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Nouvelles mesures sécuritaires au pont Sénégal 92- Un vrai casse-tête pour les usagers

L’ancien Pont Sénégal 92 rebaptisé « Échangeur de l’émergence » est en réfection depuis plusieurs mois. Et pour des raisons sécuritaires, la bretelle allant vers Grand Médine et Grand-Yoff mais aussi la route allant de l’autoroute à l’échangeur de la Foire a été fermée. Une bonne chose certes, mais qui est devenue un véritable calvaire pour les usagers de la banlieue.

C’était en 1992, lors de la Coupe d’Afrique des  Nations (CAN) que le Pont Sénégal 92 a été construit par l’ancien régime du Parti socialiste (Ps), sous le président Abdou Diouf. Aujourd’hui, ce pont est en reconstruction par le nouveau régime, de Macky Sall, qui l’a rebaptisé « Échangeur de l’émergence ». Depuis avril, mois de la destruction dudit pont, les habitants de la banlieue ont tous les problèmes du monde pour rallier le Centre-ville. Plus dure encore pour les transporteurs qui ne cessent de se lamenter pour qu’on leur évite de faire ce grand détour. Car, pour passer par le pont, c’est une véritable gymnastique pour les transporteurs et les usagers. Il faut faire un très grand tour en passant par la Patte d’Oie, l’autoroute  pour enfin revenir à l’hôpital Nabil Choukair.  Ou encore le Pont de la foire pour revenir vers les Hl Grand-Yoff.

Ce qui fait le plus mal à ces usagers, c’est qu’il n’y a pas eu de communication lorsqu’on fermait ces voies. C’est-à-dire qu’ils n’ont pas été informés de cette mesure. « Nous sommes tous fatigués de ces grands détours, clients comme transporteurs. Il faudra qu’ils trouvent une solution », peste cet apprenti « Car-rapide ». Et de renchérir : « Ou alors, les entrepreneurs qui sont en charge de la reconstruction de ce pont (Ndrl : l’AGEROUTE) devront faire quelque chose pour nous éviter ce grand détour ».

Une cliente rencontrée au même endroit nos signale qu’elle préfère passer par la Foire pour se rendre à son lieu de travail car elle ne supporte plus ce grand trajet qui lui fait perdre du temps et de l’énergie.

« Je déteste cette voie. C’est horrible de faire ce grand détour. C’est fatiguant avec ces embouteillages qui n’en finissent jamais », martèle d’un ton colérique ce chauffeur de bus TATA. Poursuivant son propos, notre interlocuteur ajoute : « C’est un vrai parcourt du combattant, le fait de devoir faire tout ce trajet. Ça nous fait perdre du temps, nous qui quittons la banlieue ».

Khady Thiam COLY (Stagiaire)

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