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Non-lieu total accordé à Salif Bâ : Les signes avant-coureurs d’un blanchiment d’Idrissa Seck

Le non-lieu total prononcé hier par la Commission d’Instruction de la Haute cour de justice en faveur de Salif Bâ augure d’un avenir radieux pour l’ancien Premier ministre Idrissa Seck, inculpé lui aussi dans la même affaire des chantiers de Thiès. Ce d’autant que l’ancien ministre de l’Habitat, de la construction et du patrimoine bâti, Salif Bâ, nous dit-on, n’a pas une seule fois impliqué Idrissa Seck au cours de ses auditions.

Source : Walfadjri
L’ancien Premier ministre Idrissa Seck inculpé dans l’affaire des chantiers de Thiès va-t-il vers le non-lieu total ? Le verdict donné hier par la Commission d’instruction de la Haute cour de justice en faveur de l’ancien ministre de l’Habitat, de la construction et du patrimoine bâti, le laisse croire. En effet, inculpé lui aussi dans l’affaire des chantiers de Thiès, Salif Bâ a été finalement blanchi par la commission d’instruction de la Haute Cour de justice. Comme, du reste, l’avaient plaidé ses avocats lors de sa dernière audition.

Salif Bâ a été auditionné une dernière fois le mercredi 26 décembre dernier au niveau du siège de la commission d’instruction sur la corniche ouest. Pendant plus de deux heures, il avait répondu aux accusations formulées à son encontre, assisté du pool d’avocats chargés de sa défense, composé de Mes Abdou Dialy Kane, Moustapha Diop, François Sarr, Ibrahima Diawara, Soulèye Mbaye et Aliou Cissé.

Selon des sources concordantes qui ne veulent toutefois pas violer le secret de l’instruction, Salif Bâ a été entendu pendant 2 h 30 minutes sur des questions relatives aux chefs d’inculpation qui pesaient sur lui. Lors de cette audition, il aurait expliqué dans ses réponses, en versant dans le dossier une lettre circulaire qui justifie ses actes, qu’il a agi dans la légalité.

‘Dans ses réponses, il a démontré, note circulaire à l’appui, que l’essentiel des actes qu’il a pris dans le cadre des chantiers de Thiès, l’ont été en tant que directeur général du Programme de construction et de réhabilitation du patrimoine bâti de l’Etat (Pcrpe), qu’il cumulait avec ses fonctions de ministre. Par conséquent, les actes qu’il a posés dans le cadre de cette affaire, ne relèvent pas de la compétence de la Haute Cour de Justice’, avait déclaré un de ses avocats quelques heures après son audition.

Un autre de ses avocats avait même lancé : ‘après les réponses qu’il a fournies, les magistrats n’ont d’autre choix que de lui délivrer le non-lieu. Car le dossier ne contient pas de preuves suffisantes qui pourraient conduire à sa traduction devant la juridiction de jugement’.

Après avoir vérifié les déclarations fournies par Salif Bâ, les magistrats de la commission d’instruction de la Haute Cour de Justice ont estimé qu’il n’y avait pas matière à sanctionner le mis en cause.

Salif Bâ avait été inculpé le 22 août 2005 ‘pour avoir procédé à des migrations de crédits de certains ministères dans des conditions illégales, causant un préjudice de plus de 22 milliards à l’Etat du Sénégal, alors qu’il occupait les fonctions de ministre de l’Habitat, de la Construction et du Patrimoine bâti’.

L’Etat l’accusait aussi ‘de s’être, aux moyens d’actes engageant sa responsabilité, comme le choix d’entreprises fictives, la passation de marchés de gré à gré, rendu complice de manœuvres tendant à avoir des avantages indus’. Il lui était reproché en outre ‘d’avoir omis de reverser les taxes collectées, d’un montant de 3 milliards, alors qu’il occupait les fonctions de ministre de l’Habitat, de la Construction et du Patrimoine bâti’.

Ainsi, l’ancien Premier ministre Idrissa Seck qui avait bénéficié d’une liberté provisoire d’office relative aux faits de la gestion des crédits affectés aux chantiers de Thiès pourrait également se voir décerner un non-lieu total. Surtout par ces temps qui courent, marqués par la dynamique de réconciliation entre Me Wade et son ancien Premier ministre. Et d’aucuns estiment que la meilleure manière de faciliter ces retrouvailles et le retour d’Idrissa Seck aux affaires, c’est de le blanchir dans toutes les poursuites judicaires engagées contre lui.


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