POLITIQUE

Ndeye Mareme Badiane, présidente des femmes de l’Apr et de «BBY» «Ousmane Tanor Dieng est en phase, autrement en phase avec, Macky Sall»

  • Date : 3 août 2015

La présidente des femmes de l’Alliance pour la République (Apr) et de la mouvance présidentielle se lâche. Dans l’entretien qu’elle nous a accordé, dans le cadre du grand format du lundi, Ndèye Marième Badiane y va de ses révélations et cogne sur l’opposition.

Quel commentaire faites-vous des menaces du Pds et de ses alliés qui promettent un été chaud au régime du Président Macky Sall ?

Vous savez, l’opposition est dans son rôle, le Pds est dans son rôle. On les a souvent qualifiés d’opposition amorphe, et pour reprendre du poil de la bête, il fallait qu’ils brandissent des menaces. Mais, cela ne peut en rien nous distraire. On ne va pas se laisser distraire par des gens en mal de pouvoir.

Ne pensez-vous pas que ce sont les divergences au sein de «Bby» qui font que vous êtes le plus souvent dans la réaction, plutôt que dans l’action ?

Ça c’est une appréciation que je ne partagerai pas. Un, il n’y a pas d’incohérences dans Benno; deux, nous ne sommes pas que dans la réaction. Nous sommes surtout dans l’action, parce que c’est la philosophie de monsieur le président de la République d’être pro-actif, de poursuivre notre chemin sans trop épiloguer sur des détails qui risquent de nous retarder. Alors, c’est peut-être pour ça que nous ne parlons pas, nous ne versons pas dans le verbiage. Je crois que nous sommes très actifs sur le terrain. Vous avez vu les actes forts posés par monsieur le président de la République à tous points de vue : la Couverture maladie universelle, la césarienne, la dialyse gratuite; et j’en passe.
Ce n’est plus un secret pour personne. Et il est en train de dérouler le Programme d’urgence de développement communautaire (Pudc). Ce qu’il dit et fait, il y croit depuis toujours. Il faut qu’il y ait une justice pour tous, une équité territoriale, et il faut que toutes les parties du pays,  surtout les zones rurales, profitent de l’Etat sénégalais. L’Etat doit être là pour tout le monde, pour les 14 régions du Sénégal, et la quinzième région, à savoir la Diaspora, pour corriger ce qu’il a appelé, pas une inégalité, mais une injustice sociale. Parce qu’il trouve que c’est injuste qu’on concentre tout à Dakar ou dans les grandes villes comme Thiès, Kaolack et Saint-Louis, et qu’on laisse les populations rurales pour compte. En général, ils étaient laissés-pour-compte, mais maintenant, je crois que ces populations sont de plus en plus euphoriques. Les populations de l’intérieur savent que le Président est en train de dérouler des programmes dans leurs différentes contrées.

Beaucoup de responsables de l’Apr estiment que «Benno bokk yakaar» (Bby) n’a plus sa raison d’être…

«Benno bokk yakaar», c’est la mouvance présidentielle qui accompagne le Président Macky Sall. Je prendrais l’exemple des femmes. Les femmes de «Bby» sont en train de dérouler, d’accompagner, de façon très significative, et de façon très positive le président de la République. Pour ne citer que le dernier exemple, lorsque le président de la République s’est déplacé à Fatick, sa région d’origine, on a déplacé pas moins de huit bus, pour l’accompagner. Et c’étaient toutes des femmes responsables, les présidentes de mouvements des femmes de différents partis qui composent «Bby». Donc, les femmes sont en synergie pour accompagner monsieur le président de la République. Il les a reçues à la salle des banquets en dîner pendant le Ramadan, et vraiment, on agit en synergie. Mercredi, on va valider le plan d’actions des femmes, et nous allons prendre sous notre aile, les jeunes des différents partis qui composent la coalition qui accompagne le président de la République. Et vous savez quoi, le premier à croire à l’efficacité, à la cohésion de «Benno», c’est le président de la République. Chaque fois qu’on va le voir, il nous dit : «Ne venez pas avec l’Apr, venez avec Benno». Il y croit dur comme du fer.

Est-ce que vous pensez que ce «Benno»-là est en mesure de réélire le président de la République, si l’on sait que cette coalition risque d’être fragilisée avec le probable départ du Parti socialiste et les difficultés de l’Afp ?

