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OFFENSE AU CHEF DE L’ÉTAT- Me Amadou Sall condamné à 3 mois assortis du sursis

  • Date: 24 février 2016

Le Président de la chambre spéciale de la Cour d’appel a reconnu, hier, Me Amadou Sall coupable du délit d’offense au chef de l’État. En effet, l’ancien Garde des sceaux, sous Abdoulaye Wade, a été condamné à une peine de 3 mois assortis du sursis.

« Les propos de Me Sall ont été tenus devant un public analphabète, d’autant plus que le gourdin, le pilon et le bâton constituent des armes pour les Africains. Avec son statut d’avocat et d’ancien ministre de la Justice, Me Sall devait se garder de tenir certains propos. La liberté d’expression ne vous donne pas le droit de dire n’importe quoi », avait soutenu le maître des poursuites lors du procès de Me Amadou Sall poursuivi pour offense au chef de l’État. Poursuivant, le représentant du ministère Public a requis une peine de 3 mois assortis du sursis. En rendant sa décision, hier, le président de la chambre spéciale de la Cour d’appel a suivi le procureur dans ses réquisitions. Il a reconnu le mis en cause coupable avant de le condamner à une peine d’emprisonnement de 3 mois assortis du sursis.

Pour rappel, lors d’un meeting de soutien à Karim Wade, en détention pour enrichissement illicite, Me Amadou Sall avait déclaré que le Président Sall est incompétent. Sur ces entrefaites, il a invité les femmes de Guédiawaye à s’armer de pilons, gourdins (…) pour chasser Macky Sall du pouvoir. C’est ainsi qu’il a été traduit devant dame justice pour offense au chef de l’État. Pour se tirer d’affaire, Me Sall a soutenu qu’il voulait apporter une réponse à certaines personnalités du camp présidentiel qui avaient soutenu que Karim Wade sera condamné et tout libéral qui manifestera sera bastonné. « Je n’ai fait que répondre, avec la même tonalité, à ces personnalités. Mon parti a fait l’objet d’un déchaînement médiatique, de même que mon client et ses avocats », s’est-il défendu. Interrogé sur le délit d’offense au chef de l’État pour lequel il a été attrait à la barre, la robe noire a indiqué qu’il s’exprimait dans un cadre purement politique. C’est la raison pour laquelle, ses avocats ont demandé au président de la chambre spéciale de la Cour d’appel de replacer les propos de leur client dans leur contexte. Auparavant, la défense avait soulevé des exceptions de nullité. Les robes noires ont fait remarquer au juge que la procédure doit être déclarée nulle pour plusieurs raisons. « Les droits de la défense ont été violés. Me Amadou Sall n’a pas bénéficié de la présence d’un conseil et les poursuites ont été menées par un officier de police judiciaire, sous la diligence du procureur de la République. Ce, au détriment du Parquet général », a soulevé la bande à Me Ciré Clédor Ly. Même tonalité chez Me Borso Pouye qui renseigne que l’avis du bâtonnier est absent de ce dossier. Ces dénégations avaient été balayées d’un revers de main par le parquetier selon qui, la procédure est régulière. Ces exceptions ont été jointes au fonds du dossier.

Cheikh Moussa SARR

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