Accueil / ACTUALITES / NOUVEAU GOUVERNEMENT : Les 7 ETOILES de Mohamed Dione

NOUVEAU GOUVERNEMENT : Les 7 ETOILES de Mohamed Dione

Sur les traces des femmes de Mohamed Dionne la parité est très loin de s’appliquer dans le tout nouveau gouvernement. en effet, seules sept (07) femmes y sont conviées aux côtés de, tenez-vous bien, plus de trente (30) hommes. Toutefois, leurs brillants parcours, d’autres diront atypiques, leur confère une légitimité incontestable à la table du conseil des ministres où se décide le destin des Sénégalais. Zoom sur les femmes de Mouhamed Dionne qui n’entendent pas, en dépit de leur infériorité numérique, jouer les seconds rôles !

imagesAwa Marie Coll Seck, l’As du bistouri

Elle est de ces femmes dont la douceur des traits du visage et du regard frappe en premier. Mais sous cette cape de douceur, se cache une battante qui s’est construire une place parmi les plus grands de son domaine. La santé, elle s’y connait et la maitrise depuis 36 ans (diplômée en 1978). Un brillant parcours durant lequel, elle est devenue la première sénégalaise agrégée en médecine en 1984. De là, la patronne de la santé, remplit un lourd Curriculum vitae avec le titre de professeur spécialiste des maladies infectieuse qu’elle décroche en 1989. Awa Marie Coll Seck fait des passages marqués dans plusieurs organismes internationaux comme, l’Onusida, l’Assemble des ministres  de la Santé, Roll back malaria, etc.  Ce qui lui a valu sans conteste une quatrième nomination au ministère de la Santé. Une première nomination à la tutelle de la Santé sous le régime d’Abdoulaye Wade, la collaboration d’avec l’ancien gouvernement dure deux ans (2001-2003). De retour à la tête du ministère de la Santé après un soutien et une victoire de Macky Sall, Awa Marie Coll Seck nourrit de grands projets sanitaires pour le Sénégal. Sa politique, la Couverture maladie universelle (Cmu) pour les Sénégalais, qui depuis 2012 en est encore à des balbutiements. Seul près de 20% des Sénégalais bénéficient d’une couverture médicale  et encore faut-il avoir des revenus stables.  À travers la Cmu, le ministre de la Santé et de l’Action sociale, veut la gratuité des soins pour les enfants de 0 à 5 ans, celle de la césarienne, la subvention des dialyses et ressuscite le Plan sésame d’Abdoulaye Wade. Une politique, qui jusque- là, n’a pas encore convaincu par sa réussite, en attendant le bilan de 2017.  Mais le plus grand des défis est la situation des hôpitaux sénégalais. Néanmoins, les critiques, qui n’entachent pas vraiment  Awa Marie Coll Seck, certainement une grâce que lui confère son éloignement des tintamarres de politique politicienne. Même-si en 2012, après des années de silence politique elle signifie son soutien à Macky Sall lors des élections présidentielles. Montée en grade, elle occupe, aujourd’hui, le premier rang protocolaire après le Premier ministre.

Sans titreMariama Sarr, la Famille ressuscitée

Ses détracteurs l’ont peut-être politiquement enterré trop vite. Pas morte, Mariama Sarr ressuscite et récupère le département de la femme, de la famille et de l’enfance qu’elle avait hérité dans le premier gouvernement de l’ère Macky Sall. Sa revanche elle l’a eu, en moins de dix mois, le temps de penser ses blessures et de récupérer des forces. Avant-hier, Anta Sarr a dû pleurer à chaudes larmes et son marabout n’a pu rien faire contrairement à sa passation de service. Pour avoir remporté la commune de Kaolack, Mariama Sarr a su battre des rivaux de taille comme Biram Ndeck Ndiaye du Pds dans sa localité. Son départ du gouvernement, lors de la nomination d’Aminata Touré, n’avait pas laissé insensibles les groupements de femmes de la banlieue qui réclamaient à haute voix son retour à la tutelle. Après son départ du gouvernement, en septembre 2013, elle avait emporté les financements et autres projets de développement des femmes de la banlieue. Militante des premières heures aux côtés de Macky Sall, pour qui elle a quitté le Pds, Mariama Sarr s’était pourtant fait des ennemies au sein de l’Apr tel que Moustapha Cissé Lô qui lui reprochait de faire de son ministère un lieu de copinage et de favoritisme. Et les jeunes de l’Apr de Kaolack, pour qui elle n’était pas le meilleur profil de ces locales. De retour, les chantiers qui attendent le nouveau ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance sont nombreux. La lancinante question des talibés qui reste toujours non résolue, les financements adéquats des femmes rurales comme urbaines. Même si sous son magistère la femme sénégalaise peut dorénavant donner sa nationalité à son enfant. Reste que le ministère de la Femme, de la Famille et de l’Enfance a connu de meilleurs jours sous d’autres régimes.