C’est ce que je crois. Nous le croyons très fortement. Et on fonde cette croyance sur l’engagement, l’engouement des femmes de «Bby» qui, chaque jour, renouvellent leur engagement auprès du président de la République. Quand il était en Italie, les femmes de «Bby» l’ont accompagné. Chaque fois que le Président décline ou annonce un objectif, elles sont les premières à se l’approprier, elles sont les garde-fous, elles sont sur le terrain, pour expliquer aux populations qui entendent le verbiage dans les télés, dans les radios, l’objectif, l’intention du président de la République, par rapport au Pse, par rapport au Pudc. Donc, elles sont là pour recadrer, pour ouvrir les yeux des populations qui, souvent, n’y comprennent rien. Vous vous levez un jour, on insulte le président de la République, parce qu’il n’a pas fait ceci, il n’a pas fait cela.
En fait, on l’invective, alors qu’il n’a les yeux rivés que sur des objectifs destinés à rendre le Sénégal émergent. Et les premiers destinataires de ces projets, c’est les populations rurales, pour, comme je l’ai dit, corriger ce qu’il a appelé une injustice sociale. C’est simplement parce que ces populations, des contrées lointaines, ont été laissées pour compte, que la situation est comme elle est. Et ça l’a ému. Quand il était dans l’opposition, une fois, il est rentré, et il a dit : «Il faut qu’on change ça. Le jour où nous serons au pouvoir, nous allons changer ça. J’ai été dans un village où on ne pouvait même pas m’offrir un verre d’eau». Il s’en est ému, et là, il n’a que ça en bandoulière.

Que faites-vous alors des ambitions affichées par le Parti socialiste ? 

Mais, c’est normal. Le Parti socialiste est un grand parti. Mais, allez demander à Tanor ce qu’il en pense ? Vous aurez sa réponse.

Est-ce à dire que le candidat du Parti socialiste pour la prochaine Présidentielle, sera le Président Macky Sall ?

Posez la question au Parti socialiste, ils vous diront. Ce que nous retenons, c’est que, pour l’instant, le président Ousmane Tanor Dieng est en phase, autrement en phase, avec monsieur le président de la République.

Qu’entendez-vous par autrement en phase ?

Autrement en phase. Les mots ont leur sens.

Et les attaques de responsables socialistes contre le régime ?

Vous savez, ça c’est inhérent à tout parti politique. Même dans le nôtre. Dans mon parti, récemment, dans la presse, une dame qui a été instrumentalisée, a tiré à boulets rouges sur moi. Les femmes de «Bby» ont été les premières à me défendre, à venir dire leur ancrage dans la mouvance présidentielle, à dire leur engagement à mes côtés, aux côtés de monsieur le président de la République. Allez poser la question à monsieur Ousmane Tanor Dieng

Donc, il n’y a pas de problématique par rapport à la candidature de «Bby» à la prochaine Présidentielle…

Pas au niveau d’Ousmane Tanor Dieng, ni au niveau de Macky Sall, ni au niveau de Niasse, ni d’ailleurs au niveau des autres partis. Maintenant, les partis ont leurs réalités, les partis ont leurs divergences. Tout ne peut pas être un fleuve tranquille dans un parti, fut-il membre de la mouvance présidentielle. Alors, suivez mon regard.

Vous nous demandez d’interpeller le Secrétaire général des «verts». Mais, le Parti socialiste n’appartient pas à Ousmane Tanor Dieng…

Le parti ne lui appartient pas, je suis d’accord avec vous. Mais, c’est lui le Secrétaire général du Parti socialiste, jusqu’à preuve du contraire. Je n’aimerai pas qu’on dise que le parti appartient à un tel, c’est une connotation très négative. Encore heureux que ce parti n’appartienne pas à Ousmane Tanor Dieng, parce qu’il n’en est pas le fondateur. Il a hérité du fauteuil. Je suis heureuse que cela ne lui appartienne pas. C’est une connotation plutôt négative, ça, c’est passé de mode. C’est dans des pays d’extrême gauche, dans les pays communistes, qu’on pouvait dire que le parti appartient au chef de parti. Vous voyez, maintenant, même en Russie, il y a des oppositions.

