MUTINERIE DE REBEUSS Deux détenus internés au pavillon spécial entament une diète

Blessés lors de la mutinerie de Rebeuss, les deux détenus internés au pavillon spécial ont entamé, hier, une grève de la faim. Ils veulent obtenir une liberté provisoire pour des raisons médicales.

L’Association pour le soutien et la réinsertion des détenus (ASRED), a fait parvenir à notre rédaction, un communiqué dans lequel elle “ informe les populations que les deux détenus, toujours retenus au pavillon spécial, suite à la mutinerie de Rebeuss du mardi 20 Septembre 2016, ont entamé une grève de la faim depuis ce mardi 29 novembre 2016 dans l’après-midi. Ces blessés veulent obtenir une liberté provisoire pour des raisons médicales”.  En effet, Ibrahima Sall de ladite association et Cie sont revenus sur la situation de ces grévistes. A les en croire, le détenu Abou Wade a perdu l’usage de ses deux jambes avec 5 balles reçues au pied droit et une autre au pied gauche. Il menace d’ailleurs de se suicider. Quant à l’autre détenu, Hamdy Moustapha Sow, on nous renseigne qu’il a subi une opération suite à des blessures au ventre. C’est au regard de ces éléments que les membres de l’ASRED demandent la libération immédiate de ces deux détenus pour des raisons humanitaires. Pour ne pas être seule dans son combat, l’ASRED interpelle Amnesty internationale Sénégal, la Ligue sénégalaise des droits humains, le Forum du justiciable, le bâtonnier de l’ordre des avocats. Ibrahima Sall  et ses pairs demandent à ces associations et organisations internationales de s’intéresser sur le cas du détenu interné à l’hôpital principal, Bira DIENG, qui a perdu la vue suite à une balle reçue à l’œil. Selon toujours l’association qui assiste les détenus, la famille de ce détenu et son avocat restent toujours sans nouvelles de lui. Toutefois, il faut dire que la grogne des prisonniers n’est pas nouvelle. Car, les détenus ont toujours manifesté pour réclamer des autorités de meilleures conditions de détention. Non sans oublier de dénoncer la surpopulation dans les cellules, la lenteur des procédures judiciaires, entre autres griefs.

Cheikh Moussa SARR

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