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« MON MASTER 2 N’EST PAS PRIS EN COMPTE PAR L’ETAT SENEGALAIS »

Je suis diplômée de l’Université Dakar Bourguiba. J’ai obtenu le master II en droit il y a quelques années. Depuis lors, je cours derrière les concours nationaux, notamment l’Ecole Nationale d’Administration (ENA), le Centre de formation judiciaire(CFJ) etc. Ma candidature est toujours rejetée. L’état sénégalais ne prend pas en compte mon diplôme.

J’ai obtenu mon diplôme après cinq ans de sacrifices. En effet, après le Baccalauréat, je m’étais inscrite en première année à la faculté de droit de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Les conditions d’études étaient extrêmement difficiles. Nous étions plus  de 5 000 étudiants. Il était quasi impossible de suivre correctement les cours. Les amphithéâtres étaient archicombles.

Alors, j’ai décidé de rejoindre une institution privée qui offrait les mêmes cours, avec les mêmes professeurs, mais dans de meilleures conditions.   Je remercie mes parents au passage qui m’ont permise de poursuivre mes études dans de meilleures conditions. Ce n’était pas très évident. Ils m’ont beaucoup motivée pendant ces cinq longues années de sacrifices et de privations. Le concours d’entrée au Barreau sénégalais ne m’est pas autorisé.

Et pourtant, nos camarades de promotion étrangers tels que les Ivoiriens, les Gabonais et autres sont devenus procureurs ou occupent d’importantes fonctions dans leurs pays respectifs. Ils ne comprennent pas pourquoi nous sommes dans cette situation.

L’état sénégalais nous propose d’aligner nos diplômes sur les leurs en reprenant nos études à partir du Master I dans les universités publiques. Ce qui est inacceptable. Je pense que nous avons les mêmes qualifications et compétences que les diplômés de ces universités. Nous nous connaissons, nous nous pratiquons.

Je lance un appel solennel à l’état sénégalais. Permettez-nous de faire les concours nationaux. Mettez-nous à l’épreuve. Le résultat serait surprenant. Nous sommes responsables, compétents et qualifiés. Nous avons été formés à bonne école par d’éminents spécialistes du droit. Nous voulons participer à l’émergence de ce pays. Nous sommes de dignes fils du Sénégal.

Etudiante de l’Université Dakar Bourguiba

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