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MILITARISATION DE L’EPT   ENSEIGNANTS ET ADMINISTRATIFS DISENT NIET

Les personnels enseignant et de recherche, administratif, technique et de service de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) rejettent le projet de loi portant militarisation totale de l’EPT, jugeant ledit projet inopportun et sans objet. Non sans indexer certains membres du gouvernement à soutenir ce projet de loi.

Les personnels enseignant et de recherche (Per), administratif, technique et de service (Pats) de l’Ecole polytechnique de Thiès (Ept) comptent bien bander les muscles pour s’opposer au projet de loi portant militarisation totale de l’établissement. Ils ont pris cette décision hier, lundi 16 février, au terme des assemblées générales de section Saes de l’EPT, en accord avec la coordination de Thiès et le bureau national et du syndicat des PATS, les PER. Les assemblées générales ont constaté, pour le déplorer, l’examen, en Conseil des ministres du 09 décembre 2015, du projet de militarisation à l’insu du ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche (Mesr).
Ils soutiennent que «la gestion universitaire ainsi que le statut d’enseignant chercheur et des personnels des établissements d’enseignement supérieur et de recherche, sont incompatibles avec une administration militaire totale de l’EPT».
Les enseignants et le personnel administratif ont rappelé que c’est suite à une «inspection générale d’Etat (rapport Amadou Lamine BA) et un audit de la coopération canadienne (rapport de Mme Kingsberry,), principal bailleur, que l’Etat avait décidé de retirer les militaires de l’EPT ». Avant de soutenir : « nous avons désagréablement vécu l’administration militaire de l’EPT de 1973 à  1992 ».
Tout en indexant le soutien du projet par certains membres du gouvernement, les assemblées générales ont estimé que « le projet de militarisation n’est rien d’autre qu’un complot ourdi contre le Directeur et les enseignants de l’EPT par les anciens avec à leur tête un Ministre qui use de son influence auprès du Président de la République pour l’induire en erreur ».
Elles y voient comme inconvénient de la militarisation de l’EPT, une « rupture automatique des conventions de partenariat signées avec des universités et des entreprises, en tant qu’établissement d’enseignement supérieur et non établissement militaire ».
« Le management militaire basé sur l’obéissance aux ordres du chef et l’autoritarisme est incompatible avec la liberté d’action, de pensée et d’expression de l’enseignant du supérieur », soutiennent les personnels de l’Ept.
Rappelant le Contrat de performances à hauteur de 5 milliards FCfa dont 3,5 milliards d’investissement, déposé auprès de la banque mondiale, les assemblées générales exigent que « l’EPT reste un établissement d’enseignement supérieur dirigé par un enseignant comme dans toutes les structures de l’enseignement supérieur ».
« Elles avertissent les autorités que tout forcing pour une militarisation totale de l’EPT entrainera automatiquement le départ des PER et PATS vers  d’autres structures universitaires conformément à leur statut », menacent les personnels de l’Ept.
Sud quotidien

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