés, «au lieu de proférer des menaces, intimidations et se livrer à des affectations arbitraires».

Le ministre de la Santé et de l’Action Sociale, Abdoulaye Diouf Sarr va faire face à une rébellion des syndicats des travailleurs de la santé. En tout cas, les actes qu’il a posés depuis son arrivée au ministère commencent à révulser les travailleurs. Dans une déclaration sanctionnant la séance ordinaire de l’alliance des syndicats autonomes de la Santé regroupant le SUTSAS et la SUDTM, ils demandent au ministre Abdoulaye Diouf Sarr de trouver des solutions aux problèmes du secteur au lieu de proférer des menaces à l’endroits des travailleurs. «Halte au terrorisme et au populisme du ministre de la Santé et de l’Action sociale ! Il consacre son énergie à visiter, parfois nuitamment, des hôpitaux en proférant des menace, des intimidations et des affectations arbitraires en foulant aux pieds l’orthodoxie des règles de prise en charge des malades indigents par populisme», déclarent Mballo Dia Thiam et Sidya Ndiaye. Ils dénoncent la gestion «peu orthodoxe» du ministre de la Santé du personnel. «Le ministre procède, dans le seul souci de placer ses hommes, sans enquête de personnalité, et en tordant le cou aux règles les plus élémentaires du management des ressources humaines, à des limogeages de Directeurs nationaux dont il se débarrasse comme des «ordures», son ancien job à l’UCG», indique la même source. Les syndicalistes rappellent à Abdoulaye Diouf qu’il n’a pas toutes les prérogatives de nomination malgré son statut de ministre. «Si loin de cautionner les malversations et les mauvais comportements des brebis galeuses de nos honorables corporations, l’alliance reconnait au ministre ses prérogatives de nomination, mais elle lui rappelle que le pouvoir de nomination n’est pas absolu encore moins un pouvoir fourre-tout, et que la gestion démocratique du personnel  par le respect de l’esprit des commissions consultatives, est un acquis syndical de haute lutte et ne saurait être remise en cause pour convenance personnelle d’un ministre», ragent-ils.

Le ministre devait plutôt, à leurs yeux, s’atteler plus à mobiliser des ressources humaines motivées pour l’atteinte des objectifs de santé et d’action sociale fixés par le président Macky Sall que d’autres choses susceptibles de réchauffer le climat social. Les travailleurs de la Santé déplorent « le vent de médicalisation et de politisation du secteur, autant de la santé que de l’action sociale, au détriment des populations qui peinent à accéder aux meilleurs spécialistes des disciplines médicochirurgicales rares, (Bac+12) parce qu’ils sont reconvertis en gestionnaires de structures de santé (Bac + 5)».

Dans la même foulée, Mballo Dia Thiam et Sidya Ndiaye rappellent au président Macky Sall la nécessité de revaloriser les fonctions médicales en mettant les professeurs et médecins dans des conditions de travail et de salaires honorables et motivantes pour empêcher la fuite des cerveaux. Il urge aussi à leurs yeux de convoquer les états généraux des urgences.

LA CMU FAIT CROULER LES CENTRES ET POSTES DE SANTE

Les syndicalistes dénoncent, par ailleurs, la dette de l’Agence  de la Couverture maladie universelle(CMU) qui menace les centres et postes de santé. «Des Etablissements de santé, privés jusqu’à date de la troisième tranche de la subvention annuelle et dans l’attente, de guerre lasse, de remboursements de dettes cumulées de la CMU (malgré les dénégations du nouveau chef d’Agence) et d’autres créances. Des postes et centres de santé vivant dans la même déche à cause de 13 mois d’arriérés de remboursement par endroit, à côté de Centres de promotion et de réinsertion Sociale (CPRS) encore moins lotis», alertent les travailleurs de la Santé. A cette situation s’ajoutent les retards de paiement de salaires et de motivations, des tensions de trésorerie mettant à rude épreuve les fournisseurs de biens et prestataires de services déjà aux abois.

SIX ADMIS SUR 406 CANDIDATS CHEZ LES INFIRMIERS

Les travailleurs réclament aussi l’application de la loi portant Fonction publique locale et du statut du personnel des Etablissements publics de santé. Ce qui pose avec acuité les problèmes de couverture médicale, de prévoyance sociale et de mobilité des agents. Le ministre de la Santé est invité également à matérialiser les accords sur l’ouverture à l’Endss des filières de formation en masters à partir de 2018, la régularisation de la situation administrative des techniciens supérieurs, la création de nouveaux corps dans le secteur de la Santé, le reclassement des infirmiers d’Etat et sagesfemmes d’Etat diplômés de la formation E-learning, entre autres. «L’organisation récente des examens et concours par le ministère a attiré notre attention à cause du nombre impressionnant d’échecs (par exemple six admis sur 406 candidats chez les infirmiers) et pose avec acuité l’obligation de repenser l’approche par compétence dans tous ses aspects (organisation, pédagogie, évaluation, inspection) », font remarquer les syndicalistes. Fort de ce constat, les syndicalistes préparent la bataille pour le respect des accords.

L’As

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