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MORT PAR LE FEU VENDREDI DERNIER DE OUSMANE SALL, CADRE A LA SENELEC : Sa famille écarte la thèse du suicide ou de l’immolation

Domicilié à la cité Diagne Nar, non loin de Petit-Mbao, Ousmane Sall, ingénieur de profession à la Senelec et chef de service dispatching à Fass-Mbao, est décédé vendredi 9 septembre à juste 40 ans, calciné dans sa voiture. Il revenait de la centrale C4 du Cap des Biches, alors qu’il avait déjà fini de faire son rapport journalier à ses supérieurs hiérarchiques. Monogame, père de famille jovial, Ousmane Sall a été enterré, avant-hier, à Touba et laisse derrière lui une jeune veuve, Fatou Béguéré, sage-femme de son état à l’hôpital Abass Ndao de Dakar et deux jeunes filles âgées respectivement de 4 et 2 ans et demi.

Si les causes de sa mort, diversement interprétées, restent encore à élucider, des sources concordantes dans la maison mortuaire, à la cité Diagne Nar, ont évacué toute thèse de suicide.

Au rez-de-chaussée de la maison R+1 devant laquelle était dressée une tente blanche (pour les besoins des funérailles), des femmes, la mine triste, la plupart vêtues de boubous blancs, discutent à voix à peine audible, de la fin tragique d’Ousmane Sall.

C’est une défaillance technique qui peut être à l’origine de sa mort, concluent à l’unanimité les membres de sa famille

Au 1er étage, se trouve la famille éplorée. Dans le salon, les hommes discutent et attendent le retour de ceux qui sont partis à l’enterrement à Touba. Dans une courette, Fatou Béguéré, l’épouse du défunt, est assise sur un matelas à même le sol, entourée d’autres dames venues la consoler. Abattue, la tête couverte d’un voile et les pieds d’un pagne tissé, elle avait à ses côtés sa sœur aînée Mame Diarra et la dame Sokhna Guèye qui a élevé son mari. «Je ne peux pas m’adresser à la presse», dit-elle, la voix encore tremblante. Sa sœur aînée Mame Diarra, elle, se confie : «C’était un homme bien qui était au chevet de tout le monde. Très souriant, il est sans façon en plus d’être un fervent croyant qui aimait son prochain. Plein de vie et doublé d’une générosité et d’une courtoisie sans pareilles». Sanglots et larmes coupent ses propos. Encore sous l’émotion, elle a relevé pour le déplorer que tout ce qui a été dit sur la mort de son beau-frère est faux et que c’est le fait d’esprits «malintentionnés». «Ce n’est pas quelqu’un qui peut se donner la mort. Car il n’a ni problème ni souci, donc, il n’a pas de raison pour le faire», conclut-elle.

A sa suite, la dame Sokhna Guèye, la soixantaine à peine, retrace la vie et le parcours de celui qu’elle appelait affectueusement son enfant. «Ousmane Sall est fils d’un bijoutier qui a quitté sa ville natale de Thiès pour s’installer en Côte-d’Ivoire et faire fortune dans le commerce de l’or et des métaux précieux. Né à Bouaké où il a grandi, il y restera pour poursuivre ses études auprès de sa tante Sokhna Guèye, au retour de son papa au Sénégal, jusqu’à l’obtention du Bac à Abidjan. Entre-temps, il a vécu entre les villes de Daloa qui a accueilli ses parents quand ils sont venus du Sénégal, Abidjan et Bouaké». Après donc son succès au Baccalauréat en Côte d’Ivoire, se remémore sa tante, il décida alors de rentrer au bercail et arpenter les chemins sinueux de l’Université Cheikh Anta Diop (Ucad). Il s’inscrit à la Faculté des sciences et techniques. Après quelques années, il repart en Côte-d’Ivoire pour intégrer l’Ecole supérieure interafricaine de l’électricité d’où il sort et devient cadre à la Senelec. Il est d’abord affecté au Cap des Biches avant de rejoindre le service de dispatching de Fass-Mbao», dit-elle, les yeux rougis à force de pleurer.

Quant à son oncle, Lamine Sall, il est catégorique : «Sa mort ne peut être due qu’à une défaillance technique de sa voiture». Sa maman, sous le choc, ne s’est pas prononcée. Très âgée, elle hochait la tête en signe d’acquiescement de tout ce qu’ont dit les proches.

Le Populaire

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