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Non-respect des engagements du gouvernement : vers un début d’année trouble

Le Saems-Cusems a dressé hier son bilan de l’année scolaire écoulée. Entre revendications non satisfaites et promesses en attente, les syndicalistes se réorganisent et affûtent leurs armes en perspective des prochaines batailles.

Les remous dans l’espace scolaire ne peuvent pas encore être conjugués au passé. En conférence de presse hier, le Syndicat autonome des enseignants du moyen secondaire (Saems) a affiché sa détermination à faire respecter les engagements pris par le gouvernement. Pour les onze directives issues du Conseil présidentiel sur les Assises de l’éducation, Mamadou Lamine Dianté ne se fait pas d’illusions.

Pour lui, le préalable consistant à pacifier l’espace scolaire n’a pas été respecté. De plus, a-t-il souligné, la source des 1 093 milliards F Cfa nécessaires à l’application de ces directives n’a pas été clairement indiquée. Des concertations sont menées avec la base et les autres syndicats d’enseignants pour voir quelle démarche adopter. Ils veulent mettre à profit ce qui reste des grandes vacances pour obtenir satisfaction de leurs revendications qui ont fait l’objet d’accords.

Mais avant cela, a assuré M. Dianté, ils vont s’assurer que «les taupes du Premier ministre venues déstabiliser le mouvement vont être écartées». Pour sauver ce qui restait de l’année scolaire 2014-2015, les syndicats d’enseignants avaient suspendu leur mot d’ordre de grève suite à des directives du Premier ministre fixant des délais d’exécution des engagements gouvernementaux.

Cependant, a souligné le secrétaire général du Saems-Cumes, rien de concret ne s’est fait depuis. «Les enseignants ont respecté leur part du marché même si les ponctions sur les salaires ne sont toujours pas restituées. Mais il y a eu une insubordination du gouvernement (Sic)», a soutenu Mamadou Lamine Dianté.

D’après lui, aucune des directives contenues dans le procès-verbal du 30 avril 2015 n’a été respectée. «Tous les délais fixés par le Premier ministre ont été dépassés et les médiateurs qui s’étaient présentés spontanément ont pris la tangente. On ne peut plus les voir ni les entendre», s’est-il désolé.

Le face-à-face avec les journalistes a aussi été l’occasion de tirer le bilan de l’année scolaire 2014-2015. D’après Mamadou Lamine Dianté, «les résultats des derniers examens ont été aussi catastrophiques que prévisibles».

«Ça ne pouvait surprendre personnes parce qu’il y a eu plus de deux mois de grève que l’on a voulu rattraper en trois semaines. Sur le privé, il y a eu comme conséquence une longue attente qui a fait que les élèves ont désappris. Sur le public, le rythme imposé a fatigué les élèves», a analysé le syndicaliste.

Le quotidien

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