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Objectifs du Pse à l’horizon 2035 Les statisticiens déclinent les étapes phares

L’Association sénégalaise pour la statistique (Astat) a organisé, hier, une conférence sur le thème : « Statistiques au cœur de l’émergence ». Selon les organisateurs, le choix du thème de la conférence trouve toute sa pertinence au regard de la volonté affichée par les pouvoirs publics de hisser le Sénégal sur la rampe de l’émergence à l’horizon 2035.

Œuvrant pour la promotion de la statistique au niveau national, l’Association sénégalaise pour la statistique (Astat) a organisé, hier, une conférence sur le thème : « Statistiques au cœur de l’émergence ». Auparavant, l’association a fait des exposés tous les premiers mercredis du mois, des conférences sur des thématiques d’intérêt général relatives à la statistique, à l’économie, à la finance, entre autres, pour faire la promotion de la statistique nationale. En l’absence de Souleymane Diallo, président de l’Astat, Abdou Diouf a prononcé le discours d’ouverture de cette conférence au cours de laquelle il a expliqué le choix du thème. « Le choix du thème de la conférence trouve toute sa pertinence au regard de la volonté affichée par les pouvoirs publics de hisser le Sénégal sur la rampe de l’émergence à l’horizon 2035 », a déclaré Abdou Diouf. À l’en croire, cet engagement ressort aussi bien dans le document de prospective Sénégal 2035 que dans le Plan Sénégal émergent (Pse). « Pour cela, le gouvernement entend s’appuyer sur les trois axes suivants du Pse : la transformation structurelle et la croissance, le capital humain de la protection sociale et le développement durale, la gouvernance, les Institutions, la paix  et la sécurité », ajoute-t-il. Pour l’atteinte des objectifs du Pse, il a indiqué les étapes phares comme la programmation des activités, la préparation des documents de projets, la mobilisation de ressources publiques et privées et la budgétisation.

« Sans nul doute, à chacune de ces étapes, les besoins en statistiques deviennent immenses et nécessitent de ce point de vue un renforcement du système statistique national. Voilà pourquoi, l’Astat suscite le débat autour  de la problématique de la prise en charge effective des besoins en statistiques pour garantir le succès de la mise en œuvre du Pse. Il est vrai que les statistiques macroéconomiques sont produites régulièrement par l’Ansd. Ce qui signifie que le premier axe  du Pse est relativement bien pris en charge », soutient Abdou Diouf.

Pour sa part, Birahim Bouna Niang, professeur d’économie, par ailleurs, Doyen à la Faculté des sciences économiques et de gestion (Faseg) à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (Ucad) a fait une présentation de haute facture qui sera utile tant pour l’administration que les universitaires et le secteur privé. Selon lui, il sera question de revenir sur le dispositif relatif au système national de statistiques, voir un peu les forces et les faiblesses et surtout essayer de voir dans quelle mesure ce système pourra répondre et contribuer à la réussite des politiques publiques et particulièrement le Plan Sénégal émergent (Pse). «Il y a des domaines ou des secteurs dans lesquels, il sera nécessaire d’améliorer la production de données. Par exemple, au niveau régional, il y a des statistiques au niveau macro, mais aujourd’hui quand vous regardez le système, il ne renseigne pas beaucoup sur ce qui se passe au niveau régional », précise-t-il.

Cheikh Moussa SARR

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