Sans titreMaïmouna Ndoye Seck, l’Energie en veilleuse

Reconduite, au ministère de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, Maïmouna Ndoye Seck ne se perd pas. L’énergie, c’est son secteur puisqu’elle est titulaire d’un Master en gestion et économie de l’énergie. À 52 ans, elle a su engranger un background assez lourd pour la gestion de ce secteur à problème en sortant major de sa promotion en Ingénierie et conception en génie mécanique de l’École polytechnique. Et pourtant, poisse ou malchance, le Sénégal renoue avec les coupures d’électricité, ces derniers temps. À Maïmouna Ndoye Seck, on reproche d’avoir recruté plusieurs membres de sa famille dans son département. Son chef de cabinet, Issa Ndoye, serait son propre frère ; sa secrétaire particulière sa nièce ; son attachée de cabinet sa belle-sœur et tutti quanti. Avec sa nomination au nouveau ministère de l’Énergie et du Développement des énergies renouvelables, Maïmouna Ndoye Seck est attendue sur de nombreuses questions dans ce secteur indispensable au développement économique du Sénégal. L’électrification rurale, la réduction du coup de l’électricité pour les usagers, un secteur énergétique moderne, sont, entre autres, les défis à relever pour la tutelle d’ici 2017.

Sans titreKhoudia Mbaye, l’Aménagiste des partenariats

Elle est l’une des constantes qui tient encore la coalition Benno Bokk Yaakar (Bby) en vie dans le gouvernement. Militante aguerrie de la Ligue démocratique (Ld) depuis 1980, Khoudia Mbaye a su aiguillonner sa boussole à la fidélité à son parti politique. Un militantisme qui a très tôt payé puisque de membre du Bureau politique de la Ligue démocratique (Ld), elle devient présidente des femmes et Secrétaire générale  adjointe du parti. Dans la coalition Benno Bokk Yaakar (Bby), qui a conduit Macky Sall au pouvoir en 2012, elle hérite du poste de ministre de l’Urbanisme et de l’Habitat. Un secteur «taillé sur mesure» pour cette titulaire d’un doctorat de 3ème cycle en Géographie et Aménagement de l’Université Paris I/Panthéon Sorbonne. Mais, sous le magistère de Khoudia Mbaye, les logements sociaux majeurs du gouvernement ont été à l’état de pose de pierre et de promesses de 4000 logements par an. Bref, les «clés du bonheur» remis à nos compatriotes sont encore très en deçà des attentes des populations. Sous Mohammed Dionne, elle aura en charge la Promotion des investissements, les Partenariats et les Téléservices de l’État. Un poste qu’elle permute avec Diène Farba Sarr. Pour dire qu’une lourde tâche l’attend : trouver des bailleurs pour les grands travaux de Macky Sall. Surprenant, qu’elle hérite d’un ministère que la réalité politique devrait destiner à un proche du Président. Piège ou stratégie ? Plutôt la traduction en acte d’un célèbre slogan : «La patrie avant le parti».

