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Non respect du protocole d’accords Etat-Syndicats enseignants le silence des médiateurs

Le directoire national du Cadre unitaire syndical des enseignants du  moyen et du secondaire  (Cusems), s’est réuni en fin de week-end, pour dénoncer  le silence des médiateurs (Cese, Assemblée nationale, Hcds, Cnds/Education) qui s’étaient engagés à faire du monitoring pour une application diligente des différents points inscrits dans le procès-verbal signé.

Le directoire national du Cadre unitaire syndical des enseignants du moyen et du secondaire n’a pas fait dans la dentelle pour fustiger le mutisme des personnes qui s’étaient engagées comme médiateurs pour participer aux négociations entre les syndicats d’enseignants et le gouvernement. En effet, depuis la signature du procès-verbal entre les deux parties après des longues séries de négociations, les points inscrits dans ledit procès n’ont pas été jusqu’ici matérialisés. Du moins, selon les syndicats d’enseignants.

Pour ces derniers, le paiement des rappels sur le reclassement, les actes administratifs et la gestion démocratique sont restés sans suite. « Le ministre du Budget refuse de se prononcer sur la question. Le directeur de la Solde est injoignable », dénoncent-ils. D’où l’indignation des camarades d’Abdoulaye Ndoye, secrétaire général du Cusems qui regrettent le silence des médiateurs (Cese, Assemblée nationale, Hcds, Cnds/Education).

Dans le communiqué, le directeur national indique que les médiateurs s’étaient engagés à faire du « monitoring pour une application diligente des différents points ». Non sans signaler aussi le « mutisme coupable des parents d’élèves qui se complaisent dans un rôle de sapeurs-pompiers  au lieu de prévenir les perturbations ». Et cela, d’autant plus que le Cusems croit dur comme fer que le « gouvernement qui, après avoir pris l’engagement de matérialiser tous les points d’accord consignés dans le PV du 06 mai 2015, au plus tard le 15 juillet 2015, fait dans le dilatoire notoire ».

Le Cusems a déploré par ailleurs « les conditions de surveillance et de correction  des examens du Bac et Bfem qui ont sans aucun doute impacté sur les performances des élèves ». Avant de regretter la non-prise en compte de la revalorisation du statut de l’enseignant dans les directives issues du conseil présidentiel sur les Assises de l’éducation et de la formation. Ainsi, le syndicat exige de la part du gouvernement le «respect des engagements souscrits pour éviter à notre école une instabilité dont elle n’a guère besoin ». Tout autant, il a tenu à alerter le « peuple par rapport aux périls majeurs que ces différentes postures risquent de faire peser sur le système éducatif ».

Sud Quotidien

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