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Nommé ministre de l’Energie : La revanche de Samuel SARR sur Madické Niang

Chassé comme un malpropre de la direction de la Senelec, Samuel Sarr revient par la grande porte pour hériter du fauteuil de son ancien ministre de tutelle dont le portefeuille ministériel a été délesté du département de l’Energie. Une belle revanche sur Madické Niang, mais également sur le Premier ministre Macky Sall qu’il avait accusé d’être à l’origine de son limogeage de la Senelec et qu’il qualifiait naguère d’incompétent et de complexe. L’Energie hérite cependant d’un ministre à problèmes, hier à couteaux tirés avec la Banque mondiale, les pétroliers et les Industries chimiques du Sénégal.

Source : Walfadjri
Samuel Sarr est finalement revenu par la grande porte. L’ancien directeur général de la Senelec a pris sa revanche sur son ex-ministre de tutelle.

Mieux, il a hérité de son fauteuil de ministre de l’Energie. Me Madické Niang qui avait convoqué le conseil d’administration de la Senelec ayant prononcé sa destitution, ne gère plus que le ministère des Mines et de l’Industrie. Le nouveau ministre de l’Energie prend aussi une revanche sur le Premier ministre Macky Sall qu’il avait accusé d’avoir été à l’origine de son limogeage à la Senelec (voir encadré).

Samuel Sarr, qui se réclame ‘wadiste’ jusqu’aux os, n’a jamais digéré le fait que le ci-devant ministre de l’Energie lui mettait des bâtons dans les roues au plus fort moment de la crise de la Senelec. Il avait déclaré ouvertement qu’il n’y avait pas de politique énergique bien définie. Avec sa nomination à la tête du département de l’Energie, il aura désormais les coudées franches, puisqu’il bénéficie à nouveau de la confiance de son mentor. Et comme il n’a pas sa langue dans sa poche, le nouveau ministre de l’Energie aura fort à faire avec les partenaires au développement. Ses prises de positions par rapport à la Banque mondiale résonnent encore. En effet, il faut rappeler que le choix du système de réalisation de la centrale de Kounoune II était au centre de la polémique entre l’ancien directeur général de la Senelec et l’institution de Bretton Woods. La Banque mondiale prônait la reconduction du même schéma que celui de Kounoune I, avec comme opérateur sa filiale, la Société financière internationale (Sfi). Ce que refusait Samuel Sarr. Arguant du fait que Kounoune II conçu suivant le schéma de la Senelec coûtera 28 milliards, alors que s’il devait être réalisé selon la formule Ipp retenue par la Banque mondiale, le coût serait de 36 milliards de francs, soit 8 milliards de plus.

Avec les pétroliers, le courant ne passait pas du tout également. Au point que son départ de la Senelec semblait être la seule solution pour normaliser les relations entre ces partenaires naturels que sont les pétroliers et la société d’électricité. Ce ne sont pas, non plus, les Industries chimiques du Sénégal qui oublieront de sitôt l’intransigeance de Samuel Sarr à recouvrer ses arriérés de paiement.


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