26 novembre, 2014
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METEO ET MEDIA : La mauvaise information météo, source de danger

METEO ET MEDIA : La mauvaise information météo, source de danger

L’information météorologique mérite d’être totalement maitrisée, avant d’être transférée au grand public. C’est, en tout cas, le message important que voulait faire passer, hier, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie qui organisait, à l’ intention des medias, un séminaire de formation et d’information portant sur le thème Météo et Média, « pour une meilleure diffusion de l’information sur les services climatiques répondant aux besoins des utilisateurs».

Plus d’une soixantaine de participants ont pris part, hier, à cette réunion sur le rôle de la météo nationale dans le service d’alerte national et celui des médias, pour une bonne compréhension de celle-ci. Un rôle d’autant plus important, qu’une mauvaise interprétation de l’information peut être source de danger. Selon Mamina Camara de l’Agence Nationale de l’Aviation Civile et de la Météorologie, « la non-maitrise de l’information météo peut conduire à des risques », en ce sens qu’elle entre dans la donnée de sécurité. « Livrée en mer ou pour la navigation aérienne, elle est une question de sécurité. Pour la météo marine, une mauvaise information peut conduire à des risques dans les activités socioprofessionnelles. Elle doit être bien faite et surtout mise à jour. Des exemples de drames ont eu lieu récemment, à cause d’informations erronées », a-t-il soutenu.

Cependant, les habitudes sénégalaises dans l’acquisition de l’information météorologique sont en train de changer, a-t-il estimé, les catastrophes naturelles obligeant les populations à s’y intéresser. « Les Gouvernements africains ont, aujourd’hui, un autre regard, parce que dans beaucoup de faits, ils investissent beaucoup d’argent qui se retrouve anéanti par ces phénomènes atmosphériques », notera-t-il. Contre une insuffisance de cette information, Mamina Camara de noter qu’il nous faut des moyens plus importants. « Le gap, c’est la sensibilisation et les moyens de communication. Nous sommes un service étatique et les ressources sont encore moindres et nous espérons en trouver, pour sensibiliser et expliquer aux populations et aux services qu’en écoutant les informations météorologiques, ils peuvent s’en sortir », précisera-t-il.

La Coopération Espagnole et la Coopération Norvégienne ont financé ce séminaire qui marque une des étapes les plus importantes de la mise en œuvre du plan de communication de l’Anacim.

Mamadou DIOUF

REWMI QUOTIDIEN