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MOUHAMADOU MAKHTAR CISSÉ, DG DE LA SENELEC « Pourquoi je dédie spécialement mon Cauri d’Or du meilleur Manager Homme au Président Sall »

La SENELEC est une entreprise au cœur des actions prioritaires du PSE. Distingué pour ses réalisations et ses performances exceptionnelles depuis qu’il est à la tête de cette structure, Mouhamadou Makhtar Cissé a été primé Cauri du Meilleur Manager Homme. C’était, samedi dernier, à l’occasion de la 12e édition de la soirée des Cauris d’Or. Dans cet entretien, Mouhamadou Makhtar Cissé revient sur le secret de sa réussite et ses rapports avec le président de la République, Macky Sall.

Vous avez reçu le Cauri d’Or du Meilleur Manager Homme lors de la dernière Édition de la prestigieuse cérémonie de distinction des Cauris, le 07 mai dernier. À qui dédiez-vous ce prix ?

« Je dédie ce prix aux clients, aux agents de la SENELEC. Pourquoi aux agents parce que le chemin est difficile mais, nous y arrivons à mobiliser l’ensemble des énergies pour réussir notre mission. Vous savez, l’électricité est un service public, c’est un service public vital. Ce n’est pas une marchandise comme les autres. L’électricité est vitale pour les hommes mais aussi vitale pour l’économie de ce pays. Je dédie ce prix spécialement au président de la République, Macky Sall car, dans la trajectoire d’un homme comme moi ma chance c’est de bénéficier de la confiance du président de la République. Toutefois, ce prix c’est le début de nouvelles réalisations. Nous sommes conscients que dans le redressement de la SENELEC, il  y a plus de chemin à faire que de chemin parcouru. »

Vous dédiez ce prix spécialement au président de la République, Macky Sall. Quelles sont vos relations ?

« J’ai eu beaucoup de chance de bénéficier de la confiance des autorités de mon pays et particulièrement du président de la République. C’est ce qui fait qu’aujourd’hui qu’on puisse parler de Makhtar Cissé. C’est ce dernier qui m’a fait ministre du Budget, ensuite Directeur de Cabinet à ses côtés et enfin aujourd’hui Directeur général de la SENELEC. Sans ses actes de nomination, je n’existerais pas dans ma position actuelle, je n’existe pas dans ma notoriété donc je lui rends grâce, je le remercie et je prie pour qu’il réussisse la mission exaltante qui lui est confiée à la tête de l’État. J’ai eu la chance de le côtoyer, je sais qu’il a une de grosses ambitions pour son pays, c’est évident, sinon il ne serait jamais devenu président de la République. Il a une très bonne vision, il connait le cap ; il connait la direction. Le Plan Sénégal Emergent (PSE) traduit cette vision et ce cap ; il a énormément de volonté et de courage, ça se sent au quotidien dans sa façon de manager, d’être sur le terrain, multiplier les réunions et les rappels. Il est à bord du bateau, il n’est pas dans sa cabine, il est devant, il tient le gouvernail bien en main. »

Pouvez-vous revenir sur votre parcours qui vous a valu, aujourd’hui, Cauri du Meilleur Manager Homme ?

« Mon parcours est un parcours classique, celui d’un jeune sénégalais qui a pu surmonter nombre d’obstacles. Je suis fier de dire que je suis un pur produit de l’école sénégalaise. C’est pour moi l’occasion de lancer un clin d’œil aux jeunes écoliers sénégalais aux jeunes étudiants. À notre époque, on nous payait pour étudier et nous devons payer aujourd’hui pour que nos enfants puissent étudier dans de bonnes conditions. Il faut dire que c’est l’économie du savoir qui gouverne maintenant le monde, la frontière dans le monde réside entre ceux qui savent et ceux qui ne savent pas. Ce changement de paradigme renseigne sur l’évolution des choses. Il faudrait que les jeunes sénégalais puissent le comprendre que la vie est faite d’épreuves qu’il faut surmonter. C’est une évidence ce que je vous dis là, mais on ne peut pas dire d’autre vérité que la réussite passe par l’apprentissage. La quête du savoir est un chemin difficile, le chemin qui mène à la consécration d’un homme, quel qu’il soit d’ailleurs  si tant est qu’on puisse parler de consécration est un chemin périlleux. Malgré tous ces efforts, il faut de la chance, il faut la confiance de ceux en qui le destin a placé le degré. »

Quel message souhaitez-vous lancer aux leaders d’opinion et aux jeunes entrepreneurs ?

« Je n’ai pas la prétention de pouvoir lancer un message aux milliers de personnes mais si je devrai dire quelque chose c’est déjà dit. D’ailleurs, quelqu’un a déjà dit ”la paix est l’autre nom du développement”. Nous vivons dans un monde très trouble traversé par beaucoup de conflits. Au Sénégal, veillons sur cette paix, sur cette cohésion sociale avant de parler des autres. Au-delà de notre pays, que tous les hommes, nous sommes une humanité une entière et indivisible et tout ce qui touche un pays touche une personne, touche le reste de l’humanité. C’est ce que renseigne les écritures, la sagesse, c’est ce que renseigne le bon sens que nous sommes une humanité une et indivisible et que les problèmes du monde sont les problèmes de tous les peuples. Les frontières sont presque virtuelles aujourd’hui parce qu’avec la vitesse de transmission de l’information  le monde est devenu un village planétaire. Je lance un appel à plus de paix, à plus d’unité, plus de dialogue, plus de tolérance et ça passe par le développement. Nous sommes des peuples jeunes avec une population jeune légitimement impatiente ; si nous ne relevons pas tous les défis économiques pour satisfaire leurs espoirs, rien n’est pire que le désespoir, ça peut engendrer d’autres dérives qui troubleront continuellement la paix du monde. Tous les décideurs, au-delà de la recherche, de l’intérêt du gain, la recherche du gain inhérente à toutes entreprises privées publiques. SENELEC cherche aussi à faire des gains même si c’est très difficile donc il faudrait qu’on pense à l’équilibre social de nos pays, de nos sociétés en pensant beaucoup aux jeunes et en faisant le maximum pour régler la lancinante question de l’emploi. Il faut dire que c’est le fruit de mon apprentissage auprès du président de la République qui a lancé énormément de programmes contre les inégalités, pour la jeunesse, programmes qu’il faut amplifier et qu’il faut renforcer. »

Parlons à présent de la politique avec notamment l’appel au dialogue lancé par le chef de l’État. Êtes-vous pour ce dialogue ?

« Il faudrait que toutes les forces vives de ce pays puissent se rassembler autour de son engagement pour qu’ensemble nous puissions relever tous les défis. Cela ne gommera pas les différences, les aspérités qu’il y a dans toutes les relations humaines, cela n’est pas le but de mon propos et je ne suis pas la personne indiquée peut-être pour lancer cet appel mais, c’est juste un cri patriotique. Je suis un Sénégalais qui aime son pays et qui pense que dans l’union on peut arriver à beaucoup de choses. Nous sommes un petit pays en termes de surfaces, en termes de ressources mais nous sommes un grand peuple, une jeune Nation, nous sommes une Nation héroïque, notre histoire en témoigne, le dynamisme de notre diaspora et de notre jeunesse en témoignent. Les figures emblématiques de notre histoire en témoignent ; donc nous avons la chance d’avoir un président de la République qui est né après les indépendances et qui a autant d’énergie. Et il faut que nous tous, nous puissions l’accompagner pour qu’on puisse franchir ce cap qui fera du Sénégal un pays émergent. »

Cheikh Moussa Sarr

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