POLITIQUE

MOUSTAPHA NIASSE SUR LA DURÉE DU MANDAT PRÉSIDENTIEL « Je suis et je reste en faveur des 5 ans »

  • Date: 23 février 2016

Même s’il se dit en phase avec le président Sall dans sa volonté de maintenir son mandat à 7 ans, le président de l’Assemblée nationale opte pour le retour du quinquennat.

Moustapha Niasse, candidat au fauteuil présidentiel en 2012 promettait et insistait qu’il ferait un mandat de cinq ans. Mieux, Niasse qui portait en bandoulière la Charte de gouvernance démocratique des Assises nationales déclarait urbi et orbi  qu’il allait assurer un seul et unique « mandat de transition de cinq ans ». Il semblerait que le président de l’Assemblée nationale n’a pas toujours varié dans sa position. « En un mot comme en mille, moi, Moustapha Niasse, je suis et je reste en faveur des 5 années pour, désormais, la durée du mandat présidentiel », ressasse-t-il dans un communiqué parvenu à nos soins. « Toutefois, je suis et je demeure, sans aucune contradiction, en faveur du respect de l’avis donné par le Conseil constitutionnel sur la non-applicabilité de la modification à venir, au mandat en cours du président de la République », tient-il à préciser. Avant de renchérir : « À ceux qui, croyant pouvoir créer un quelconque malaise dans les souvenirs les plus récents des professions de foi faites par certains d’entre nous, à la veille des élections présidentielles de 2012, et qui avaient choisi un retour de la durée du mandat présidentiel à 5 années – j’en faisais partie et j’en fais encore partie, aujourd’hui plus qu’hier. » Mais Niasse réaffirme qu’accepter l’avis du Conseil constitutionnel, en la circonstance, c’est choisir la raison, la vérité et l’intérêt du Sénégal. Ce qui, à son avis, ne saurait signifier opter pour 7 années, pour les mandats futurs de tout chef d’État qui serait élu ou réélu, mais bien pour 5 années, sous l’emprise de la Constitution dont la réforme est proposée aux Sénégalais, à l’occasion du référendum du 20 mars 2016. Pour lui, dans l’esprit du serment du président Sall, tenir compte des avis donnés par les organes juridictionnels, dans leur compétence fondamentale de contrôle et de suivi de toutes décisions concernant l’État et la République, le Peuple et la Nation, quant à leur conformité à la Constitution, est tout à la fois un devoir, une obligation et un impératif. « Ce qu’a fait le président de la République, lorsqu’il a reçu l’avis motivé du Conseil constitutionnel », clarifie-t-il. Non sans se demander : « Qui peut le lui reprocher, parce que, simplement, son choix n’a pas été celui qu’avaient souhaité ceux-là qui ne partagent pas sa vision, son programme, ses priorités pour conduire le Sénégal, avec d’autres nombreux compatriotes, sur le long chemin de la démocratie, de la défense des libertés individuelles et collectives, de l’unité nationale, pour un développement concerté, et profitable à  tous, dans un monde en pleine mutation ? » Pour clore définitivement le débat, Niasse, sans ambages, dit soutenir, sans réserve, le choix fait par le Président Macky Sall.

Mouhamadou BA

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