enfants_tallibes (1)

MOUHAMADOU RASSOULOU MBOW, IMAM DE MBOLO BIRANE « Les parents ne doivent pas s’opposer au retrait des enfants de la rue »

Le retrait des enfants de la rue est à l’origine de la sortie de beaucoup de responsables religieux et politiques. Certains se disent favorables à cette décision que l’État du Sénégal a prise pour améliorer les conditions de vie des couches défavorisées. Quant à Serigne Mouhamadou Rassoulou Mbow, Imam de Mbolo Birane, il a fait savoir, dans son sermon, à l’occasion de la célébration de la Korité, que « les parents ne doivent pas s’opposer à cette mesure qui entre dans le cadre de rendre la vie des enfants meilleure ».

Beaucoup d’Imams et chefs religieux ont axé leurs sermons sur la question du retrait des enfants de la rue, lors de la prière de l’Aïd el Fikr, mercredi dernier. Une décision que l’État du Sénégal a prise avec fermeté. Plusieurs enfants qui trainaient dans la rue ont été même retirés puis insérés dans des centres sociaux d’accueil et autres, depuis le début de l’opération qui avait été entamée par les autorités. Mouhamadou Rassoulou Mbow invite d’abord les parents à ne pas fuir leurs responsabilités, c’est-à-dire de ne pas livrer leurs fils aux personnes qui utilisent les adolescents pour se faire de l’argent. Pour lui, « la lutte contre la mendicité des enfants doit être une des priorités de tout un chacun.  La législation contre la mendicité au Sénégal date dès les premières années de son indépendance, avec d’abord le décret de 1964 qui interdit la mendicité sous toutes ses formes, de même dans sa version de 1961 modifiée plusieurs fois jusqu’à sa dernière mouture de 1999. Le Code pénal sénégalais, en ses Articles 241 à 247 bis, incrimine les actes et comportements relevant de la traite des personnes, notamment le vagabondage et la mendicité », se souvient-il.

Et de renchérir : « Les autorités n’ont fait qu’appliquer les recommandations des institutions. Ce n’est pas parce qu’ils sont issus de milieux pauvres ou modestes qu’on doit les laisser à la merci de la rue. Ce n’est pas une question religieuse. Laisser trainer les enfants dans la rue, en pleine nuit, donne une mauvaise image de notre pays ». Selon toujours l’Imam, « cela n’a rien à voir avec l’Islam. Tout le pays doit se mobiliser pour que cette image de désolation qui trahi la dignité de la personne humaine ne soit plus une réalité dans notre pays. Nous sommes derrière le président de la République et nous allons le soutenir dans ses démarches ».

Dans son sermon, il ajoute que « nul n’ignore que la place d’un enfant n’est pas dans la rue. Il suffit d’applaudir à deux mains cette mesure qui  est synonyme d’un engagement citoyen. Il faut appuyer l’État dans sa démarche pour l’intérêt de tout le monde. C’est qui facilitera la tâche de nous gouvernants ».

Sada Mbodj

Voir aussi

images

POUR LE DEVELOPPEMENT DE LA LOCALITE « And Défar Parcelles » s’engage

Journées de consultations gratuites, sensibilisation des populations, sont, entre autres, les activités qui ont été …