Confidences

MOUSSOUKORO MBAYE, FEMME D’AFFAIRES La « Maman Benz » du Sénégal

  • Date: 19 décembre 2015

Moussokoro Mbaye s’investit dans les friandises locales haut de gamme, la cosmétique, la beauté sous toutes ses formes mais aussi l’agro-business. Elle se bat pour les couches démunies surtout les talibés en détresse. Cette ambassadrice du développement veut plus, pour son pays. Et dans son agenda, des projets qui vont de l’agro forestier, planter une ceinture verte, avec des arbres fruitiers, au Saloum. Et donner au coton sénégalais plus de valeur sur le marché de l’habillement.
Il faut de l’innovation, dans la vie, pour être dans le monde des affaires. Lorsqu’en plus vous êtes une Moukhadam de Baye Niasse, et que vous avez tracé un chemin, de vouloir toujours poser ne serait ce qu’une petite pierre à un édifice, vous êtes sur de gagner gros. Et c’est ce qu’a compris Moussokoro Mbaye. Une dame la cinquantaine et dont le nom se confond avec la cosmétique. Mais la voie qui mène à tout cela n’a pas été de tout repos.
Aujourd’hui, elle est fière de s’être mariée à … 14 ans. Un âge où elle apprend la vie. C’est d’abord les « samoussa » à la sénégalaise, pastels, puis les crèmes glacées, un petit étal de légumes, des fruits. Tous les moyens sont bons pour subvenir aux besoins de sa petite famille. La petite monnaie, pour les en cas. Jusqu’au jour, où elle découvre les secrets des affaires avec Feu Barham Diop. N’attendez pas d’avoir toutes les cartes en main, pour démarrer un projet qui vous tient, à cśur, Dieu vous guidera.
Et le premier projet démarre avec 50 mille francs. Que du bonheur. Avec cette somme, Moussoukoro achète une machine, paie la location, pour un mois, après négociations, avec le bailleur qui voulait une rallonge, le prix du pousse-pousse et même des tissus. Puis elle prend le taxi, pour commencer, avec un tailleur rénuméré 40 mille francs la confection. Une dame du nom de Hila Diawara est sa première cliente. Cette dernière voulait des tenues pour Feu Serigne Abdou Aziz Sy Dabakh. Puis Moussoukoro travaille les tenues sénégalaises, bien prisées dans la sous-région. Le Made in Sénégal. C’est dans ces pays qu’elle fait connaissance avec un talibé d Baye Niasse. Au marché Port Boué. Prenant commande, pour une cliente, la voilà, devant quelqu’un qui le met sur la voie de la beauté. Etre belle, sans se ruiner, sans se dépigmenter.
Et c’est comme cela que Moussokoro Mbaye investit un secteur porteur. Des produits à base de collagène qui luttent contre le vieillissement de la peau. Puis des instituts de beauté avec des matières locales comme le henné, le karité de Kédougou, le miel, le « touloukouna », huile de « soump », baobab,. Pour elle, le Sénégal a tout à gagner avec les produits du terroir. Côté gastronomie, nos épices comme la poudre de « néré », de crevettes, de sel, sont à vulgariser.
C’est sur la voie de cette émergence que Moussoukoro veut s’investir à fonds. Au salon Milano, elle tombe sur des partenaires de taille. Ces milliardaires italiens qui habillent les grands de ce monde, le Prince Charles, Nicolas Sarkozy…Des hommes d’affaires qui cherchent coton, à travers le monde. Moussokoro Mbaye leur montre la destination Sénégal. Ces Italiens spécialistes des chemises allaient jusqu’au pays des Pharaons. Aujourd’hui, une sénégalaise les accompagne. Pour une réouverture des magasins textiles et la création d’emplois, dans la filière coton. Jusqu’à 1750 emplois. Dans le Nioro, Tamabacounda. Ces partenaires sont prêts à même plus. Céder des machines de confection de chemise. Parce qu’avec l’arrêt des sociétés textiles sénégalaises, beaucoup de personnes, travaillant dans le domaine du tissage dépensent beaucoup d’argent, pour s’approvisionner en matière première. C’est sous le signe du local que Moussoukoro Mbaye s’est lancée dans l’agrobusiness. Pour développer sa petite entreprise familiale. Aujourd’hui son cheptel fruit d’un héritage s’accroît. Avec les fortes productions de céréales, mil, maîs, arachide. Elle les transforme sur place. Avec trois parties ; cheptel, vente et consommation. Ce qui fait que dans sa ville natale, elle a pu développer une mini Pme. Avec des femmes. Des céréales qu’il faut promouvoir, dans la préparation du pain. En côte d’Ivoire, l’igname, le manioc viennent révolutionner la baguette d’antan.
Très attaché au confort, elle compte renverser la tendance, à Kaolack. Cette étiquette collée à la capitale du Saloum, la met mal à l’aise. Kaolack peut devenir une vitrine, si chaque habitant adopte un comportement citoyen. Balayer la devanture des maisons, procéder aux travaux de canalisation, et mettre en place cette ceinture verte fruitière. Une révolution verte, pour planter des espèces adaptées ; cocotiers, manguiers, sapotilliers. Le service des eaux et forêts soutient son initiative. Non seulement, les populations auront des fruits frais, à consommer, mais les arbres vont préserver l’environnement. En plus de l’ombrage.
Mais Moussokoro, c’est une dame de cśur. Toujours présente pour les talibés qu’elle habille annuellement, avec des tenues. C’est en suivant les conseils des sages pour ne pas geler ses premières activités, porte-bonheur. Les Ndongo darra reçoivent des dons en nature, jusqu’aux confiseries. Un beau package, toutes les fins d’années. Dans la domaine de la solidarité octobre est devenu un rendez-vous annuel. Où d’anciennes malades, guéries, sensibilisent aux côtés des blouses blanches. Aux Maristes, on se bat pour zéro cas de cancer. Des séances de mammographie ont été proposées. Ainsi que des dépistages pour ces maladies féminines inconnues et alarmantes. Et avec le soutien précieux des médecins de l’hôpital Dantec. Pour elle, les cancers des enfants méritent aussi, attention.
En zone rurale, l’accès à l’eau fait partie de ses combats. Des villages qui faisaient des km, pour le liquide précieux bénéficient, aujourd’hui de puits. Comme à Keur Mandiaye Fatim.
Et Moussoukoro Mbaye véritable femme de développement court, avec ses moyens propres, pour être toujours là, à toutes heures. Femme au foyer, mère de famille, grand-mère, femmes d’affaires, talibé, marraine, prête à donner et recevoir les prières de toutes ces personnes à qui elle a donné le courage. Et l’espoir.

Ndèye DIAW

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