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Menaces sur la culture de descendants d’esclaves africains aux USA

La culture et les traditions de quelque 500.000 descendants d’esclaves africains, connus sous le nom de Gullah- Geechees, sont menacées par le tourisme et la modernité, a déclaré le porte-parole de cette communauté vivant dans le sud-est des Etats-Unis.
Les Gullah-Geechees parlent un dialecte qui est un mélange d’anglais ancien et de langues d’Afrique de l’Ouest, le haussa, l’igbo, le yoruba, le twi, le mende, le via, l’ewe et le kikongo, parlées essentiellement au Nigeria, au Bénin, au Niger et au Ghana.

« Nous sommes environ 500.000 et nous sommes directement liés aux Africains déportés ici pour travailler dans les plantations du sud- est des Etats-Unis durant la période de la traite négrière », a affirmé le porte-parole des Gullah-Geechee, Jamal Toure.

« Le peuple Gullah-Geechee vit principalement dans les zones côtières et les îles de Georgie, de la Caroline du Sud, dans le nord-est de la Floride et dans le sud-est de la Caroline du Nord », a-t-il précisé au cours d’un entretien avec la PANA.

« Nous sommes les descendants des Africains volés au continent entre 1600 et 1800 », a poursuivi M. Toure, décrivant sa communauté comme « un lien vivant avec l’Afrique ».

Il a indiqué que l’origine du mot Gullah-Geechee vient de deux ethnies ouest-africaines, les Gola et les Kissi.

« Les ancêtres Gullah et Geechees ont été arrachés à l’Afrique parce qu’ils savaient comment cultiver et produire le riz, le coton et l’indigo. Ils possédaient aussi un savoir-faire en métallurgie », a affirmé M. Toure.

« La culture Gullah a survécu au temps grâce à la transmission de la langue et des traditions par les anciens à leurs enfants », a-t-il dit, déplorant le déclin de cette culture au cours des 50 dernières années du fait du développement des sites touristiques et du déplacement des descendants Gullah vers les grandes villes à la recherche d’emploi.

Le Congrès américain, qui a reconnu l’existence des Gullah-Geechees, a voté l’année dernière des lois considérant leurs sites comme un héritage historique des Etats-Unis et dégagé un budget de 10 millions de dollars pour leur entretien et leur promotion.


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