Que vaut alors la parole d’Ousmane Tanor Dieng qui a clairement indiqué, à plusieurs reprises, que le Parti socialiste est un grand parti qui ne peut pas ne pas avoir un candidat à une Présidentielle ?

Même ça, cela ne nous dérange pas. Ça n’empêche pas que nous sommes au pouvoir, et que nous gouvernons en synergie, avec notamment le Secrétaire général du Parti socialiste qui est – je vous le répète – autrement en phase avec monsieur le président de la République. On ne peut pas dire tous les secrets d’Etat…

A vous entendre parler, c’est comme s’il y a un accord déjà scellé entre le Président Macky Sall et Ousmane Tanor Dieng… 

Oui, je le crois, entre quatre murs. Et wait and see, vous verrez.

Restons avec «Bby». Vous avez tantôt fait allusion aux attaques que vous subissez…

Tout à l’heure, juste avant l’arrivée de monsieur le président de la République à l’Université Cheikh Anta Diop (ndlr : l’entretien a été réalisé vendredi soir), je disais à Abdou Mbow : «Et la dame de Thiès ?». En guise de réponse, il m’a dit : «Elle s’attaque à tout ce qui bouge. elle s’était attaquée au ministre des Forces armées, Augustin Tine». Moi, je ne la connais pas, même si ma première base, c’est Thiénaba, dans le département de Thiès. Ces attaques me renforcent, elles me donnent beaucoup plus de détermination. Comme le disait le président de la République : «C’est quand ça marche, qu’on vous attaque. Si ça ne marche pas, on vous oublie». Je n’aimerai pas qu’on m’oublie.

Donc, il n’y a pas de guerre de leadership au sein des femmes de «Benno bokk yakaar» ?

Non. Du tout. Vous avez vu leurs sorties dans les journaux. Elles ont dit tout leur engagement derrière moi. Et pourtant, c’est des femmes férues de politique. Certaines sont dans l’arène politique, quand j’étais encore étudiante. Et pourtant, elles ont dit, par loyauté, qu’elles sont toutes derrière moi. Voilà, il n’y a pas d’ambiguïté. Ce ne sont pas des enfants de chœur, et quand elles disent quelque chose, elles y croient.

La dame de Thiès – à qui vous faites allusion – vous a accusée de copinage, dans la gestion du Mouvement national des femmes de l’Apr…

Tout le monde sait que j’ai tendance à sacrifier ma famille. J’ai ma sœur, j’ai mon frère… Vous savez quoi, lorsqu’on entre en politique, c’est en général vos familles, vos amis, qui sont les premiers à vous accompagner. Mais, quand vous exercer le pouvoir, en général, vous l’exercez avec d’autres personnes, pour éviter, d’abord, qu’on dise qu’il y a une gestion clanique du pays, pour éviter qu’on dise qu’on a favorisé son frère ou sa sœur. Aucun membre de ma famille, à ce jour, n’a bénéficié d’aucun privilège, pas un seul poste.
Ni mes frères, ni mes sœurs, ni mes neveux. Et pourtant, ils étaient là au premier rang. Tous sont des coordonnateurs de comité, et ils n’ont absolument rien. Ce sera dans les journaux, et le Président saura que tout ce que je dis, c’est réel, c’est ce qui se passe. Aucun membre de ma famille n’a aucun privilège. Alors, on s’en tient à la gestion rigoureuse, selon les indications, selon les instructions de monsieur le président de la République qui m’a dit en wolof : «Marième, botaalma ñëp». Bien sûr, je serai l’objet d’attaques de seconds couteaux. Mais, je suis assez carapacée pour garder la tête froide et faire mon travail ainsi monsieur le président de la république  m’a instruit de le faire.

Vous êtes également la présidente des femmes de l’Apr. La presse a révélé que le Président Macky Sall a savonné les femmes de son parti en disant qu’il ne comptait pas sur elles pour se faire réélire. Qu’en est-il exactement ?

