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Microfinance en Afrique : Ces obstacles à surmonter

Pour installer un secteur de la microfinance plus compétitif et plus dynamique en Afrique, les acteurs doivent obligatoirement passer par la modernisation du fonctionnement des institutions de microfinance. Ce qui favorise une réponse adéquate à leur demande croissante, tout en préservant leur vitalité financière.
Considérée comme une offre de services financiers aux populations pauvres, sans ressources ni droit de propriété et souvent exclues du système bancaire traditionnel, la microfinance ambitionne de voler au secours de ces masses laborieuses. Surtout en Afrique qui ne représente que 10 à 13 % des bénéficiaires de ces prestations. Même si, de plus en plus, les systèmes de microfinance y sont pris en charge par les politiques nationales, ce qui montre qu’ils ont un impact réel sur les économies.

Selon le responsable Afrique de l’Organisation non gouvernementale Planet Finance, Benign Du Parc, les institutions de microfinance (Imf) africaines font preuve d’une productivité élevée et d’une bonne qualité du portefeuille. Même si elles affichent de faibles rentabilités, surtout les Imf publiques. De son avis, les raisons sont à chercher d’une part dans le niveau élevé des dépenses de fonctionnement et le manque d’efficacité des interventions et d’autre part dans la faiblesse des revenus notée dans certaines régions du continent.

Pour M. Du Parc, le succès d’une politique de la microfinance en Afrique passe par un véritable saut d’obstacles. Pour le responsable de cette organisation de solidarité internationale, dont la mission est de réduire la pauvreté dans le monde par le développement de la microfinance, les acteurs du continent doivent s’échiner à réaliser une meilleure coordination de leurs efforts et ceux des investisseurs. Mais aussi à une collaboration plus étroite entre les institutions de microfinance (Imf) locales et les associations professionnelles.

Pour le développement d’un secteur de la microfinance plus compétitif et plus dynamique sur le continent noir, M. Du Parc évoque aussi la modernisation du fonctionnement des Imf afin de répondre à leur demande croissante tout en préservant leur vitalité financière. Ce qui, associée à la résolution du déficit de management et des ressources humaines dans beaucoup d’Imf, devrait leur valoir beaucoup de succès. Il s’agit d’éviter la politisation de la microfinance dans certains pays où elle est utilisée par les pouvoirs publics comme un outil de communication et de propagande.

En outre, M. Du Parc a révélé que la plate-forme des taux d’intérêt peut nuire à l’accès des pauvres aux services financiers. Précisant sa pensée, il a affirmé qu’il est plus onéreux d’accorder un grand nombre de petits prêts qu’un petit nombre de prêts de montants élevés. En mission à Dakar, il a décliné leurs ambitions pour notre pays. ‘La mission de Planet Finance Sénégal est d’y appuyer le développement du secteur de la microfinance en mettant à disposition des Imf locales ses services tout en développant des projets spécifiques, adaptés aux besoins locaux’, évoque-t-il.


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