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Négociations tripartites état-syndicat-patronat la Cnes met un point d’honneur aux principes

La conférence de presse organisée lundi dernier par le Conseil national du patronat (Cnp) pour décliner sa stratégie sur les négociations tripartites Etat-Syndicat- Patronat en cours au niveau des commissions mises en place à cet effet, n’est pas du goût de la Cnes, organisation patronale sœur. Le président de la Confédération nationale des employeurs du Sénégal, Mansour kama, a ainsi jugé la démarche du Cnp de « cavalière, discourtoise et inélégante ».

source : sudonline
L’objet de la conférence de presse de la Cnes(Confédération nationale des employeurs du Sénégal) était certes d’aborder quelques sujets d’actualité et d’éclairer la lanterne de l’opinion relativement aux discussions qui ont été engagées dans le cadre des négociations tripartites.

Mansour kama, le président de la Cnes, s’est dit d’autant plus fondé à les tenir que c’est lui et Fayçal Sharara (vice-président de la Cnes), qui, dit-il, « avons tenu à diriger les délégations de la Cnes et du Cnp lors des rencontres des 4 et 8 janvier qui se sont tenues à la Primature en présence des 18 centrales syndicales des travailleurs et du gouvernement« . Revenant sur les négociations proprement dites, il a estimé être »dans un processus de négociations en vue d’examiner les possibilités d’accéder à la demande des travailleurs en tenant compte d’un ensemble de paramètres pouvant avoir un impact sur l’amélioration de leur pouvoir d’achat« . Il a aussi tenu à préciser que ces discussions se tiennent dans un »contexte difficile« qui a également révélé une »certaine impatience« des syndicats des travailleurs par rapport à »la situation des denrées de premières nécessité qui concernent au moins quinze produits, à tous les éléments qui constituent et l’environnement des ménages en général et le panier de la ménagère en particulier « .

Aussi, la Cnes a voulu « en toute sérénité et en toute objectivité », faire le point par rapport à cela. De ce fait, elle souhaite ainsi « lever toutes les ambiguïtés sur les démarches qui sont entreprises dans le cadre desdites négociations ». Autrement dit, il a émis le vœu de voir les responsabilités assumées par rapport aux engagements pris en faisant en sorte que cela soit sur la base d’une position de principe « très clairement établie ».

Parce que, dira Mansour Kama, la Cnes est « une organisation responsable composée d’entreprises connues et respectées dans ce pays. ». Aussi, la Cnes est formelle quant au »respect des engagements pris avec les partenaires« . Ils ont ainsi réaffirmé leur volonté »clairement affichée comme d’habitude de discuter et de négocier sereinement en tenant compte des contraintes des entreprises ». Et il revient aux commissions techniques de donner les réponses appropriées.

Sous ce rapport et compte tenu du sérieux des négociations tripartites, la Cnes ne voit pas d’un bon œil les sorties du Cnp sur la question et Mansour Kama le fait savoir en estimant que « la courtoisie devrait ainsi pousser le Cnp à se concerter au préalable avec la Cnes. » Aussi, pour avoir « paraphé, au nom du patronat et en accord parfait avec tout le monde, le protocole d’accord », il s’est dit « étonné », qu’une conférence puisse se tenir « sans pour autant que la Cnes n’en ait été avisée ». Et même s’il a reconnu que « la Cnes peut avoir des divergences avec le Cnp », il a toutefois tenu « à ramener les choses à leur réalité » et considère cette attitude du Cnp comme « une erreur de parcours ». Il a fondé cette conviction sur le fait que « cela fait longtemps » qu’ « il blanchit sous le harnais » et qu’il ne se souvient pas qu’en matière de négociations tripartites,« les deux organisations »aient jamais eu une attitude autre que d’être ensemble en négociant, depuis toujours et en toutes circonstances, pied à pied, avec les travailleurs ».

Interpellé sur la sortie de Racine Sy sur le poids du Cnp dans le paysage des organisations patronales du pays, le comparant au « poids des Etats Unis dans l’Otan », M. kama reviendra longuement sur la problèmatique de la représentativité qui est « une question qui est sur la table ». Sans faire d’élection de représentativité comme les travailleurs, il soutiendra que « les enquêtes de représentativité ont été menées, il y a plusieurs années de cela et il a fallu demander de nouvelles enquêtes qui n’ont pas été faites jusqu’à présent ».

Avant de préciser que la Cnes s’était engagée dans cela pour ensuite soutenir qu’ « il faut que nous allions jusqu’au bout en ne disant pas que nous sommes les premiers ou les deuxièmes, mais au moins pour savoir qui est qui, qui fait quoi et ce que nous représentons par rapport à notre économie et à notre pays ». La Cnes s’est ainsi dite « très sereine », comme en atteste sa longévité (elle existe depuis 1983), qui « n’est pas le fruit du hasard malgré toutes les épreuves endurées par les hommes, les femmes et les organisations qui la composent ». Avant de marteler que « si c’est en direction d’un rapport de force, que certains veulent s’inscrire, on fausse complètement les données du problème ».


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