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Mort de Fallou Sène, retard des bourses: Macky rassure les étudiants

Venu inaugurer six nouveaux pavillons, hier à l’Ucad, le Président Sall s’est prononcé sur l’affaire Fallou Sène avant d’assurer que justice se fera. Il a également répondu aux doléances des étudiants sur, entre autres, le retard des bourses, la brutalité policière.

 Le Président de la République, Macky Sall, a inauguré hier six nouveaux pavillons à l’université Cheikh Anta Diop de Dakar. Il a eu droit à un accueil chaleureux de la part des étudiants. Il n’avait ni heurts ni bagarres ni jets de pierres. Les étudiants, qui ont fait preuve de maturité, ont exposé leurs doléances au Chef de l’Etat. Des revendications relatives au retard des bourses, à la brutalité policière et à la lumière sur la mort de Fallou Sène….

En réponse aux étudiants, le Président Sall a déclaré : « Je suis très sensible à votre message sur la justice. Bien sûr que la justice devra s’exprimer, s’exercer de par ceux qui en ont la charge, mais pas par vous étudiants ou nous membres du Gouvernement. Il appartient aux magistrats et aux seuls magistrats d’appliquer la justice au nom du peuple et dans des conditions que la loi définie très clairement ». Le Président Macky Sall de poursuivre : « j’ai été plus que meurtri d’apprendre le décès de Fallou Sène. Par ailleurs, je suis particulièrement attaché à l’éducation et à la formation. C’est pourquoi j’ai décidé d’investir autant et plus pour que les étudiants réussissent, faire ce qu’on a fait dans le domaine social, c’est-à-dire augmenter le montant des bourses, des aides, diminuer les prix des prestations du Coud, recruter 200 enseignants du Supérieur,… de façon à rester dans les ratios d’encadrement internationalement reconnus, un enseignant pour 25 étudiants, au lieu d’un pour 40 étudiants présentement à l’Ucad ». A en croire toujours le Chef de l’Etat, leur volonté c’est donc d’offrir aux étudiants les meilleures conditions de vie et d’études pendant qu’ils sont encore à l’université. « C’est une courte étape de la vie. Ce qui vous attend est encore beaucoup plus sérieux, beaucoup plus difficile », a averti Macky Sall.

« Ce qui n’est pas normal, c’est de casser des bus ou de se frotter aux policiers »

S’agissant de la revendication des étudiants sur la prestation des banques et de la banque Ecobank, le Président de la République a rappelé que des mesures avaient été prises pour diversifier les acteurs dans les campus puisque les attentes ont été fortes. Ainsi, dit-il, le Ministre de l’Economie et des Finances prendra des mesures qu’il faut pour d’autres banques dans les campus afin d’alléger les conditions de retrait des bourses. Il faut dire que le Président Sall a profité de cette occasion pour rappeler aux étudiants que les défis qui les attendent sont importants. « Celui qui nous parait plus évident, est celui de l’apprentissage à la citoyenneté, à la construction de la paix et au respect des valeurs de la République qui nous sont communes. J’ai été dirigeant du mouvement d’étudiant. J’ai été le président des élèves ingénieurs. J’ai aussi revendiqué. Un étudiant doit revendiquer, c’est normal. Ce qui n’est pas normal, c’est de casser des bus ou de se frotter aux policiers. Parce qu’ils sont dans leurs droits aussi. Ils sont les gardiens de l’ordre public. Ils sont recrutés pour cela. Ils sont payés  pour cela et c’est pour  le bien de tout le monde », a-t-il confié. Toutefois, le chef de l’Etat rêve d’une université ou étudiants et policiers, étudiants et Président de la République la main dans la main. « J’ai augmenté les bourses. J’ai été étudiant et j’étais parfois sans ticket. Ma bourse, je la partageais avec ma mère. Je sais combien la bourse qui est donnée aux étudiants est fondamentale. Nous connaissons les problèmes, mais il faut que nous les traitions de manière responsable et éviter ceux qui pensent qu’ils peuvent jeter de l’huile et créer la confusion. Soyons lucides. Nous savons comment cela se passait et ce sont les mêmes méthodes jusqu’à présent. Heureusement qu’il n y a même pas de coton qui a été jeté. C’est pour vous dire que je suis prêt à travailler avec vous. Mon Gouvernement est prêt à travailler avec vous ».

Cheikh Moussa SARR

 

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