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Numérique : Les nouvelles formes de travail s’imposent dans le secteur 

Le Conseil national du Patronat du Sénégal (CNP) a organisé une journée de concertation sur le projet de « Classification des Emplois -Métiers et de Convention collective dans le secteur du numérique».

 Avoir une meilleure visibilité sur les types d’emplois et de métiers, les types de contrats sociaux en cours et surtout de se projeter vers l’avenir du travail dans le secteur de l’économie numérique, étaient au menu  de la  journée de concertation. « Il nous faut une  réponse  aux nouvelles formes de travail  dans le secteur du numérique et aux défis de l’innovation technologique », a déclaré Amadou Seck, vice-président du CNP. A cette occasion, rappelle-t-il, depuis 1982, les relations de travail dans la quasi-totalité des branches d’activités au Sénégal, y compris dans  le secteur  du numérique, sont régies par la Convention collective nationale interprofessionnelle (CCNI). « Nous  avons des textes et accords qui datent de plus d’une trentaine  d’années, donc inadaptés aux  réalités de l’Entreprise et à son environnement. Je précise que ladite CCNI a été dénoncée depuis le 5 mars 2018 par les centrales  syndicales des travailleurs les plus représentatives du Sénégal », a indiqué M. Seck. Et de poursuivre : « Je dirais plus de CCNI que les négociations sociales  sont entamées pour définir de nouvelles règles. Et qu’il est de l’intérêt des différents secteurs d’activités de notre économie de s’organiser dès à présent pour faire prévaloir des accords de branches entre partenaires sociaux ». Ainsi le CNP rappelle à l’Etat et aux partenaires sociaux à quel point l’Avenir-Emploi et l’Avenir- Métiers dans  le monde sont  désormais dans  l’automatisation et à la  robotisation. En effet, dans  les 10 à 20 ans  à  venir, au moins 60% des entreprises, tous secteurs confondus, en seront impactées et plus de 250 millions non qualifiés détruits. « Aujourd’hui avec la digitalisation  et le  numérique  plus  globalement, nous allons vers un nouveau  type de contrat social  dans les  entreprises, mais aussi dans la fonction publique et ses démembrements », souligne le CNP. D’après Amadou Seck, les nouveaux visages du travail privilégient le contrat « e.commercial », le «  e.soustraitance » et l’ubérisation sous  toutes ses formes. C’est plus en plus à travers le numérique que se  construisent l’égalité et l’inégalité des citoyens, le bien-être des uns  et le mal-être des autres, les avantages comparatifs des nations ainsi  que s’installe durablement toute dépendance nationale envers un service après-vente importé.

Nouvelles compétences pour s’adapter aux exigences du marché du travail

Pour Antoine Ngom, Président de l’Organisation des professionnels des technologies de l’information et de la communication (Optic), le numérique impacte de manière fulgurante tous les secteurs de l’économie, entre lesquels il génère désormais une interdépendance très forte. Il est à l’origine de l’apparition de nouveaux emplois et métiers. Mais dans le même temps, en perturbant leurs modes d’organisation et leurs pratiques, il expose les entreprises à une concurrence de plus en plus féroce, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur des frontières. A l’en croire, le numérique a besoin d’évoluer dans le cadre d’une législation adaptée à ses exigences de rapidité, de productivité et de qualité, ainsi qu’aux réalités d’un marché national, africain et mondial de plus en plus ouvert et de plus en plus concurrentiel. Venu présider cette journée de concertation, le Ministre de la Communication, des Télécommunications, des Postes  et de l’Économie numérique, Abdoulaye Bibi Baldé, a fait savoir que le marché du travail enregistre des mutations profondes engendrant  l’exigence de nouvelles compétences et la disparition de certains  métiers, à la faveur du développement fulgurant des technologies.  Face à cette situation, dira le Ministre, il est judicieux de faire le point sur les métiers  nouveaux, en vue d’aligner les curricula aux exigences du marché du travail. « Les conclusions de cette journée de concertation seront utiles tant pour la fonction publique afin d’actualiser le répertoire des métiers de l’administration publique  que pour le secteur privé », a conclu  M. Baldé.

Zachari BADJI

 

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