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Meurtre à Keur Massar- Un mécanicien tue son ami qui lui réclamait sa part suite à la vente de ferraille

15 ans de travaux forcés, c’est la peine requise, hier, par le maître des poursuites contre l’accusé Omar Ndiaye. Mécanicien de son état, il a tué son ami Pape Mor Coulibaly avec un tesson de bouteille lors d’une bagarre. Le délibéré sera connu le 2 janvier prochain.

Une triste affaire de partage de butin a viré au drame. En effet, la lecture de l’ordonnance de renvoi nous a permis de comprendre ce qui s’est passé le jour de faits. Au courant de l’année 2012, les éléments de la brigade de Keur Massar ont été informés d’une altercation entre deux mécaniciens dans leur atelier. Une bagarre au cours de laquelle l’un d’eux avait été mortellement blessé avant d’être évacué à l’hôpital Aristide Le Dantec. Les gendarmes se sont transportés sur les lieux où ils ont constaté des traces de sang et des tessons de bouteille qui seraient utilisés par le mis en cause, Omar Ndiaye, contre la victime Pape Mor. L’enquête a révélé que le mis en cause avait demandé sa part de l’argent provenant de la vente de ferraille que Abdoulaye Ndiaye et la victime avait ramassé dans un chantier. A en croire le témoin Abdoulaye Ndiaye Bâ, également propriétaire de la ferraille vendue, Pape Mor avait refusé de partager l’argent avec son antagoniste et, il s’en est suivi une altercation au cours de laquelle le mis en cause lui a assené un coup avec un tesson de bouteille ramassé sur les lieux. Aussitôt après son forfait, Omar Ndiaye est allé se réfugier chez sa grand-mère à Diakhao, une localité située dans la région de Fatick. Par ailleurs, le certificat médical a fait état d’une mort consécutive à une plaie cutanée au niveau de la région latérale du cœur, profonde de 4 cm environ, ayant sectionnée les vaisseaux sanguins, avec une hémorragie interne et externe survenue à la suite de coups et blessures avec un objet tranchant.

La partie civile a réclamé 6 millions de nos francs

Omar, refugié à Fatick, sera appréhendé par la brigade de gendarmerie de cette ville et a mis à la disposition de celle de Keur Massar pour les besoins de l’enquête préliminaire au cours de laquelle le mis en cause a expliqué qu’il a agi parce que la victime avait refusé de lui donner sa part de l’argent provenant de la vente de la ferraille. Inculpé pour meurtre, Omar Ndiaye a nié les faits en déclarant qu’il n’avait pas l’intention de tuer Pape Mor Coulibaly qui était son ami. Tout de même, il a reconnu avoir donné un coup à la victime en faisant usage d’un tesson de bouteille. Il est conscient que c’est ce coup qui a occasionné le décès de la victime comme l’a mentionné le certificat médical. Entendu à la barre de la chambre criminelle, l’accusé a reconnu les faits. A sa suite, le père de la victime a déclaré que le mis en cause avait prémédité son forfait. « J’ai entendu que Omar Ndiaye avait menacé mon fils de le tuer et il l’a fait. C’est un criminel qui doit payer parce que c’est mon fils qui donnait la dépense quotidienne », a dit le père, les larmes aux yeux.  C’est sur ces entrefaites qu’il a réclamé 6 millions de nos francs à titre de dommages et intérêts. Le maître des poursuites a expliqué que les faits ne souffrent l’ombre d’aucune contestation. Sur ce, il a requis 15 ans de travaux forcés. Pour terminer, l’avocat de la défense a martelé que l’accusé doit bénéficier de circonstances atténuantes, d’autant plus que c’est la victime qui a provoqué la bagarre. En tout état de cause, l’affaire a été mise en délibéré pour jugement devant être rendu le 2 janvier prochain.

Cheikh Moussa SARR

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