ECONOMIE

MODERNISATION DES SITES DE TRANSFORMATION DES PRODUITS HALIEUTIQUES Les femmes transformatrices de poissons de Bargny étalent leurs difficultés

  • Date : 30 mai 2016

 En marge de la cérémonie de remise d’attestations de fin de formation en Gestion financière et hygiène organisée par l’Usaid/Comfish, les femmes de khelcom-Bargny spécialisées dans la transformation de produits halieutiques ont lancé un véritable cri de SOS. Elles réclament plus d’aide et de soutien pour améliorer leur travail et leur cadre de vie.

Au nombre de plus 5OO, selon leur Présidente, les femmes transformatrices de poissons de Khelcom-Bargny lancent un cri de détresse à l’endroit des décideurs et des bonnes volontés. De l’avis de Madame Fatou Samb, présidente de l’association « Geum Sa Bop », ces braves femmes vivent et travaillent dans des conditions très précaires et dangereuses. « L’endroit qui regroupe près de mille (1000) femmes en période de rush, (selon le dernier décompte du service des pêches) mérite d’être équipé.  Nous passons toute la journée sous le chaud soleil à Khelcom qui ne dispose toujours  ni de toilettes, d’eau, encore moins d’électricité », dénonce-t-elle. Et toujours selon elle, «  le travail fourni ici mérite des conditions d’hygiène et de conservations agrées ; nous produisons des produits destinés à la consommation et cela mérite des conditions de sécurité et de conservation optimales et nous demandons à l’État de nous aider dans ce sens ».

Poursuivant son propos, la présidente des femmes transformatrices de poissons a aussi révélé que l’accès à khelcom surtout en période d’hivernage est un véritable chemin de croix. « Nous avons, à maintes reprises, interpellé la mairie pour nous aider mais jusqu’à présent notre requête est restée lettre morte », se désole-t-elle. Et d’ajouter : « La Première Dame, par l’intermédiaire de l’homme politique Rufisquois, Homère Seck, a fait un geste en traçant le chemin qui mène aux lieux de séchage de nos produits. Mais nous préférons une route goudronnée avant l’hivernage ».

Très sensible à la situation de ces femmes, l’USAID/Comfish a organisé à l’intention de ces dames, des séances de formation en gestion, en hygiène et aussi offert du matériel pour la conservation de leurs produits. Mis sur pied depuis deux (02) ans,  le  projet pilote qui concerne une quinzaine de site de transformation à travers le pays, vise à terme selon le Dr Khady Sané Diouf directrice du projet, à « labelliser le produit local avec la modernisation du secteur tout en en respectant les normes standards ». D’après le Dr Diouf,  l’accent a été mis sur les femmes transformatrices avec «  la mise en place d’unité de transformation moderne pour prendre en compte la qualité et l’hygiène dans le processus de transformation de produits issus de la mer ».  Il s’agira, précise-t-elle, « de mettre en place un processus qui consiste à renforcer la capacité des femmes en mettant à leur disposition les moyens techniques qui leur permettrons de respecter les règles d’hygiène et de qualité ». Ce qui, selon elle,  va participer à la préservation de l’environnement et de la biodiversité mais aussi à l’amélioration de leur bien-être avec le renforcement de leur condition de travail.

Djiby GUISSE

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