Sans titreAminata Mbengue Ndiaye, l’Elev(ag)e socialiste

Reconduite malgré sa défaite aux locales, le pacte de Benno Bokk Yaakar (Bby) sauve son fauteuil. Pas grave, puisqu’elle a perdu face à la coalition présidentielle avec qui elle a décidé de se battre pour conserver son fauteuil de maire. Valeur sure du Parti socialiste (Ps), Aminata Mbengue Ndiaye a su s’imposer à force de caractère, détermination et fidélité. Ce qui lui a valu de prendre les rênes du mouvement de femmes du parti. Aujourd’hui, tel un baobab ancré, trois Premiers ministres l’ont dirigé sans qu’elle ne bouge d’un iota. Le ministère de l’Élevage et des productions animalières après trois nominations, elle trouve peu à peu ses marques même si  elle est native de Louga, capitale sylvo-pastorale du Sénégal. À la tutelle de l’Élevage et des productions animales, on ne retrouve pas la combativité et la détermination de l’ancienne ministre de la Femme et celui du Développement social et de la solidarité nationale de l’ère Habib Thiam.  N’empêche que les Sénégalais attendent d’Aminata Mbengue Ndiaye, la baisse des prix des produits d’origine animale à travers l’accès à des bétails de qualité à moindre coût, la modernisation des techniques d’élevage pour une compétitivité des productions locales, etc.

Sans titreViviane Bampassy, Mme Service public

La nouvelle ministre de la Fonction publique, de la Rationalisation des effectifs et du renouveau du service public, Viviane Bampassy Dos Santos est un pur produit de l’administration sénégalaise qu’elle a intégrée après sa sortie de l’Ecole nationale d’administration (Ena, ex Enam), en 1992. Mme Dos Santos est également diplômée de l’Ecole nationale d’administration de Paris et de l’Illinois State University aux États-Unis. Avant d’être promue adjointe au gouverneur de la région de Dakar, chargée du développement puis des affaires administratives, elle fut chef de la division des affaires politiques et syndicales à la Direction des affaires générales de l’administration territoriale – actuelle Dagat – au ministère de l’Intérieur. Mme Dos Santos fut également tour à tour préfet de Guédiawaye et Pikine, dans la banlieue dakaroise, avant de devenir directeur de cabinet du ministre de la Culture. Elle a été ensuite nommée secrétaire générale du ministère de la Jeunesse, puis gouverneur de la région de Fatick, le 10 octobre 2013, une première pour une femme au Sénégal. Viviane Bampassy Dos Santos est titulaire de diplômes supérieurs en droit, management, et en relations internationales, autant de parchemins obtenus à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad).

 

Sans titreFatou Tambédou, la Requalifiée de Keur Massar

L’une des révélations de ce dernier remaniement ministériel, le ministre délégué auprès du ministre du Renouveau urbain, de l’Habitat et du Cadre de vie, chargé de la Restructuration et de la Requalification des banlieues, est une juriste de formation avec une maitrise en droit des affaires. Avant que le grand public ne la découvre, avant-hier, la militante de l’Apr à Keur Massar était en fonction à la Délégation générale de la protection sociale et à la solidarité nationale. Fatou Tambédou  fait partie des militants qui ont remporté le pari de gagner leur commune avec la liste de Benno Bokk Yaakar (Bby) sur laquelle elle était investie. Une victoire qui lui a valu, aujourd’hui, d’être gracieusement récompensée par le président de la République qu’elle n’a pas déçu. Probablement, cadette du tout nouveau gouvernement, le ministre délégué n’en nourrit pas pour autant de grandes ambitions. Même si sa citation favorite est «on n’est jamais prophète chez soi», celle qui a voulu être candidate à la présidentielle de 2012, avant de se rebiffer, compte prendre part au développement du Sénégal, principalement de la banlieue. «Certes, je ne constitue pas à moi toute seule l’épine dorsale du redressement de cette nation, mais je m’estime partie intégrante de ce levier sur quoi repose l’expression d’une volonté générale», dit-elle sur sa page Facebook. Un bon jonglage qu’elle va devoir faire entre la vie de famille qu’elle entretien depuis le 29 mars 2013, date de naissance de sa toute jeune fille, et son désormais portefeuille ministériel.

Par Christine MENDY                 

 

À voir aussi

Le commandant du bateau Aline Sitéo Diatta est mort

Une triste nouvelle pour la marine marchande. Le commandant du bateau Aline Sitéo Diatta, Laurent …

African leadership Awards à Paris: Un franc succès !

La deuxième édition des African Leadership Awards a tenu toutes ses promesses. C’est dans le …