Vous savez, le président de la République a placé les femmes, en général, sur un piédestal, et les femmes de l’Apr, en l’occurrence, particulièrement. Le Président Macky Sall a le verbe tellement délicat, il est tellement respectueux de la personne humaine, et au premier rang les femmes. Il ne lui a jamais effleuré l’esprit de manquer de respect aux femmes, quelles qu’elles soient, a fortiori, celles qu’il appelle «Mes femmes», autrement dit, les femmes de l’Apr, les femmes de son parti. Une grande personnalité qui préside le Mouvement national des  femmes dans son parti, m’a dit l’autre jour, en Conseil des ministres : «Marième; ce qui m’étonne, c’est que ça marche, ça marche très fort, mais il y a des gens qui ne veulent pas que ça marche». Moi, j’ai l’habitude de dire que chacun est dans on rôle. Il y en a ceux qui veulent travailler pour que le pays aille de l’avant, mais il y en a qui s’inscrivent dans d’autres logiques. Il font tout pour faire un monde. Mais, il y a des gens qui sont là pour travailler, mais il y en a d’autres qui sont là pour mettre du sable dans le couscous. Et c’est au moment où ça marche très fort – et nous touchons du bois – que des gens essayent de nous distraire, tentent de mettre du sable dans le couscous.

Vous voulez dire que le président de la République ne vous a jamais savonnées ?

Jamais, jamais. Je vous l’ai dit, il a le verbe tellement délicat, le Président Macky Sall. Vous l’avez entendu parler à tout le monde. Il n’a jamais eu de mot déplacé, encore moins pour les femmes de l’Apr. Non, c’est une pure invention. Jamais, jamais.

Est-ce que les femmes de «Benno bokk yakaar» ont concocté un plan d’actions pour contribuer efficacement à la réélection de Macky Sall ?

Tout à fait. Et on l’a soumis à monsieur le président de la République, pour son appréciation, mais aussi pour qu’il nous soutienne. Nous, nous cotisons entre nous. Il y a un montant pour les militantes simples, il y a un montant pour les présidentes de mouvements des femmes, il y a un montant pour la présidente de «Benno», et pour les Vice-présidentes, elles sont cinq. Et c’est avec ces ressources-là que nous fonctionnons tant bien que mal, en espérant que le président de la République, qui a validé notre plan d’actions, va nous apporter un soutien. Mais, pour l’instant, nous fonctionnons avec nos ressources propres. Nous allons, dès mercredi, prochain, valider le code de conduite de «Bby».

Il fut un temps, il y avait un slogan qui faisait fureur : «Deuk-bi dafa Macky», et depuis quelque temps, il y a un autre slogan qui est en vogue : «Macky du dem». Vous en dites quoi ?

«Macky day dem, Macky demna ba pare». Il a tellement fait des choses que des gens sont en train de se demander, s’il a encore quelque chose dans sa besace. Il a posé des actes tellement forts déjà, que quelqu’un qui critiquait à la radio, a dit que Macky Sall n’a plus rien dans son sac. Il a beaucoup de choses à proposer aux Sénégalais.

Donc, le pays n’est pas carabiné, comme l’a déclaré Mamadou Diop «Decroix»?

Je pense que c’est lui qui est aux abois. Mamadou Diop «Decroix» ne sait plus où donner de la tête. Il s’est brouillé avec ses amis d’Aj, et il essaye de se réconcilier avec eux,  pour se rapprocher un peu du Président Macky Sall. Il est en train de louvoyer, de chercher les voies, en attendant de nous rejoindre. Il crache du feu, il casse du sucre sur notre dos, mais il n’y croit même pas. Il est aux abois. Et le chanteur Sécka disait : «Deuk-bi dafa Macky, moy ku sac ñu japla, tëjla. Ku ligeey fayeku». C’est que les gens se la coulaient douce sans se fatiguer. Maintenant, avec Macky Sall, il faut travailler pour gagner sa vie. Vous travaillez, vous avez votre salaire. Il nous a dit en nous regardant dans le blanc de l’œil : «Je ne suis pas là pour entretenir des bourgeois, je suis là pour des populations qui m’ont élu». Vous avez déjà vu la présidente nationale du Mouvement des femmes d’un parti au pouvoir sans caisse noire ? C’est la première fois dans l’histoire du Sénégal. Moi, je n’ai pas de caisse noire. Je vis avec mon salaire, parce que c’est ça qu’il veut. Alors, il veut qu’on s’en tienne à nos salaires. Nous, ministres, qui sommes ses premiers collaborateurs, les femmes, en général, il nous a montré la voie : «Travaillez». On a dit rupture, et cette rupture-là, monsieur le président de la République y croit fortement. Il dit que nous devons avoir le comportement de notre fonction. On n’est pas ministre de la République pour rien. On doit être sobre, vertueux, et même si, on ne l’était pas, on va essayer de devenir vertueux et sobre.

