CapturFiles-08-09-2015_09.09.36

Ndiosmone- A l’origine, les mandingues et les hyènes

Le village de Ndiosmone est certes petit, mais est un point de passage presqu’obligé de tous ceux qui sont en provenance ou en partance aux îles du Saloum et du gandoul. c’est que c’est le point de départ de la route de Ndangane Sambou, une des localités où se trouvent des embarcadères pour les îles.

A partir de la route nationale 1, le village de Ndiosmone constitue l’une des portes d’entrée des îles. En effet, c’est à partir de ce village niché entre thiadiaye et tattaguine que l’on peut rejoindre par la route la bourgade de Ndangane sambou où se trouve les embarcadères d’îles comme Mar Lodje, Mar solou ou encore Mar Fafaco. C’est une localité charnière pour les îles. Une zone de passage presque obligée.

C’est surtout ce qui donne à Ndiosmone ou le Croissement Ndiosmone si vous voulez un caractère de plus en plus important. L’entrée au village se singularise par des panneaux publicitaires annonçant les campements, gîtes d’étape, auberges et autres hôtels des îles et de la côte. La partie méridionale de la Petite Côte.

Cette nouvelle donne change petit à petit le visage de ce village à la lisière de la région de Fatick. De plus en plus, elle le déplace et le renforce, de part et d’autre, sur la route nationale 1 mais aussi sur la route de Ndangane sambou qui desserte au passage des localités comme Ngoyé Ndoffogor, Loul sessène et Djilass.

Le village traditionnel est un peu en retrait. A quelques encablures des deux routes. Selon le chef de village Modou thiao, Ndiosmone serait une déformation des mots socé (Mandingue) et Moon (Hyène) combinés. A la question posée à une personne trouvée dans la zone à savoir qu’est-ce qu’on a dans cette zone ? La réponse serait : des mandingues, par référence aux autochtones, mais aussi des hyènes ; c’est donc la contraction de ces deux mots qui aurait donné le mot Ndiosmone.

Selon Latyr Gningue, un des habitants du village, comme tous les villages de cette partie du pays, les gens vivent généralement d’agriculture et d’élevage. Toutefois, il reconnaît qu’ils ont moins de terres, lesquelles sont moins fertiles et moins arrosées par les pluies. Ce qui rend du coup moins rentable l’agriculture et hypothèque par la même occasion l’élevage.

Cependant, ces deux activités n’ont plus la place centrale qu’elles avaient, force est de reconnaître que les villageois un trouvé un nouveau créneau dans le maraîchage. Cette dernière qui se pratique dans les bas-fonds parvient à maintenir les bras valides au village si on en croit M. Gningue selon qui de plus en plus de gens font le maraîchage. Ils cultivent différentes spéculations comme le piment, le oignon, le gombo, le choux, le aubergine, etc.

Une production dont les villageois consomment une partie mais la plus importante est vendue dans des villes comme thiadiaye, Mbour et Dakar notamment. Il faut aussi dire qu’à Ndiosmone, les habitudes ont changé avec le temps.

Ainsi, plusieurs fils du village ont été à l’école et ont des responsabilités aussi bien dans le secteur public que dans celui privé. D’autres sont aussi dans d’autres qui demandent plus ou moins de qualification.

Le Soleil

Voir aussi

thierno_bocoum_rewmi-30-03-2015_02-03-57_0

RÉPONSE AU MINISTRE DU BUDGET-PAR THIERNO BOCOUM

Votre réponse suite à mon interpellation concernant l’affaire de l’ancien ministre délégué Fatou Tambédou est …