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Nafissatou Dia Diouf épatée par l’idée de poursuivre des oeuvres du genre  »La loi du cauri »

Nafissatou Dia Diouf a confié, jeudi à l’APS, qu’elle  »pense vraiment » continuer à écrire des livres similaires à  »La loi du cauri », sa dernière nouvelle qui traite notamment du surnaturel, en phase avec l’idée  »qu’en écriture, comme en toute chose, il faut savoir sortir des sentiers battus ».

Source: Aps
 »Je pense vraiment que je renouvellerai l’expérience », a répondu Mme Diouf priée de dire si sa dernière nouvelle, fruit de sa participation aux 5-ème Jeux de la Francophonie (Niamey, décembre 2005), lui a ouvert d’autres horizons littéraires.

Publiée parmi les six nouvelles primées dans l’épreuve  »littérature » desdits jeux, ‘’La loi du cauri » traite du surnaturel par l’évocation du destin singulier de statuettes pygmées. Son écriture avait constitué  »un peu un défi » littéraire, avait expliqué celle qui se présente comme  »quelqu’un de très cartésien » et une Africaine qui croit  »d’ordinaire peu au surnaturel ».

 »Je pense qu’en écriture, comme en toute chose, il faut savoir sortir des sentiers battus. Cela participe de la richesse même de la création littéraire, à travers les siècles, les époques, les générations et les continents », a-t-elle fait valoir dans un entretien via l’Internet.

 »En Afrique, la dimension mystique est omniprésente dans nos vies, sous forme de petites croyances ou de superstitions jusqu’à l’animisme le plus complet. Je suis profondément Africaine, même si j’ai bénéficié d’une éducation très ouverte sur le monde », a soutenu Mme Diouf, qui fait partie des jeunes auteurs sénégalais les plus en vue.

 »En tant qu’écrivain, il est vrai que mes premiers modèles, par le biais de l’école notamment sont plutôt occidentaux. Il s’agit donc, dans la Loi du Cauri, d’une sorte de retour aux sources salutaire ! », a-t-elle ajouté.

Nafissatou Diouf a reconnu que ‘’La loi du cauri » l’a ‘’plu » et ‘’a plu aux lecteurs » et au jury des Jeux de la Francophonie de Niamey, mais n’a pas moins énoncé une condition pour continuer ce filon littéraire : ‘’la seule chose, pour une profane comme moi, est d’arriver à être un tant soit peu crédible ».

 »C’est un peu ça la magie de la création littéraire : entrer dans la peau de personnages qui nous sont totalement étrangers. Je pense cependant qu’il y a un grand travail de documentation et de découverte à faire avant de prétendre maîtriser la dimension spirituelle au point d’en parler et de la conter avec aisance », a-t-elle précisé.

Interrogée sur la fonctionnalité littéraire des écrits qui font usage du surnaturel, Nafissatou Dia Diouf a souligné qu’elle ‘’pense effectivement qu’il faut être proche de son public ».

 »Je suis Sénégalaise et j’ai choisi de vivre et de faire carrière ici. Je dois par conséquent m’assurer que j’écris des histoires qui +collent+ au patrimoine et à l’inconscient collectif », a-t-elle déclaré.

 »La société sénégalaise, a-t-elle poursuivi, change et s’ouvre à d’autres horizons, mais la dimension mystique reste omniprésente. Mieux, elle fait partie de l’éducation et de la formation des jeunes enfants même si ce n’est pas forcément codifié. Cette pluralité d’influences que j’ai reçues me permet peut-être de toucher plusieurs lectorats ».


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