Cela nous amène à la traque des biens mal acquis. Le 6 août prochain, la Cour suprême va se prononcer sur le pourvoi en cassation de Karim Wade pour invalider le verdict de la Crei, et le Pds et ses alliés ont déjà battu le rappel des troupes. Votre commentaire ? 

On ne peut pas infléchir la décision du juge avec des mobilisations fortes ou faibles. Ce n’est pas possible. Nous sommes un pays de droit, nous avons assez gagné nos lettres de noblesse en matière de droit. Le Sénégal est réputé pour ses grands juristes, dont feu Kéba Mbaye et les autres. Et ce ne sont pas ces politiciens en mal d’imagination qui vont arrêter les juges sénégalais. Non.

Maintenant, parlons de la diplomatie sénégalaise, où on note des couacs depuis quelque temps…

Quels couacs ? Au contraire, nous sommes cités parmi les pays les plus exemplaires en matière de démocratie à l’internationale, en matière de collaboration, avec les autres pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie. Nous sommes un exemple. Vous avez entendu Valls (ndlr: Premier ministre français) qui nous a cités en exemple, à plusieurs reprises. Donc des couacs, je n’en vois point. Non.

Mais, madame le ministre d’Etat, il y a l’affaire du Consul de Marseille, Tamsir Faye, et la guéguerre entre le ministre Mankeur Ndiaye et le Secrétaire d’Etat, Souleymane Jules Diop…

Je n’ai pas d’éléments d’appréciation par rapport à cette affaire. Et moi, quand je parle, je parle de choses que je maîtrise. Souleymane Jules Diop s’est érigé en défenseur, parce que la personne incriminée a juré sur tous les saints qu’il n’a jamais eu cette conduite qu’on déplore dans la presse. Et il paraît qu’il passe son temps à pleurer. Il pourrait même se jeter sous un train, s’il en avait l’occasion. Donc, c’est de l’affabulation, disons. C’est ce que je crois, et c’est ce que Souleymane Jules Diop a défendu. Il le connaît personnellement. Moi, je ne le connais pas. Je n’ai pas les éléments d’appréciation qu’il a. Il a apprécié positivement ce monsieur-là, que moi, je ne connais pas. Je préfère parler de choses et de personnes que je maîtrise.

Le président de la République avait clos le débat sur la réduction de la durée de son mandat, lors de son passage à Kaffrine. Mais, on se rend compte que le débat est loin d’être clos, et d’aucuns même se demandent si le Macky Sall  n’est pas en train de vouloir faire du «Wax waxeet»?

Vous savez quoi, le Président Macky Sall est un homme de principe. Ce n’est pas le genre à faire ce que vous appelez le «Wax waxeet». C’est un homme de principe. Et ce débat qui défraie la chronique n’a jamais eu cours dans le parti. Je suis du directoire du parti, je suis du Secrétariat exécutif national. Mais, pas une seule fois, on a débattu de cette question à ces niveaux-là. Dans les plus hautes instances du parti, on n’a jamais débattu de cette question, parce qu’il l’a fait, sans notre aval. Il ne nous a pas demandé notre avis, au moment où il prenait cet engagement. Monsieur le président de la République est un homme d’honneur. On n’en a jamais débattu. S’il m’avait demandé mon avis, il n’aurait pas pris l’engagement de faire deux fois 5 ans. Et même s’il le veut, la loi n’est pas rétroactive. C’est clair comme de l’eau de roche. La loi est la loi, et nul n’est au-dessus de la loi, même le président la République. Donc, ce premier mandat-là, à mon avis, à la lumière des appréciations et des analyses des spécialistes, d’éminents juristes, comme Ismaël Madior  Fall, qui dit que la loi n’est pas rétroactive, il n’est pas possible de passer outre. Il ne peut faire que 7 ans. Pour l’autre mandat, on va appliquer la loi, parce qu’il y aura une révision constitutionnelle, et il terminera son mandat de 7 ans. C’est ce que je souhaite. Il est obligé, même s’il ne veut pas le faire. La loi n’est pas rétroactive. Il n’est pas au-dessus de la loi, monsieur le président de la République.

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