Education

Mutisme du gouvernement face à leurs revendications les enseignants promettent des empoignades pour la rentrée des classes

  • Date: 10 septembre 2015

La rentrée des classes, prévue dans un peu plus de trois semaines, ne présage rien de bon. Devant l’inertie des autorités qui tardent à matérialiser leurs engagements envers les syndicats d’enseignants, ces derniers promettent des «empoignades pour la rentrée des classes», afin d’obtenir gain de cause.

La situation de pourrissement de l’école publique marquée par les mauvais résultats enregistrés dans les différents examens de cette année, n’est pas prête de connaître son épilogue. Car le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems), par la voix de son  Secrétaire général, prévient que des empoignades et la confrontation sont inévitables, si rien n’est fait. C’était à l’occasion d’un sit-in, hier, à la Place de l’Obélisque, sur initiative des enseignants sortants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis (Ugb).

«Depuis la signature des accords, le 30 avril dernier, le gouvernement n’a respecté aucun point de ses engagements, aucune directive du Premier ministre n’a été  respecté par le gouvernement et par les services concernés», a déploré à cette occasion, Mamadou Lamine Dianté, coordonnateur du Grand cadre des syndicats d’enseignants.

Et pour faire face à cette situation, il annonce que «les instances du Saems-Cusems vont se réunir autour du thème central : ‘Non-respect des engagements du gouvernement, une riposte syndicale appropriée’. Donc, pendant 2 jours, nous allons réfléchir sur les stratégies qu’on va partager avec les camarades dès la rentrée des classes, si rien n’est fait d’ici à là. Il faudrait qu’on comprenne que les empoignades sont inévitables et la confrontation est inévitable».

«Les empoignades sont  inévitables, la confrontation  est inévitable»

Revenant sur l’objet du sit-in d’hier, Dianté de renseigner que «nous dénonçons la  situation de précarité dans laquelle on a placé les enseignants sortants de l’Université Gaston Berger de Saint-Louis. En  réalité, les Centres régionaux de formation professionnelle (Crfpe) ont été ouverts sur initiative du ministre de l’Education, Kalidou Diallo, qui a signé une convention en 2011 avec l’ancien recteur de l’Ugb, Mary Teuw Niane pour l’ouverture d’une Ufr des Sciences de l’éducation et de la formation et des sports. Il s’agit des filières de Sports, Maths, Sciences et Physiques, Science de la vie et de la terre (Svt) et enfin Lettre-anglais».

Poursuivant son propos, il explique que «le concours avait enregistré la réussite de 235 bacheliers ou étudiants qui ont participé à deux années de formation durant lesquelles ils ont bénéficié d’une bourse. Au terme de la formation, ils ont obtenu une attestation de Certificat d’aptitude à l’enseignement dans les Collèges d’enseignement moyen au même titre que les sortants de la Fastef. Ils ont été recrutés et affectés dans les collèges et lycées du Sénégal depuis 2 ans. Ils n’ont pas depuis lors bénéficié d’une intégration de la Fonction publique. Or, cela devrait se faire un an après leur intégration».

Il indique que «sur les 235 enseignants, 2 ont été arrachés à notre affection, laissant ainsi leurs familles dans une situation de précarité, parce que n’ayant pas de statut dans la Fonction publique. C’est pourquoi nous avons tenu un sit-in pour alerter l’opinion sur la situation».

Le Populaire

Numéros Utiles

Indicatif Sénégal (de l’étranger) :

221

Renseignements :

12 12

Horloge parlante :

15

Aéroport :

33 869 50 50 / 33 628 10 10

Sénélec (dépannage) :

33 867 31 00

Sénélec (délestage BCC) :

33 839 94 35

SDE (dépannage) :

800 11 11

Sonatel (dérangement) :

13

Hotline Orange :

41 41

Commissariat Central :

33 823 25 29 / 33 823 71 49

Gendarmerie num vert :

800 20 20

SOS MEDECINS :

33 889 15 15

SUMA ASSITANCE :

33 824 24 18 / 33 824 60 30

POMPIERS :

33 823 03 50

Centre anti poison :

818 00 15 15