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MOUVANCE PRÉSIDENTIELLE La confiance en Me Ousmane Ngom hypothéquée

  • Date: 4 octobre 2016

L’ancien Ministre libéral, Me Ousmane Ngom, aurait dû intelligemment faire profil bas dans la mouvance présidentielle qu’il a rejoint. Ses propos sur Wade qui aurait voulu, selon lui, confisquer la victoire de Macky Sall en 2012, se retournent terriblement contre lui. Les répliques de Samuel Sarr, d’Abdoul Aziz Diop et surtout de Me Abdoulaye Babou, acteurs des évènements de juin 2011 et de mars 2012, alimentent déjà le doute dans l’APR et nourrissent en certains responsables du parti présidentiel, des ambitions de dresser des barrières contre toute insertion de l’ancien Ministre de Wade dans l’appareil d’Etat.

Ancien Ministre d’Etat, Ministre de l’Intérieur de Wade, Me Ousmane Ngom s’est retrouvé à la défaite de celui dans l’œil du cyclone. Son nom fut inscrit dans la liste de personnalités libérales devant être soumises à la CREI, mais il a réussi à être, jusqu’à présent, à l’abri de cette Cour de Justice et même à voir le Président de la République en personne, Macky Sall, le faire voyager dans l’avion présidentiel alors qu’il était bien interdit de sortie du territoire national.

Cette enfreinte d’une décision de Justice fut au cœur de toutes les révoltes contre la partialité et l’impunité. Mais avec la marche du temps, l’ancien Ministre de Diouf, puis de Wade, a clairement fini par transhumer vers le Macky sans créer aucun enthousiasme ni dans l’APR, ni la nouvelle mouvance présidentielle, en raison surtout de ce qu’il fut et de ce qu’il fit.

Indubitablement, pour donner des gages de sincérité et de fermeté dans son engagement, il s’est vu dans l’obligation de procéder à des déballages dont la finalité est de rassurer Macky Sall de sa foi en lui et en son pouvoir. Ainsi, selon lui, Wade aurait refusé de présenter des félicitations à Macky Sall comme Diouf lui en avait présenté en 2000 à sa victoire historique à la Présidentielle.

Malheureusement, ces propos de Me Ngom tenus dans un contexte et en un lieu de deuil inadéquats et considérés comme une révélation fracassante, sont apparus comme une désastreuse bourde. Lors de cette présentation de condoléances par une délégation envoyée par Macky Sall au célèbre pharmacien Médoune Thiam qui a perdu sa fille, l’ancien Ministre de l’Intérieur a simplement dérapé en voulant faire bonne figure.

La majorité présidentielle méfiante de Me Ngom

La bourde de Me Ousmane Ngom a naturellement exaspéré ceux qui furent avec lui dans le régime de Wade qui perdait le pouvoir et provoqué des répliques ardentes dont la plus déstabilisatrice est celle de Me Abdoulaye Babou, qui rappelle avec force détails, que « Me Ousmane Ngom a joué un rôle néfaste et négatif dans la surveillance des événements du 23 juin 2011 ». Et cette révélation est d’autant plus grave qu’il était à l’époque Ministre de l’Intérieur. Selon Me Babou, il voulait, en résumé, faire impérativement passer la proposition de Loi de Wade dont la finalité était fortement comprise et unanimement décriée à l’époque aussi bien par l’opposition, la société civile et des députés de la majorité d’alors.

Ce qui est grave dans les révélations de Me Abdoulaye Babou, est que « Me Ousmane Ngom lui-même a encouragé Me Wade à maintenir la réforme » et « a même fait une proposition qui devait amener les députés à tout accepter ». Le plus grave est surtout sa responsabilité de Ministre de l’Intérieur qu’il fut et le rôle qu’il a joué, un rôle rendu plus inquiétant pour son avenir politique avec les révélations de Samuel Sarr qui explique que Ousmane Ngom qui cherche à se donner le profil d’un artisan de la victoire de Macky aurait plutôt voulu, en substance, faire gagner Wade contre la volonté populaire.

En somme, Me Ousmane Ngom, selon ses anciens frères de parti, aurait simplement œuvré, en vain, contre Macky Sall en personne et aurait voulu agir contre sa victoire de mars 2012. Ces révélations mettent des personnalités de la mouvance présidentielle dans une attitude de dédain contre toute association de l’ancien Ministre de l’Intérieur dans la gouvernance en cours.

Mais autant Me Babou, Samuel Sarr, abdoul Aziz Diop et ceux qui furent au cœur des événements de juin 2011 et de mars 2015 sont exaspérés par les propos de Wade, autant la mouvance présidentielle est animée par un sentiment de méfiance contre « un homme d’Etat qui déballe malhabilement pour donner à celui pour qui et au nom de qui il agissait le profil d’un homme mauvais »

Ainsi, selon de sources proches de l’APR et de personnalités de l’appareil d’Etat, non seulement Me Ousmane Ngom ne « serait vraiment point digne de confiance, mais il inspire le doute, la suspicion et la méfiance ». Les révélations de Samuel Sarr et surtout de Me Abdoulaye Babou, étayées de preuves et d’arguments difficilement réfutables, dénudent Ousmane Ngom de l’immense crédit d’un homme d’Etat, de surcroit d’un ancien Ministre de l’Intérieur qui met sur la place publique des échanges privés qui concernent l’Etat.

Seulement, la tare politique Me Ousmane Ngom est d’être, par nature, un homme d’action qui ne supporte pas l’isolement et n’aime pas la solitude surtout dans le champ politique. S’il s’engage, il fait preuve d’empathie et s’oublie même pour le triomphe de celui pour qui et avec qui il agit. Mais en plus de ses humeurs invariables, il a le défaut de ne point contrôler ses propos parfois trop fluctuants. Devant l’inspiration politique, ses mots viennent comme bon lui semble.

Contre Wade quand il le combattait jusqu’à le mettre au défi de le rejoindre jurer sur le Saint-Coran à la Mosquée de Mermoz, contre Macky Sall qu’il combattait quand il entamait son épopée politique en 2008 et aujourd’hui encore contre Wade avec qui il a perdu le pouvoir, sa parole publique est souvent une bourde et parait parfois déconcertante. C’est ce qui lui est encore arrivé et il en subit les effets politiques désastreux.

De hauts responsables de l’APR et des personnalités politiques de l’appareil d’Etat commencent déjà à se montrer peu enthousiastes devant un nouvel allié, par ailleurs ancien Ministre de l’Intérieur qui étale sur la place publique ce qu’il dit et fit de privé avec une Autorité d’Etat.

Abdoul Aziz Diop du PDS rappelle la réplique de Idrissa Seck sur Me Ousmane Ngom qui a voulu rejoindre Wade à sa victoire de la Présidentielle de 2000. Ousmane Ngom était avec Diouf et a voulu retourner à Wade qu’il avait quitté pour cheminer avec les Socialistes. L’ancien Maire de Thiès a répondu : « Un traitre restera toujours un traitre et lorsque les conditions d’une nouvelle trahison se présentent, il trahira encore ». L’APR et la majorité présidentielle en sont certainement silencieusement conscientes sur Me Ngom.

Pape Ndiaye

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