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NAFISSATOU THIAM, ATHLETE SENEGALO-BELGE«J’AI ENVIE DE VIVRE MA SENEGALITE»

(Beijing, CHINE) – Athlète belge d’origine sénégalaise de par son père, Nafissatou Thiam, souhaite effectuer une sorte de «pèlerinage» en septembre ou octobre prochain, au Sénégal, pour, confie-t-elle à l’envoyé spécial de Sud Quotidien, à Beijing en Chine, «connaitre une partie de sa vie».

«Ça a trop duré quand même. Je dois enfin retourner pour connaitre d’où je viens. D’autant plus qu’en Belgique où je vis avec ma mère, je suis considérée comme moitié-Belge, moitié-Sénégalaise. Ça ne me dérange pas. Mais, ce que je ne pourrais jamais me pardonner, c’est si un jour je me marie en Belgique et que mes enfants ne connaissent même pas d’où je viens. Parce que moi-même, je ne connais rien de mes origines. Tout ce que je sais, c’est que je porte le nom de ma grand-mère. Alors que ma sœur y est allée deux fois. Mon frère aussi y était l’an dernier. Je serai forcément la troisième dans une famille de quatre personnes. Là, j’ai 21 ans, je suis capable de prendre mes décisions et de les assumer», a déclaré  la spécialiste des épreuves combinées, en marge de sa course de 800 mètres.

Agée aujourd’hui de 21 ans, Mademoiselle Thiam ne garde que de vagues souvenirs du Sénégal, pour n’y avoir pas été depuis l’âge de 2-3 ans. «Mes souvenirs du Sénégal sont vagues, mais j’ai encore les images de ce grand bol de riz où piochent une bonne dizaine de personnes», nous avait confié, le sourire aux lèvres, Nafissatou Thiam, lors des Mondiaux de Moscou en 2013.

Insistant sur sa volonté de retourner au «bercail», elle signale qu’une de ses cousines, présentement en France pour des études, est venue transmettre un message à ses frères et sœurs du souhait de la famille Thiam de les avoir à leur côté. «Je veux vraiment vivre ma sénégalité. J’entends parler de l’Ile de Gorée. Mes sœurs me parlent du pays. Vous imaginez, c’est une partie de ma vie que j’ignore», souligne-t-elle.

«Je n’ai pas envie de finir ma carrière en Belgique, sans connaitre d’où je viens, répète-t-elle avec instance. J’ai envie de représenter les deux pays, mais je ne connais pas encore le Sénégal.» Par ailleurs, l’athlète a fait savoir, qu’en dehors du sport qui est sa passion, elle poursuit  ses études à l’université. «Il faut faire les deux et ne pas se contenter que du sport. Si ça ne marche pas, on pourra faire autre chose», conclut-elle.

Sud Quotidien

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