POLITIQUE

MOUSTAPHA DIAKHATÉ, PRÉSIDENT DU GROUPE PARLEMENTAIRE BBY Fatou Tambédou a fait preuve d’irresponsabilité et d’irrespect (…)

  • Date: 31 octobre 2016

Le Président du groupe parlementaire de Benno Bokk Yaakar, a été, samedi dernier, l’invité de Fatou Thiam Ngom Kane et Youssoufa Mané, dans l’émission ‘’Grand Oral’’. Se prononçant sur le limogeage de Fatou Tambédou, Moustapha Diakhaté estime que l’ex ministre  a fait preuve d’irresponsabilité et d’irrespect par rapport à l’institution parlementaire, au  Président de la République et d’un manque de solidarité avec ses collègues ministres.

Limogeage du ministre Fatou Thiam Tambédou

“ Fatou Tambédou a commis une grave erreur. J’allais même dire qu’elle a fait preuve d’irresponsabilité, d’irrespect par rapport à l’institution parlementaire, d’irrespect par rapport à Monsieur le Président de la République et de manque de solidarité avec nos ministres. Je crois qu’elle s’est éloignée, en se comportant de cette façon-là, des valeurs de la République. J’étais là en face d’elle. J’ai souffert d’entendre un ministre, au sein de l’hémicycle, régler ses comptes avec son collègue. C’est la raison pour laquelle je me félicite de l’attitude de Monsieur le Président de la République de la limoger. Macky Sall a fait preuve de responsabilité et a montré encore une fois au peuple sénégalais, que pour lui, c’est la patrie avant le parti. C’était un sacerdoce parce que je sais combien il porte dans son cœur Mme Tambédou. C’est une femme qui, depuis le début, est avec nous. Elle souffre ces temps-ci parce que, je rappelle, elle a perdu son enfant, elle a des problèmes. Peut-être que ce sont ses problèmes qui l’ont poussé à se comporter de cette façon, mais ce n’était pas le lieu. Elle pouvait dire la même chose dans le bureau du Président Macky Sall, face à son collègue Diène Farba Sarr. Je souhaite désormais que quand un ministre de la République viendra à l’Assemblée nationale, qu’on ne donne pas la parole au secrétaire d’Etat ou au ministre délégué. Que la parole soit exclusivement réservée au ministre de tutelle ”.

Modification du code pénal

“Non. Mais j’aurai souhaité qu’on règle définitivement la légalisation de l’avortement médicalisé qui est aussi une disposition de ce qu’on appelle le code de bonne gouvernance de l’Union africaine. C’est ce qu’on appelle le protocole de Maputo qui autorise les Etats membres à légaliser l’avortement en cas d’inceste ou de viol. Sur ce point, le Sénégal est en train de traîner les pieds et ce n’est pas une bonne chose par rapport au respect de la signature de l’Etat du Sénégal, mais aussi par rapport aux intérêts des victimes de l’inceste et de viol. Mais, les aspects culturels freinent un peu cette légalisation de l’avortement médicalisé. On comprend parce que les réformes sociétales dans tous les pays du monde, c’est très difficile. Et, ce n’est pas parce que c’est très difficile qu’il faut abdiquer. Il faut continuer”.

La loi sur la baisse du loyer

“Cette loi n’a créé aucun problème. Il y a deux choses, soit les locataires ne prennent pas leurs responsabilités. Quand on vous dit que vous payez tant et on vous a fait une réduction de temps, c’est le locataire qui doit faire preuve de fermeté. La loi de la République ça doit s’appliquer à tout le monde y compris aux bailleurs. Deuxième chose, quand les gens sortent, c’est-à-dire que le bailleur fait tout pour que la maison soit libérée, quand il la loue à une autre personne, il lui applique les anciens prix. C’est là où il y a la faiblesse de la loi. De mon point de vue, il faut mettre un dispositif tel que quand quelqu’un entre dans une maison, qu’il puisse connaître le prix du sortant. Maintenant, cette loi est bonne, c’est une loi ponctuelle. De mon point de vue, il faut qu’on y aille vers une loi d’encadrement des loyers. Il faut qu’on arrive à dire que dans telle zone, telle maison, telle forme, voilà le prix qu’on ne peut pas dépasser. C’est pour dire que la République du Sénégal ne peut pas rester les bras croisés devant le face à face entre un bailleur et un locataire. Le rapport de force est inégal et l’Etat doit intervenir. Il faut qu’on mette en place des dispositifs partout dans le pays. Cela ne doit pas concerner seulement l’habitat, mais ça doit aussi concerner les lieux de commerce. Il y a beaucoup de Pme/Pmi qui sont fermées à cause des charges locatives ”.

La levée de l’immunité parlementaire de Barthelemy

“C’est une procédure qui est prévue par la constitution et le règlement intérieur. Autrement dit, pour poursuivre un député, sauf dans le cas d’un flagrant délit, que son immunité parlementaire soit levée. Vous avez entendu le Député Barthelemy Dias dire que depuis deux ans, il a demandé la levée de son immunité. Il n’a pas ce statut parce qu’un Député ne peut pas demander la levée de son immunité parlementaire. A la limite c’était du bavardage ou de la communication. Par ailleurs, le Président Niasse a informé le bureau et le bureau a accepté la recevabilité de cette demande. La conférence des Présidents s’est réunie et a élaboré un calendrier d’exécution de cette demande. Hier (vendredi) la commission des lois s’est réunie et a créé la commission Ad hoc que je préside moi-même. Dans cette commission, il y a l’opposition, il y a les non-inscrits et il y a aussi la majorité. Le 2 novembre, il y aura une plénière de ratification de la commission. Sur ce, elle va commencer son travail pour entendre le Député concerné. Après l’avoir entendu, nous allons faire un rapport que nous présenterons le 11 en plénière à l’Assemblée nationale. Ce jour-là, la plénière souverainement décidera si elle accède à la demande de la justice ou bien si elle refuse. Toutefois, c’est une insulte à nos magistrats de dire que les affaires Barthelemy Dias et Abdoul Mbaye sont politiques”.

Cheikh Moussa SARR

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