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Merdique (Par Demba Ndiaye)

On incite nos militaires à être non pas des « Diambars » intelligents et professionnels, mais des « Rambos » tropicaux – Oublions la merde de Trump, occupons-nous de celle qui nous pollue la vie ici et maintenant

Cela va du mur anti-immigrés mexicains, en passant par le démantèlement de toutes les mesures sociales de son prédécesseur (Obama, qui doit faire partie de ceux qu’ils appellent ressortissant venant  » de pays de merde »), qui n’était pourtant pas socialiste (Cop21, Unesco, Jérusalem), ni foncièrement pacifiste (il tua en direct Ben Laden évitant et avait comme politique contre les chefs terroristes la liquidation systémique avec l’usage de drones).

Ce bouffon donc, du capital et des milliardaires, va-en-guerre, qui ont financé sa campagne, a juré de plonger l’humanité dans une troisième guerre mondiale en provoquant grossièrement et quotidiennement on clone asiatique. Ils ont été limite exhibitionnistes et sur le point d’ouvrir leurs braguettes pour que nous puissions juger leur virilité ; pour ce qui est du poids de leur cerveau, point n’est besoin d’examen clinique. les moineaux en ont de plus gros.

Ce qui est…bien avec les merdes, c’est qu’elles sont visqueuses et contagieuses. Ainsi, il en est de cette guerre merdique en Casamance, qui, à force de durer, a créé toutes sortes de dérives (banditisme, trafiquants en toutes sortes et d’élucubrations sorties des cerveaux de théoriciens de la « guerre totale », du « nettoyage »  des rebelles et, pourquoi pas, de tout ce qui vit dans la forêt. Et la forêt elle même.

On incite nos militaires à être non pas des « Diambars » intelligents et professionnels, mais des « Rambos » tropicaux. Ce qu’oublient ces  partisans de la canonnière, c’est que cette guerre (bon disons ce conflit), de 35 ans est passée par toutes les phases: escarmouches, affrontements directs à l’arme lourde ou a la mitraillette (AK47 et autres outils de guerre), donc de mort, fabriqués par les armateurs qui ne peuvent vivre, ni survivre sans de bonnes petites et grandes guerres. Qui achèteraient leurs quincailleries si la paix régnait sur notre planète.

Alors, il faut arrêter les appels aux meurtres et autres théories « merdiques ». Ce n’est pas en envoyant des tonnes d’obus (à l’aveuglette) dans la forêt ou en la survolant qu’on en finira ave cette plaie nationale. A moins d’être Docteur « Follamour », en soignant une plaie, on en creuse une plus grande à côté !

Il y a aussi une autre guerre encore plus merdique: celle que se livrent enseignants et autorités dans l’espace scolaire et universitaire. Plus merdique parce qu’ici, on s’attaque aux cerveaux de nos enfants. On les empêche de se developper, pour faire plus tard ce pourquoi ils existent: comprendre, expliquer et sauver notre monde par leurs productions intellectuelles. Déjà qu’on a fait de la génération adolescente actuelle des  » analphabètes améliorés », on veut carrément fabriquer de futurs handicapés de l’instruction-éducation. Et tout ça pourquoi ? Parce que des négociations merdiques ont débouché sur des accords tout aussi merdiques signés dans dans la nuit par des acteurs (syndicalistes et ministres) lessivés qui ont paraphés n’importe quoi, en sachant que cela ne tiendra pas. Alors, chaque année, ils nous servent des « Ubbi tey, jang tey » improbables, qui deviennent des années scolaires et universitaires incomplètes amputées de plusieurs semaines d’enseignement. Pour des préavis de grève déposés depuis novembre, madame la ministre attend 72 heures pour appeler à des concertations. Carrément merdique comme stratégie.

Alors, une affaire, à force d’être carrément loufoque, frise l’enfumage de nos esprits et un total irrespect de notre intelligence. A moins qu’ils pensent qu’on en a pas. D’intelligence je veux dire. A chaque fois qu’on croit l’affaire enterrée et les protagonistes fatigués, ils nous réchauffent ce plat merdique, à force de fermentation. Je veux parler de « l’exil non exil », encore moins forcé. Comme la plus part des responsables politiques (opposition comme gouvernants), les condoléances suite à des décès sont des prétextes pour faire des combines, se faire de viriles accolades et de bisous bruissants. On épargne même pas aux parents des victimes les exhibitions et autres m’as-tu vu, m’as-tu entendu..

Voilà donc Karim Wade, depuis son exil qu’on croyait doré dans une super villa ou autres palaces fleurant bon les pétrodollars, il se plaint, au nouveau khalife (qui a vraiment d’autres préoccupations), au gouvernement, à l’opinion, (inlassablement sollicitée et fatiguée de l’être pour n’importe quoi sauf ce qui nous intéresse au quotidien). Il se plaint donc « d’être en exil forcé hors des son pays ». Qui lui manque sans doute. Et hop, le gouvernement appuie sur son bouton (pas nucléaire celui-là) pour contester ces « mensonges » de ce non exilé.

Il a bénéficié de la grâce de sa majesté du palais blanc suite une intervention de ses amis là-bas. Qui sont même venus le chercher en avion. Alors pour arrêter ces intoxications par couches…merdiques, moi je suggère: Karim, puisque tu n’es pas exilé, encore moins interdit de retourner à Sunugaal où tes  partisans et autres affidés qui sont sûrs que tu vas rentrer à chaque fin de mois (ils y croient de moins en moins en vérité) t’attendront à l’aéroport que ton papa avait commencé et que ton « persécuteur » a achevé, prend un vol commercial, ou le jet de ton pote qui était venu te chercher. On verra bien si on te ramène a Rebeuss, si on t’expulse vers d’où tu viens, ou même chez Emmanuel Macron (vous devez avoir le même âge à quelques semaines près), ou encore chez Angela Merkel, il paraît que t’as des potes là-bas. Comme ça tout le monde sera édifié et nous, on passera a autre chose de moins…merdique.

Maintenant, si vous avez signé un « protocole » quelconque (Rebeuss en a vu des dizaines de protocoles) publiez-le pour que l’opinion  soit édifiée. Même si tu l’as signé le revolver sur la tempe, on veut le savoir. D’ailleurs, devant la loi, des protocoles signés sous la menace, surtout de mort, ne sont pas valables.

D’accord, cet édito commence à tirer en longueur, on va y mettre fin. Mais avouez que des tonnes de merdes nous sont tombées dessus à la frontière 2017-2018. Y en a une que je ne veux absolument pas oublier: les milliards de la traque. Ni les 200 milliards de Mimi, ni les 153 milliards revus a la baisse de Seydou Gueye, le « bouton » du gouvernement. Quand l’argentier Amadou Ba préfère disserter sur les taux de croissance et que Dionne devient aphone quand il n’est pas l’invité de l’Assemblée nationale où sa majorité se pâme devant lui lorsqu’ il peint le « Sénégal de tous, le Sénégal pour tous » (mon œil !!), un pays « émergent » qui vogue vers un monde paradisiaque à l’orée de… Ils ne sont pas d’accord  sur la date. Ça va de 2019 à 2035.

Oui, où sont passés les milliards ? 200 ou 150, on les veut ! Pour, au moins, essayer d’éteindre les feux qui s’allument dans tous les compartiments de notre système scolaire.

Oublions la merde de Trump, occupons-nous de celle qui nous pollue la vie ici et maintenant.

dndiaye@seneplus.com

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