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Microfinance Aminata Angélique Manga prône une stratégie nationale

Le Ministère de l’Economie solidaire et de la Microfinance, a organisé hier, un atelier de lancement du processus d’élaboration de la première lettre de politique sectorielle de l’économie solidaire. Une occasion pour Mme Aminata Angélique Manga de plaider l’urgence d’une stratégie nationale de développement du secteur.

Aminata Angélique Manga a d’emblée que « cette situation qui renvoie à l’image d’un secteur éclaté, aux contours mal définis, nous impose un double défi de reconnaissance et de consolidation. Il est donc urgent d’élaborer une stratégie nationale de développement du secteur afin de l’unifier et d’amplifier son potentiel de développement. C’est pourquoi, sur la base de notre engagement pour un dialogue constant avec les partenaires et acteurs, nous avons convié à cette journée de réflexion, de partage et d’échange sur la définition, les contours, les atouts et contraintes, les forces et faiblesses, les hypothèses et risques ainsi que les défis à relever du secteur. Je suis sûre qu’au terme de cette journée, au regard de la qualité de l’expertise réunie, les conclusions de vos travaux constitueront le premier jalon de l’élaboration de la stratégie nationale de développement du secteur ».

Selon Madame le Ministre, si le secteur de la microfinance est bien consolidé et pris en charge par nos politiques publiques, et a d’ailleurs atteint des résultats significatifs, il n’en est pas de même du secteur de l’économie sociale et solidaire qui ne fait pas l’objet d’un cadre organisé, structuré et institutionnalisé. «Si l’initiative de l’élaboration d’une stratégie sectorielle relève de la responsabilité de l’État, sa mise en œuvre incombe en grande partie aux acteurs et partenaires qui, au quotidien, sur le terrain, vivent les réalités de l’économie sociale et solidaire. Les acteurs de la stratégie sont nombreux, variés et de profits différents. Chacun d’entre nous a un rôle à jouer. Je compte sur la mobilisation et l’engagement de tous pour nous accompagner tout au long du processus d’élaboration de cette lettre de politique sectorielle de développement », a-t-elle fait savoir.

Ainsi, le Ministre de noter qu’au regard de ces principes fondateurs, l’économie sociale et solidaire est bien présente dans notre vécu historique. En effet, la culture de solidarité économique fait partie de nos traditions et se manifeste dans des pratiques comme les « tontines ». « De multiples activités généralistes de revenus sont mises en œuvre et formalisées à travers des structures de l’économie sociale et solidaire à traveus les associations, les mutuelles, les coopératives et les très petites entreprises  (TEP) », a-t-elle noté.

Cependant, dit-elle, même si l’économie sociale et solidaire est bien présente au Sénégal, elle n’est ni organisée ni structurée. « En effet, le secteur est confronté à plusieurs défis qui entravent son développement, notamment l’absence d’une loi-cadre de l’économie sociale et solidaire, la faible restitution des données statistiques, l’inexistence de l’entreprise de l’économie sociale et solidaire dans notre droit positif et l’impact approximatif de sa contribution à l’économie nationale. Avec l’adoption de cette lettre, le Ministère de l’Economie solidaire disposera d’un atout majeur pour la mise en œuvre de la vision sociale du Chef de l’Etat, déclinée dans l’axe 2 du Pse en ces termes : « la modernisation graduelle de l’économie sociale, facteur d’inclusion et d’emplois, permet d’opérer une transition souple vers une économie formelle… », a-t-elle laissé entendre. Pour Mme Manga, l’économie sociale et solidaire place la personne humaine au cœur de ses préoccupations en combinant un engagement social et une initiative économique. « Son but final est de promouvoir une plus grande cohésion sociale, donc une société inclusive, équilibrée et équitable. Ces acteurs communément retenus que sont coopératives, les mutuelles, les associations, les fondations et les entreprises de l’économie sociale et solidaire, sont ainsi devenus de véritables promoteurs pour l’emploi, l’inclusion sociale et le développement durable », a souligné le Ministre. Elle ajoute que l’adoption de la lettre de politique sectorielle représente l’un des enjeux et objectifs majeurs de son Ministère.

Khady Thiam COLY

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