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MORTALITE INFANTO-JUVENILE L’Usaid estime 33% des cas dus à la malnutrition

 Des enfants continuent encore de nos jours de mourir de malnutrition. Un mal qui est la cause de 33% de la mortalité infanto-juvénile. Pour y remédier, l’Usaid investit dans la bio-fortification

Au Sénégal, 33% des cas de mortalité infanto-juvénile sont dus à la malnutrition. Selon les estimations de Profiles Sénégal (2002-2011), cette malnutrition infanto-juvénile est surtout caractérisée par la forme chronique. Les enfants souffrant de malnutrition sont aussi en manque de micronutriments tels que le fer, le zinc, la vitamine A et l’iode. Des carences aux conséquences alarmantes sur la santé et la survie de ce groupe vulnérable.  Au vu du massacre causé par la malnutrition, l’Etat du Sénégal, appuyé par l’Usaid/Yaajeende, pour contrer ce mal, a décidé d’investir dans l’Agriculture pour la nutrition (Apn). Ce qui se fera, selon l’Ong américaine, à travers des activités de diversification de l’alimentation, «par la promotion de l’horticulture, des produits de cueillette, des farines infantiles enrichies ». Mais aussi, informe l’Usaid/Yaajeende, par l’amélioration de la disponibilité et de l’accessibilité aux produits animaux. Cependant, signale l’Ong dans un communiqué, l’exécution de l’Apn risque d’être plombée par le changement climatique «qui est devenu une réalité tangible» et se manifeste par une pluviométrie de plus en plus faible. Ce qui impacte négativement sur les niveaux de production agricole. Après ce constat, l’Usaid veut aider le gouvernement à relever le défi de la diversification de la production agricole, en augmentant celle maraichère et fruitière, en dotant les producteurs de semences riches en micronutriments «capables de répondre aux besoins nutritionnels d’une population en constante augmentation».

Bio-fortification

C’est pourquoi, pour plus d’efficacité, renseigne l’Usaid, l’Apn, pour réduire les carences en micronutriments, fait bénéficier aux populations rurales de la bio-fortification, «une technologie de pointe résultant des progrès scientifiques les plus récents dans le domaine de l’agriculture.»  Et l’objectif de cette bio-fortification est de rendre les aliments plus nutritifs, en sélectionnant les variétés qui sont exceptionnellement riches en micronutriments, en vitamines  et autres minéraux. La consommation quotidienne de ces aliments par les populations de Bakel, Kédougou, Kolda et Matam ciblées par le projet Yaajeende, leur fournira plus de nutriments que les variétés habituellement consommées, indique l’Ong américaine. Qui signale que «la bio-fortification n’implique pas de modification génétique» et que son coût abordable et sa capacité à rendre les denrées alimentaires de bases ciblées plus nutritives, représentent une solution durable pour réduire la malnutrition à grande échelle. Pour ce, l’Usaid collabore avec l’Institut africaine de recherche agricole et a déjà introduit dans d’intervention du projet des semences bio-fortifiées  testées très riches en micronutriments. Ces semences concernent, liste l’Usaid, «la patate douce à chair orange riche en vitamine A, le mil bio-fortifié riche en fer, le maïs obatampa riche en protéine de qualité, le haricot commun bio-fortifié riche en zinc et fer et la pomme du Sahel (jujube amélioré) riche en vitamine C, en fer et en calcium.»

Christine MENDY

 

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