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MINUSCA Les véritables raisons du limogeage de Babacar Gaye

Selon la version officielle, le chef de la mission de l’ONU en Centrafrique a été limogé. Le général Babacar Gaye, nous dit-on, a été poussé à la démission à la suite d’une série d’accusations d’abus sexuels contre des enfants commis par des Casques Bleus. En vérité, de sources concordantes, le Général Babacar Gaye est victime du bras de fer entre l’Etat du Sénégal et le système des Nations Unies sur l’avis du Groupe de Travail qui a demandé la libération de Karim Wade. «En plus depuis deux mois, l’Etat du Sénégal refuse de respecter les directives du Groupe de Travail qui est un démembrement important de l’ONU. Aujourd’hui, le Général Babacar Gaye est une victime dans ce bras de fer engagé par l’Etat du Sénégal contre les Nations Unies », nous confie notre interlocuteur au bout du fil. Avec ce départ du Général sénégalais Babacar Gaye de la tête de la Minusca, notre confident demeure convaincu que c’est le Sénégal qui perd un poste stratégique. «Ceux qui disent que l’ONU ne peut rien contre le Sénégal doivent revoir leur copie. Et que ce limogeage est un signal fort lancé à l’endroit des autorités sénégalaises», avise notre source, jouant même à se faire peur. «D’autres sanctions, nous révèle-t-il, pourraient tomber lors de la prochaine Assemblée générale de la Commission des droits humains de l’ONU». Intox ou manipulation? En tout cas les prochains jours voire mois nous édifieront. A signaler que le rapport qui a fait tomber Babacar Gaye a été rédigé par Amnesty International qui avait également exigé la libération de Karim Wade. Pour rappel, le limogeage de Babacar Gaye intervient au lendemain de l’ouverture d’une enquête sur des accusations de viol contre une fillette et de l’homicide d’un adolescent de 16 ans et de son père qui auraient été commis par des Casques bleus au cours d’une opération armée dans la capitale centrafricaine, début août. Au moins cinq personnes, dont un Casque bleu, avaient été tués et des dizaines blessés pendant cette opération qui s’est déroulée les 2 et 3 août, et visait à arrêter un ancien chef de l’ex-rébellion séléka dans l’enclave musulmane du PK5, à Bangui. L’ONU a également annoncé la nomination d’une commission indépendante pour enquêter sur la façon dont les Nations Unies ont géré ces affaires, après des critiques pointant du doigt la lenteur de sa réaction sur le dossier.
Salamraky

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