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Mendy condamné pour avoir déchiré la chemise d’un policier

Reconnu coupable de violence et voie de fait, outrage à agent et rébellion, Alphonse Mendy a été condamné à un mois avec sursis. Il a été accusé par le chef de patrouille du commissariat de Grand Yoff d’avoir déchiré sa chemise lors d’un contrôle de routine.

 L’affaire de violence et voie de fait, outrage à agent et rébellion opposant Alphonse Mendy à un agent de police, a été jugé, hier, à la barre du tribunal des flagrants délits de Dakar. Il ressort des débats d’audience que les éléments de la police de Grand Yoff, au cours d’un contrôle de routine, avaient trouvé Adolphe Mendy dans le bar «Chez Tony », en compagnie d’un ami. On lui a donc demandé sa pièce d’identité qu’il n’avait pas par devers lui à cet instant. Ainsi, Alphonse a-t-il fait savoir aux limiers qu’il était assis devant son domicile, et qu’il peut envoyer son ami à l’intérieur récupérer sa pièce d’identification nationale dans sa chambre. Ce que les limiers ont refusé avant que n’éclate une bagarre entre eux. Selon toujours les débats d’audience, le mis en cause aurait insulté et traité de tous les noms d’oiseaux les forces de l’ordre. C’est sur ces entrefaites qu’il a été arrêté puis conduit manu-militari au Commissariat de Grand Yoff. Les limiers ont raconté que ce dernier a semé la pagaille à l’intérieur de la police avant de déchirer la chemise du chef de la patrouille.

Devant les juges hier, le mis en cause a battu en brèche ces accusations, arguant qu’il n’était pas ivre au moment des faits. « C’est en toute discipline que j’avais demandé aux policiers d’attendre pour permettre à mon ami avec qui j’étais en train de discuter d’amener ma carte d’identité. Mais, leur réaction a été vraiment musclée. Ils m’avaient abreuvé d’injures, avant de m’embarquer dans leur voiture. C’est une fois au Commissariat que je me suis rebellé contre eux, lorsqu’ils ont réitéré leurs insultes. J’ai répliqué moi aussi par des injures », a-t-il dit. Avant d’ajouter : « furieux, les policiers se sont mis à me bastonner. C’est pour m’accabler davantage que le chef de la patrouille, Amdy Moustapha, a mentionné dans le procès-verbal que j’ai déchiré sa chemise et que je me suis attaqué à un détenu dans le violon. Alors que tout cela n’est qu’une histoire cousue de fil blanc », a dit le prévenu. Invité à faire ses réquisitions, le maître des poursuites a soutenu que les faits sont constants. Pour la peine, il a requis deux mois ferme contre le prévenu. Pour sa part, la défense a plaidé, à titre principal, pour le renvoi des fins de la poursuite sans peine ni dépens, à titre principal. Et à titre subsidiaire, pour une application bienveillante de la loi. Pour la défense, si les faits reprochés à son client étaient avérés, le chef de la patrouille qui a bidonné le procès-verbal allait comparaitre. Pour la robe noire, cette histoire a été montée de toute pièce par le plaignant. En rendant sa décision, le juge a reconnu le prévenu coupableavant de le condamner à une peine d’avertissement d’un mois avec sursis.

Cheikh Moussa SARR

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