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Monument de la renaissance africaine… au fil du temps : banni hier, adulé aujourd’hui !

 Le Monument de la renaissance africaine a déjà cinq ans. Cette imposante architecture de 52 mètres, en bronze et cuivre, a été depuis sa création, sous le feu nourri des médias et de la classe politique. Chacun rivalisait de formules assassines pour fustiger l’érection de la statue.

Aujourd’hui, le site du Monument de la Renaissance est source de toutes les convoitises. Le Quotidien Rewmi a jeté sa curiosité sur ce colosse, objet d’attention de la part des visiteurs qui repartent heureux, soulagés et épanouis au simple contact avec la statue. Ce colosse critiqué, hier, ne cesse d’attirer du monde. Véritable patrimoine culturel de dimension continentale et même mondiale, la statue impressionne plus d’un. Et fait l’objet de visites fréquentes. Ils sont nombreux les hommes d’origines diverses à ne pas pouvoir cacher leur émotion une fois en face de cet ouvrage d’art de « classe rare », qui défie le temps, l’espace et le ciel. Le gardien du « temple » est déjà sur les lieux. Derrière un guichet ouvert, il s’apprête à recevoir des visiteurs de divers horizons. Un couple italien s’approche. Il s’agit de Paulo Coninci et Murella Deléti. Ils se parlent. Difficile de saisir le sens de leur conversation. Certainement, l’un ou l’autre n’a pas manqué d’exprimer toute sa surprise de se retrouver sur une colline, siège d’un monument « pas comme les autres ». Mais, ils ont tout de même fini par se rapprocher du guichet où ils ont payé deux tickets. L’accès sur le monument vint ainsi de leur être permis. Interpellés, ces visiteurs italiens sur un français laborieux ont tant bien que mal livré leur sentiment : « Content, moi pas vu çà, jamais ».

« Hein, fort, idée grande », réagit Paulo Coninci sous le regard agar de son épouse Murella Deléti qui ne semble pas réaliser le rêve de se retrouver sur le monument dont ils ont certainement tant entendu parler. Apparemment, elle n’en revient pas. Et ils ne sont pas les seuls sur les lieux, les visiteurs venus d’ailleurs. Guidés qu’ils sont par le goût de l’aventure.

Celle d’atterrir en terre sénégalaise de Dakar, à la découverte du majestueux ouvrage que constitue le monument de la renaissance africaine. Les marches de l’édifice franchies, les visiteurs, qu’ils soient Sénégalais, Africains ou d’ailleurs contemplent la tête haute, le regard fixant le monument représenté par un couple et son enfant dressé vers le ciel. L’homme portant son enfant sur son biceps et tenant sa femme par la taille.

L’émotion est lisible sur certains visages de visiteurs qui viennent pour la première fois sur ce lieu. Du guide, ils apprennent ceci : « C’est l’Afrique qui sort des entrailles de la terre, qui quitte l’obscurantisme pour aller vers la lumière », explique Ousmane Guèye, un employé bien apprécié des visiteurs. De l’argent, les « photographes du monument de la renaissance africaine » en gagnent. En catimini.

La rentabilité du métier de photographe sur les lieux a d’ailleurs poussé certains photographes à s’abonner en qualité de photographe accrédité du monument. Hier dimanche (Ndrl : Nous nous sommes rendus sur les lieux il y a quelques jours), les visiteurs sont encore venus nombreux. Et le visiteur qui quitte le monument repart avec la conviction de revenir sur la colline… très prochainement.

Khady Thiam Coly (Stagiaire)

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