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Mise en place du Sénat : Les inquiétudes de Mbaye Jacques Diop

Dans la perspective de la création du Sénat, des réajustements interviendront au niveau du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes). Mbaye Jacques Diop, son Président a tenu à rassurer les honorables conseillers sur leur sort. L’harmonisation du budget des deux assemblées parlementaires avec celui du Craes est également une préoccupation majeure du Président Diop.

Source : Le Matin
Source : Le Matin
Le retour au bicaméralisme au Sénégal qui verra l’existence de deux assemblées parlementaires intéresse sérieusement le Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes),. En marge de la clôture de la première session de cette assemblée consultative nationale, son Président a informé en les rassurant, les conseillers de la république, sur certaines prérogatives dévolues à son institution qui seront transférées au Sénat qui sera créé incessamment. Pour se faire comprendre, le président Diop reviendra sur la genèse de la création de son institution. Le Conseil de la République a – t-il estimé est « une institution, une chambre consultative nationale créée par une loi constitutionnelle suite à la saisine de l’Assemblée nationale par le Président de la république pour une révision de la constitution pour mettre en place le conseil ». La loi organique votée par l’Assemblée nationale et organisant son fonctionnement a abouti à la signature du décret présidentiel portant sa création ; laquelle se justifiait par le souci du Président de la République de « rationaliser les moyens humains et financiers ». En décidant de revenir au système bicaméral qui verra la mise en place de deux assemblées parlementaires que sont le Sénat et l’Assemblée nationale tout en maintenant toujours la chambre consultative qu’est le Conseil de la République, M. Diop a soutenu que « quelques prérogatives dévolues anciennement au Sénat, notamment dans sa composition, et qui étaient confiées au Craes seront retournées à cette institution ». En effet, une de ses dispositions, relative au mode de désignation de ses membres, stipulait que « chaque département envoie un représentant au Craes ». C’est cette disposition qui « doit maintenant être gommé et il reviendra au Sénat qui va être installé de récupérer les collectivités locales dans sa composition », a – t- il poursuivi.

Quant à la seconde modification, elle a trait aux missions et sur ce plan, le Craes, « qui n’a pas de prérogatives législatives, n’est pas touché par les prérogatives de légiférer qui sont l’apanage des deux chambres », dira – t-il. De l’avis de M.Diop, la mission essentielle du Craes se résume « au conseil et à la réflexion sereine et apaisé dans une assemblée de sagesse sans passion ni parti pris sur les questions fondamentales qui intéressent et interpellent la nation ». À l’opposé des assemblées parlementaires qui sont « des lieux de compétitions, de frictions où l’on se bat au nom de son parti ou pour son propre compte pour avancer une idée, une proposition ou un projet de loi », a-t-il soutenu. C’est ainsi qu’il a tenu à rassurer les 110 membres du conseil quant au Craes qui va « demeurer une chambre consultative » et les conseillers en exercice qui vont « poursuivre leur mandat jusqu’à son terme prévu le 09 août 2009 ».

Par ailleurs, il a demandé une harmonisation du budget des trois institutions tout en s’empressant de spécifier sa pensée. En effet, la bonne lecture de cette requête est qu’elle émane d’une « décision politique à la seule appréciation du Président de la République. Aussi, c’est seulement à l’instar de ce qui se fait en France ou le budget du Conseil économique et social est aligné à celui des assemblées parlementaires que le Président « a soumis mais ne réclame pas, cette toute petite doléance en ce sens que tout compte fait, il appartiendra encore une fois au Président de la République, de décider si le budget du Craes peut être aligné au même niveau que celui des assemblées parlementaires », at-il conclue.

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